Il t’est interdit d’obtenir, contre paiement ou autrement, une place prioritaire dans les résultats d’une recherche sur internet. Sur les six pages qui te vendent un site, une seule le dit, et deux te conseillent d’afficher les avis de tes patients, que ton code exclut. Voici les quatre règles, et comment vérifier chacune toi-même.
Ce que les six pages classées sur cette recherche disent de tes règles
Pages ouvertes et fouillées le . Les annuaires, les sites de téléconsultation et celui de l’Ordre, classés aussi, ne sont pas comptés : ils ne vendent pas de site.
0
sur 6citent le texte qui t’interdit d’acheter une place prioritaire dans les résultats.
1
sur 6écrit que le référencement payant t’est interdit, sans dire de quel article ça vient.
2
sur 6te conseillent d’afficher les avis de tes patients, que ton code exclut.
2
sur 6vendent de la publicité payante dans leur propre menu, sur la page même.
Un patient qui cherche un praticien vérifie d’abord qu’il est bien celui qu’il dit être, puis il regarde comment le joindre. C’est pour ça que cette page commence par ce que ton site a le droit d’afficher, avant de te montrer quoi que ce soit de moi.
En bref
Le site internet d’un professionnel de santé se gagne dans les résultats naturels, parce qu’acheter une place prioritaire lui est interdit, et il ne porte ni témoignage de patient ni comparaison avec un confrère. Le reste, c’est ce que cherche la personne qui a besoin de toi : ce que tu soignes, où, quand, et comment prendre rendez-vous. Chaque règle se vérifie en une minute.
À qui s’adresse cette page
Aux professionnels de santé qui exercent en libéral, seuls, en cabinet de groupe ou en maison de santé, et qui veulent un site ou veulent refaire le leur. Si tu cherches un praticien pour toi, ce n’est pas ici : je construis des sites, je ne soigne personne et je ne donne aucun avis médical.
Ce que ton site doit afficher
Ton nom, ton adresse professionnelle, les moyens de te joindre, tes jours et heures de consultation, ta situation vis-à-vis de l’assurance maladie, la spécialité au titre de laquelle tu es inscrit au tableau. Des mentions légales qui nomment tes règles professionnelles, ton titre, l’État qui te l’a octroyé et ton Ordre. Et rien qui te compare à un confrère, aucun témoignage de tiers, aucune place achetée dans les résultats.
Ce qui est fait, et par qui
La même personne relève les textes qui s’appliquent à ta profession, construit le site autour, écrit une page par motif de consultation qui se cherche vraiment, et la pousse dans les résultats naturels. Tant qu’un patient ne comprend pas en dix secondes ce que tu soignes et comment prendre rendez-vous, refaire le design ne change rien. J’ai écrit ailleurs ce qui te place sur Google dans ta ville, et ça vaut pour un cabinet comme pour un commerce.
Quatrerègles,etaucuneneparledecouleurs.
Elles viennent de trois textes publiés sur Légifrance, lus le 23 septembre 2026. Chacune porte sa source, et le geste qui permet de la contrôler sur ton site actuel, en une minute, sans être technique.
1
La place prioritaire ne s’achète pas
Le texte est court et il ne laisse aucune marge : il est interdit au médecin d’obtenir contre paiement ou par tout autre moyen un référencement numérique faisant apparaître de manière prioritaire l’information le concernant dans les résultats d’une recherche effectuée sur l’internet. Google Ads, une place achetée dans un annuaire médical, un abonnement qui te remonte devant les autres : c’est la même phrase qui tombe dessus. Ça veut dire que les résultats naturels ne sont pas une option moins chère, ce sont les seuls que tu as le droit de gagner.
Vérifie-le en une minute
Tape ton nom et ta spécialité dans Google. Si tu te vois sous une étiquette Annonce ou Sponsorisé, quelqu’un paie pour ça. Regarde ensuite si un annuaire te facture une option de mise en avant, c’est le même sujet.
Source : code de la santé publique, article R. 4127-80, II, en vigueur depuis le 25 décembre 2020, décret n° 2020-1662 du 22 décembre 2020.
2
Ni témoignage de tiers, ni comparaison
Tu es libre de communiquer au public, y compris sur un site internet, ce qui aide la personne à choisir son praticien : tes compétences, tes pratiques, ton parcours, tes conditions d’exercice. Le même article pose ensuite quatre limites dans une seule phrase : cette communication est loyale et honnête, ne fait pas appel à des témoignages de tiers, ne repose pas sur des comparaisons avec d’autres médecins ou établissements, et n’incite pas à un recours inutile à des actes de prévention ou de soins. Le bloc d’avis patients que presque toutes les agences installent par réflexe entre exactement dans le deuxième interdit.
Vérifie-le en une minute
Cherche sur ton site les mots avis, témoignage, ils en parlent, patients satisfaits, ainsi que les étoiles et les notes. Cherche aussi meilleur, le plus, contrairement aux autres. Chacun de ces blocs s’enlève, même quand il est vrai.
Source : code de la santé publique, article R. 4127-19-1, I, en vigueur depuis le 25 décembre 2020.
3
Ce que tu peux afficher, la liste existe
Le même article R. 4127-80 énumère au I ce que tu es autorisé à faire figurer dans les annuaires à l’usage du public, quel qu’en soit le support : tes nom, prénoms et adresse professionnelle, les modalités pour te joindre, les jours et heures de consultation, ta situation vis-à-vis des organismes d’assurance maladie, la spécialité au titre de laquelle tu es inscrit au tableau ou la qualification qui t’a été reconnue, et tes titres, diplômes et fonctions reconnus par le conseil national de l’ordre. Il ajoute que d’autres informations utiles au public restent possibles en tenant compte des recommandations du conseil national. Je m’en sers comme d’une liste de contrôle : ce qui n’y figure pas se justifie ou s’enlève.
Vérifie-le en une minute
Passe ta page d’accueil ligne à ligne avec cette liste à côté. Puis ouvre tes mentions légales : pour une profession réglementée, elles doivent nommer les règles professionnelles applicables, ton titre, l’État qui te l’a octroyé et ton Ordre. C’est le 6° de l’article 19 de la loi du 21 juin 2004.
Source : code de la santé publique, article R. 4127-80, I ; loi n° 2004-575 du 21 juin 2004, article 19, 6°.
4
Un formulaire qui demande un motif héberge des données de santé
Dès qu’une personne écrit pourquoi elle veut te voir, ton site recueille une donnée de santé. La loi dit alors que toute personne qui héberge des données de santé à caractère personnel recueillies à l’occasion d’activités de prévention, de diagnostic, de soins ou de suivi social et médico-social réalise cet hébergement dans les conditions prévues à cet article, que la prestation fait l’objet d’un contrat, et que l’hébergeur sur support numérique est titulaire d’un certificat de conformité. Un hébergement ordinaire à quelques euros par mois n’a pas ce certificat. C’est la question que personne ne pose avant d’installer un formulaire.
Vérifie-le en une minute
Ouvre ton formulaire de contact. S’il comporte un champ où le patient peut décrire son problème, demande à ton hébergeur son certificat de conformité. Sans certificat, le formulaire se limite à un rappel : nom, téléphone, rien d’autre, et la prise de rendez-vous passe par une plateforme qui, elle, est certifiée.
Source : code de la santé publique, article L. 1111-8, I et II, version en vigueur depuis le 1er juillet 2025.
Les articles R. 4127 cités ici sont ceux des médecins, et je ne suis ni ton Ordre ni ton avocat. Chaque profession de santé a son propre code de déontologie, dans le même code de la santé publique : chirurgiens-dentistes, sages-femmes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues et les autres. Avant d’écrire une ligne, je relève celui de ta profession et je te dis ce qui change pour toi. L’article L. 1111-8 sur l’hébergement, lui, ne dépend d’aucune profession : il suit la donnée.
Desclicsgagnés,zéroeurodepublicité.
Aucun des deux clients que je peux citer ici n’est un professionnel de santé. Je préfère l’écrire que te laisser le supposer. Ce qu’ils montrent, ce sont des chiffres relevés avant et après, tous venus des résultats naturels, sans une seule place achetée : exactement le seul terrain sur lequel tu as le droit de jouer. Les deux adresses sont cliquables, sous leur capture.
Deux fenêtres de quatre semaines pleines qui se touchent, lues dans la Search Console de Google, qui ne compte que les résultats naturels : du 29 juin au 26 juillet 2026 puis du 27 juillet au 23 août 2026. La position moyenne, elle, baisse de 5,6 à 7,6, et je l’écris aussi : le site sort sur bien plus de recherches, souvent plus bas, ce qui tire la moyenne vers le bas pendant que les visites montent.
Relevé d’août 2026, nettoyé des visites internes. Les clics pour appeler passent de 52 en juillet à 77 en août, pour 13 % de visites en plus seulement. Ce ne sont pas des visites, ce sont des gestes : décrocher son téléphone, demander une table. Sur le site d’un cabinet, le même geste s’appelle une demande de rendez-vous.
Cequifaitvarierledevisd’uncabinet.
Deux des huit pages classées sur cette recherche affichent un montant, l’une un forfait mensuel, l’autre un prix de site. Ici, aucun chiffre en vitrine : un montant affiché devient ta référence avant qu’on ait regardé ton cabinet. Ce qui décide du devis, c’est ce que ton site doit porter, et pour qui.
Combien de praticiens, et combien de lieux
Chaque praticien qui reçoit a sa ligne, avec sa spécialité et sa situation vis-à-vis de l’assurance maladie. Chaque lieu où tu consultes peut porter sa page, à condition d’y avoir quelque chose de vrai à dire : la ville, les horaires, la personne qui y reçoit. Deux lieux bien décrits rapportent plus que dix pages de ville où seul le nom change.
Les motifs de consultation que tu veux vraiment voir arriver
Les gens ne cherchent pas ta spécialité, ils cherchent ce qu’ils ont. Une page par motif qui se cherche vraiment, écrite avec prudence et mesure, sans rien présenter comme acquis qui ne l’est pas, et sans pousser à un acte dont personne n’a besoin. C’est ce tri qui fait le devis, pas le nombre de pages.
Ce qui existe déjà, ou pas
Un nom de domaine, une plateforme de rendez-vous à laquelle tu es déjà abonné, un logiciel de cabinet, des photos des lieux : si tout est là, je construis dessus et je branche ce qui marche. Si ton site actuel sort déjà sur certaines recherches, la refonte se fait avec des redirections posées une par une. Ça se voit avant le devis, pas après.
Ce que je ne vends pas
Aucune campagne payante, et pour toi ce n’est pas une préférence, c’est un interdit écrit. Aucun bloc d’avis patients. Aucun abonnement qui te lie à une plateforme. Aucune position garantie. Aucun formulaire qui collecte un motif de consultation sur un hébergement sans certificat. Et rien ne part en ligne avant ton feu vert.
Pas de prix affiché, mais des engagements écrits.
Un devis écrit, après l’autopsie, jamais avant.
Le périmètre et le délai dedans, noir sur blanc.
Le prix ne bouge plus une fois signé.
50 % à la commande, le solde à la livraison.
Le nom de domaine et les accès restent à ton nom.
Les textes de ta profession relevés et appliqués avant la mise en ligne, pas après.
Aucune position garantie, jamais, sur aucun devis.
Un site de cabinet met du temps à sortir sur une nouvelle recherche, et tu n’as pas le droit de raccourcir ce temps en payant. J’ai suivi 147 pages pendant un an pour mesurer ce qui se passe réellement, et le relevé est public. Il sert surtout à juger une promesse qui n’est pas la mienne.
Et si ton budget et mon devis ne se rencontrent pas, tu le sauras au premier échange, pas au troisième rendez-vous. Tu garderas l’autopsie de ton site, et tu pourras t’en servir ailleurs. C’est fait pour.
On travaille bien ensemble si
Tu es inscrit au tableau de ton Ordre, ou tu décides pour un cabinet qui l’est, et tu signes toi-même.
Tu acceptes que ton site ne porte ni avis de patients ni comparaison avec un confrère.
Tu veux être trouvé sur ce que les gens tapent vraiment, pas seulement sur ton nom.
Tu peux fournir des photos des lieux, ou accepter qu’on en fasse.
Je ne serai pas le bon si
Tu veux un site en ligne demain, sur une plateforme payée au mois.
Tu veux afficher les avis de tes patients en page d’accueil.
Tu veux acheter de la publicité pour passer devant le cabinet d’à côté.
Tu veux une position garantie sur une recherche, à une date donnée.
Mieux vaut se le dire maintenant qu’au troisième rendez-vous.
Questions fréquentes
Cequ’onmedemandeavantdesigner.
Je n’affiche aucun montant, et c’est un choix. Le devis dépend de trois choses : le nombre de praticiens et de lieux à présenter, les motifs de consultation qui méritent vraiment leur page, et ce qui existe déjà, nom de domaine, photos, plateforme de rendez-vous. Je regarde d’abord, je chiffre ensuite, et le devis est écrit avec le périmètre et le délai dedans. Il ne contient aucun abonnement qui te lie à une plateforme.
Oui, et le texte le dit dans ces termes : le médecin est libre de communiquer au public, par tout moyen, y compris sur un site internet, des informations de nature à contribuer au libre choix du praticien par le patient, relatives notamment à ses compétences et pratiques professionnelles, à son parcours professionnel et aux conditions de son exercice. C’est l’article R. 4127-19-1 du code de la santé publique, en vigueur depuis le 25 décembre 2020. La liberté est le principe, les limites viennent juste après dans le même article.
Non. L’article R. 4127-80, II du code de la santé publique interdit au médecin d’obtenir contre paiement ou par tout autre moyen un référencement numérique faisant apparaître de manière prioritaire l’information le concernant dans les résultats d’une recherche effectuée sur l’internet. Ça vise la publicité achetée comme l’option payante d’un annuaire. C’est pour ça que les résultats naturels ne sont pas une alternative économique : ce sont les seuls ouverts.
Non. Le même article R. 4127-19-1 dit que la communication ne fait pas appel à des témoignages de tiers et ne repose pas sur des comparaisons avec d’autres médecins ou établissements. Un bloc d’avis patients, des étoiles, une citation de patient satisfait entrent dedans. Tu peux en revanche expliquer ce que tu soignes, comment se passe une consultation et ce que la personne doit apporter.
Oui, à condition de savoir ce qu’il collecte. Dès qu’un champ permet de décrire un motif, le site recueille une donnée de santé, et l’article L. 1111-8 du code de la santé publique demande que l’hébergeur sur support numérique soit titulaire d’un certificat de conformité, sous contrat. Sans ce certificat, le formulaire se limite à une demande de rappel, nom et téléphone, et la prise de rendez-vous passe par une plateforme certifiée.
Ce que tout éditeur de site doit donner, nom ou raison sociale, adresse, courriel, téléphone, immatriculation et numéro de TVA le cas échéant, plus quatre éléments propres aux professions réglementées : la référence aux règles professionnelles applicables, ton titre, l’État qui te l’a octroyé et le nom de l’Ordre où tu es inscrit. C’est le 6° de l’article 19 de la loi du 21 juin 2004.
Non, et cette page ne t’est pas destinée. Je construis et je référence des sites de cabinets, je ne soigne personne et je ne donne aucun avis médical. Pour vérifier qu’un praticien est bien inscrit, l’annuaire de son Ordre est la source de référence.
Non, et cette page n’est pas une page locale. Je suis à Toulouse, j’y vais voir des clients quand ça vaut le déplacement, mais un site de cabinet se construit, s’écrit et se pousse à distance : ce qu’il faut, ce sont tes motifs de consultation, tes photos, l’accès à ton nom de domaine, et se parler au téléphone quand il faut décider.
Offerte · Sans engagement · Sous 48h ouvrées
CequeGoogletrouveàtoncabinetaujourd’hui.
Donne-moi l’adresse de ton site et tu reçois sous 48 heures ouvrées une vidéo commentée à la main : les quatre règles passées sur TON site, les recherches où ton cabinet sort déjà dans les résultats naturels, et par quel motif de consultation commencer. Tu la gardes, même si tu fais le travail avec quelqu’un d’autre. Et si tu n’as pas encore de site, donne-moi le nom de ton cabinet et ta ville.