Prestataire web : les trois écrits qu'il doit vous laisser

Article écrit par l'agence AmiSEO, relu par Maxim, fondateur d'AmiSEO

· 9 min de lecture

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En résumé

Un bon prestataire web vous laisse trois écrits que vous pouvez ouvrir sans lui : le nom de domaine, la cession du site, les décisions.

  • Aucun des 18 prestataires relevés n'écrit publiquement à quel nom sera le nom de domaine : vérifiez-le vous-même dans le Whois.
  • Sans cession écrite, avoir payé le site ne vous en donne pas les droits : le droit d'auteur reste en principe à celui qui l'a créé.
  • Demandez-lui ce soir où est écrit ce que vous avez décidé le mois dernier. Sans réponse en dix secondes, ce n'est écrit nulle part.
Le même sujet en vidéo, sur la chaîne de Maxim. La voir sur YouTube

Votre prestataire web vous laisse-t-il les trois écrits ? Trois réponses

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Dans le Whois de l'Afnic, votre nom de domaine est au nom de :

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Les trois écrits qu'un prestataire web doit vous laisser

Un prestataire web, c'est l'agence ou l'indépendant qui crée, refait ou entretient votre site. Le jour où vous voulez changer de prestataire, ou simplement savoir ce qui a été décidé, ce qui compte n'est pas ce qu'il sait, c'est ce qu'il a écrit et que vous pouvez ouvrir sans lui.

Trois écrits suffisent à couvrir ce risque. Ils tiennent en trois lignes, et chacun se vérifie sans compétence technique.

Les trois écrits à avoir chez vous

  • Le nom de domaine enregistré au nom de votre entreprise, c'est-à-dire l'adresse de votre site et de vos mails. Un nom au nom du prestataire reste à lui, et en société, un nom à votre nom personnel n'est pas à la société.
  • Une clause qui vous cède le site par écrit : textes, graphismes et code. Sans elle, payer la facture ne vous en donne pas les droits.
  • Un document où chaque décision est écrite avec sa date et sa raison. Sans lui, vous réexpliquez votre métier à chaque nouvel interlocuteur.

L'outil en haut de page vous range dans votre cas en trois réponses. Les sections qui suivent disent comment vérifier chacun des trois points, et ce que la loi dit quand rien n'est écrit.

Ce que 18 prestataires web écrivent avant que vous signiez

Le 1er octobre 2026, j'ai ouvert les 30 premiers résultats de Google France sur la requête prestataire web, en mode Web, localisés à Toulouse. J'ai d'abord trié les pages par nature, avec une règle écrite avant de compter : entre dans le relevé le site qui vend lui-même la création ou la refonte de sites à des entreprises. En sortent les plateformes de mise en relation, les annuaires, les médias, les outils pour faire son site soi-même, l'hébergeur, le guide public et le podcast. Il reste 18 prestataires.

Pour chacun, j'ai cherché ce qu'il publie sur les trois écrits : ses conditions générales de vente liées depuis l'accueil, ses mentions légales, et les adresses courantes d'une page de conditions. Les sites où rien n'avait été trouvé ont été rouverts dans un vrai navigateur. Ce rejeu a trouvé des conditions de vente en PDF chez un prestataire que la première lecture comptait sans conditions.

Ce que publient les 18 prestataires web sur la propriété du site

  • 2 prestataires écrivent que le site revient au client
  • 1 prestataire écrit que ce qu'il réalise reste sa propriété
  • 2 prestataires publient une page de conditions qui n'en dit rien
  • 13 prestataires ne publient aucune condition de vente

Relevé du 1er octobre 2026, 30 premiers résultats de Google France sur prestataire web, localisés à Toulouse. Base : les 18 sites qui vendent eux-mêmes la création de sites. Des 2 pages qui n'en disent rien, l'une parle d'autre chose, l'autre est titrée sans aucun texte de conditions. Les conditions d'utilisation d'un site, qui ne parlent pas de la prestation vendue, ne comptent pas comme des conditions de vente.

Quatre constats sortent de ce relevé.

Aucun des 18 n'écrit publiquement à quel nom sera enregistré le nom de domaine du client. Pourtant 6 annoncent sur leur page d'accueil qu'ils s'occupent du nom de domaine, de sa réservation ou de son achat.
Deux en parlent dans leurs conditions sans trancher. L'un dit que le client fait lui-même les formalités s'il choisit un autre hébergeur, l'autre que les codes permettant de transférer le nom ne sont remis qu'après paiement complet.

Les 2 prestataires qui écrivent que le site revient au client posent tous les deux une condition de paiement. L'un ne remet les fichiers que si le client est à jour de ses règlements, l'autre ne cède les droits que « sous réserve du paiement du prix ». C'est normal, et c'est la condition à relire chez vous.

Un prestataire écrit l'inverse : ce qu'il réalise, design et code compris, reste sa propriété, sauf disposition contraire dans la proposition commerciale. Ce n'est pas illégal, c'est la règle de la loi quand rien d'autre n'est signé. Mais celui qui ne lit pas sa proposition commerciale ne possède pas son site.

Pour les 13 qui ne publient rien, ce que vous obtenez se décide dans le devis et le contrat, jamais sur le site. L'un l'écrit noir sur blanc : ses prestations font l'objet de conditions communiquées au moment du devis. C'est donc là que les trois écrits doivent apparaître, et c'est à vous de les demander.

Vous voulez savoir ce que votre site montre à un visiteur qui hésite à vous appeler ? Demandez mon autopsie vidéo : je regarde votre site, je filme, et vous recevez la vidéo par mail, sans rien payer.

Le nom de domaine : vérifiez à quel nom il est, en deux minutes

Pour un nom en .fr, l'outil Whois de l'Afnic, l'organisme qui gère cette extension, affiche le titulaire. Le titulaire, pour l'Afnic, est la personne qui détient les droits et les responsabilités associés au nom de domaine. Si ce n'est pas votre entreprise, ce n'est pas votre adresse.

Le geste : ouvrez le Whois de l'Afnic, tapez votre nom sans www, validez, et lisez la ligne du titulaire. Trois lectures possibles.

Lire la ligne du titulaire

  • Le nom de votre entreprise apparaît : c'est réglé. Notez le bureau d'enregistrement affiché sur la même fiche, c'est chez lui que le nom se renouvelle.
  • Le nom de votre prestataire apparaît : le nom de domaine est à lui. Demandez par écrit le changement de titulaire vers votre entreprise.
  • Ano Nymous apparaît : le titulaire est enregistré comme un particulier, pas comme une entreprise. L'Afnic masque par défaut le nom des particuliers. Le 1er octobre 2026, sur 3 noms en .fr testés, 2 affichaient Ano Nymous, dont celui d'une SAS, enregistré au nom d'une personne. En société, demandez à qui il est, et faites-le passer au nom de la société.

L'outil de l'Afnic ne répond que pour les extensions qu'elle gère, comme .fr. Pour un .com, demandez directement la capture de la fiche du nom dans le compte du bureau d'enregistrement.

Pourquoi ce point passe en premier : vos adresses mail professionnelles dépendent du même nom de domaine que votre site. Un désaccord avec votre prestataire touche alors les deux à la fois.

Le site : avoir payé ne vous en donne pas les droits

C'est le point le plus contre-intuitif. Vous avez payé le site, vous pensez qu'il est à vous. Le Code de la propriété intellectuelle dit autre chose.

Son article L111-1 donne à l'auteur d'une œuvre un droit de propriété sur elle, du seul fait de sa création. Et il précise que signer un contrat de prestation ne retire pas ce droit à celui qui crée, sauf exceptions prévues par le code.
Textes, graphismes et code d'un site sont protégés dès qu'ils sont originaux. Sans clause écrite, le droit d'auteur reste au prestataire, même facture payée.

Son article L131-3 donne le modèle d'une cession solide : chaque droit cédé nommé à part, et son usage délimité par son étendue, sa destination, le lieu et la durée. Les tribunaux réservent ce formalisme strict à certains contrats, comme l'édition, et pas à la commande d'un site. Mais une clause vague du genre « le client est propriétaire de son site » se lit au plus étroit le jour d'un désaccord, et c'est vous qui perdez ce qu'elle ne nomme pas.

Ce qu'une clause de cession doit contenir

  • Les droits cédés, nommés un par un : reproduire, représenter, modifier, adapter.
  • Ce qui est cédé : les textes, les graphismes, le code écrit pour votre site, et la base de données.
  • Le lieu et la durée, par exemple le monde entier et toute la durée des droits.
  • Une cession sans condition écrite ni date : c'est exactement ce qui se discute le jour où vous partez.

Une borne honnête : un site monté sur un outil du commerce, comme un thème ou une extension, n'est jamais cédé en entier, parce que ces pièces ne sont pas à votre prestataire. Ce qui doit l'être, c'est ce qu'il a créé pour vous. Si votre site est en jeu dans un litige, la lecture d'un avocat vaut mieux que cette page.

Les décisions : la question à poser ce soir

Le troisième écrit ne relève d'aucune loi, c'est une question de méthode. C'est celui dont parle la vidéo en haut de page. Le symptôme se reconnaît tout de suite : vous avez réexpliqué votre métier à votre prestataire, encore une fois.

Le test tient en une phrase à envoyer ce soir : « Où est écrit ce qu'on a décidé le mois dernier ? » Sans réponse en dix secondes, la décision n'est écrite nulle part, et vous la repaierez en réunion et en travail refait.

Ce qu'un bon document de décisions contient, quel que soit l'outil : une ligne par décision, sa date, sa raison, et qui l'a prise. L'outil importe peu. Un tableur partagé fait l'affaire, à condition que vous puissiez l'ouvrir sans lui.

Ce test se pose aussi avant de signer. Demandez à un candidat comment il garde la trace de ce que vous lui dites au premier rendez-vous. Pour juger son site lui-même, il existe huit contrôles à faire sur le site d'une agence web en dix minutes.

Vous cherchez un prestataire web à Toulouse ? Posez ces trois questions à chaque candidat que vous rencontrez, avant de signer. Mon offre est sur la page agence web à Toulouse.

Ce que ce relevé ne dit pas, et quand vous n'avez besoin de personne

Ce relevé dit ce que 18 prestataires publient avant que vous signiez. Il ne dit rien de ce qu'ils écrivent dans leurs devis et leurs contrats, que je n'ai pas lus. Un prestataire sans conditions en ligne peut très bien céder le site et enregistrer le nom à votre nom. Le relevé dit seulement qu'il faut le lui demander.

Le panel n'est pas un tirage au sort : ce sont les sites que Google classe sur une requête, un jour donné, localisée à Toulouse. Les noms ne sont pas publiés, parce que le but n'est pas de juger un prestataire mais de montrer ce que vous ne trouverez pas en ligne.

Et si vos trois réponses sont bonnes, votre nom à vous, une cession écrite, des décisions datées, vous n'avez besoin de personne d'autre. Gardez votre prestataire, et rangez ces trois documents dans un dossier à vous. Si vous hésitez encore entre deux formes de prestataire, la comparaison freelance ou agence pose les mêmes questions sous un autre angle.

Comment cet article a été fait
  1. Le 1er octobre 2026, lecture des 30 premiers résultats de Google France sur la requête prestataire web, en mode Web, localisés à Toulouse. Tri par nature avec une règle écrite avant de compter : entre dans le relevé le site qui vend lui-même la création ou la refonte de sites. 12 pages sorties : plateformes de mise en relation, annuaires, médias, outils pour faire son site soi-même, hébergeur, guide public, podcast. 18 prestataires retenus.
  2. Pour chacun des 18 : lecture de la page d'accueil, des conditions générales liées depuis l'accueil, des mentions légales quand elles sont accessibles (un site les lie vers une ancre vide), et des adresses courantes d'une page de conditions. Les sites sans conditions trouvées ont été rouverts dans un vrai navigateur, et ce rejeu a trouvé chez l'un d'eux des conditions de vente en PDF, lues ensuite. Une page de conditions de vente existe chez un autre prestataire sans y être liée, et ne contient aucun texte de conditions.
  3. Trois champs relevés par prestataire, avec la phrase source recopiée : le site est-il écrit comme revenant au client, à quelle condition, et le nom de domaine est-il écrit comme enregistré au nom du client. Les conditions d'utilisation d'un site, qui ne parlent pas de la prestation vendue, ne comptent pas comme des conditions de vente.
  4. Lecture des articles L111-1 et L131-3 du Code de la propriété intellectuelle sur Légifrance, et de la page Whois de l'Afnic, le 1er octobre 2026. Test du Whois sur 3 noms en .fr le même jour, par la base publique de l'Afnic : le type de contact du titulaire, personne ou organisation, y est lisible.

Ce que cette méthode ne dit pas. Ce relevé lit ce que 18 prestataires publient, pas ce qu'ils signent : aucun devis ni aucun contrat n'a été lu, et un prestataire sans conditions en ligne peut céder le site et enregistrer le nom au nom de son client. Le panel est celui d'une requête, un jour, à Toulouse, pas un tirage au sort. Le test du Whois porte sur 3 noms seulement, il montre qu'un nom de société peut être enregistré au nom d'une personne, pas à quelle fréquence.

Sources

Ressources utiles

Cette page explique deux articles du Code de la propriété intellectuelle et une règle de l'Afnic, elle ne remplace pas la lecture de votre contrat par un avocat.

Quiz

Ce que vous avez retenu

Question 1 / 4

Sur les 18 prestataires web relevés le 1er octobre 2026, combien écrivent publiquement à quel nom sera le nom de domaine ?

Question 2 / 4

Vous avez payé votre site en entier, sans aucune clause de cession écrite. Le droit d'auteur sur le site :

Question 3 / 4

Le Whois de votre nom en .fr affiche Ano Nymous à la place du titulaire. Cela veut dire :

Question 4 / 4

La question à poser à votre prestataire pour savoir si vos décisions sont écrites :

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Écrit par

Maxim Gheorghita

Fondateur d'AmiSEO, à Toulouse

Je crée des sites web et je les référence sur Google. J'ai commencé en août 2024, seul, et je n'ai pas arrêté d'apprendre depuis deux ans. Depuis mai 2025, je le fais pour des entreprises, à Toulouse et dans toute la France, sous le nom d'AmiSEO, ma solo agency.

Relu par Maxim le . Relecture rapide du fond et des chiffres par Maxim avant la mise en ligne.

Commentaires

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