Site internet pas cher : ce que 15 offres classées sur Google coûtent après la première année
Article écrit par l'agence AmiSEO, relu par Maxim, fondateur d'AmiSEO
· 9 min de lecture
En résumé
Un site internet pas cher se paie surtout après la première année, et la plupart des offres classées sur Google ne disent pas combien.
- Une offre à 1 € HT par mois passe à 16 € au 13e mois : 396 € HT sur trois ans, nom de domaine en plus.
- 8 offres sur 15 n'écrivent aucun montant pour la deuxième année, et aucun des 7 outils ne dit si vous pouvez partir avec votre site.
- Le poste que personne ne chiffre, ce sont vos textes : ce sont eux qui disent à Google ce que vous faites, et où.
L'offre qu'on vous propose, en trois réponses : ce qu'elle vous coûtera vraiment
Qu'est-ce qu'on vous propose ?
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Site internet pas cher : le prix affiché n'est pas le prix payé
Vous cherchez un site pour quelques centaines d'euros, ou quelques euros par mois. C'est un besoin légitime : un artisan qui démarre n'a pas trois mille euros à mettre dans une vitrine. Le problème n'est pas le prix de départ, c'est ce qui vient après, et la plupart des offres ne l'écrivent pas.
Trois sortes d'offres se partagent la recherche « site internet pas cher ». Elles ne vous font pas payer au même moment.
| Formule | Au départ | Ensuite | Ce que vous faites vous-même |
|---|---|---|---|
| Outil pour faire son site soi-même, par abonnement | quelques euros par mois, parfois remisés la première année | le prix normal au renouvellement, le nom de domaine après un an | tout : textes, photos, mise en page, mises à jour |
| Site fait pour vous, payé une fois | de 99 à 2 000 euros affichés dans mon relevé | nom de domaine, hébergement, chaque modification | les textes, écrit chez 3 offres sur 5 |
| Site fait pour vous, loué au mois | un loyer mensuel | le loyer, tant que dure le contrat | les contenus, écrit chez 1 offre sur 3 |
Relevé du 19 septembre 2026 sur les 15 offres présentes dans les 20 premiers résultats de Google France pour « site internet pas cher ».
Le chiffre à comparer est le coût sur trois ans, textes compris, pas la première facture. La recherche « site internet pas cher » se tape 1 600 fois par mois en France, selon Semrush au 19 septembre 2026. Les pages qui y répondent vendent presque toutes une offre. Aucune ne fait ce calcul pour vous.
Ce que 15 offres classées sur Google écrivent, et ce qu'elles taisent
Le 19 septembre 2026, j'ai ouvert les 20 premiers résultats de Google France sur « site internet pas cher ». 5 sont des articles ou un forum. Les 15 autres présentent leur propre formule de site : 7 outils à faire soi-même, 5 sites faits pour vous et payés une fois, 3 sites loués au mois.
Sur chaque page d'offre, j'ai relevé ce que la page elle-même dit, sans ouvrir les conditions générales.
C'est ce que lit un dirigeant qui compare trois offres un soir, avant de commander.
La deuxième année, écrite en euros sur la page de l'offre
- 5 offres écrivent le montant de la deuxième année
- 2 offres écrivent le prix de l'abonnement, pas celui du nom de domaine après un an
- 8 offres n'écrivent aucun montant pour la deuxième année
Relevé du 19 septembre 2026. Base : les 15 pages qui présentent leur propre formule de site, parmi les 20 premiers résultats de Google France, mode Web, pour « site internet pas cher ». Seule la page classée a été lue, pas les conditions générales ni la page de commande.
8 offres sur 15 ne disent pas, en euros, ce que vous paierez la deuxième année. 4 n'affichent même aucun prix : 2 outils et 2 des 3 offres de location.
Autre silence : aucun des 7 outils à faire soi-même ne dit sur sa page si vous pouvez emporter votre site ailleurs. 4 des 5 sites payés une fois l'écrivent, aucune des 3 locations.
Pour 6 offres, la page donne assez de chiffres pour un calcul sur trois ans : complet pour 4, hors nom de domaine pour 2. Je ne cite pas leurs noms : elles se classent sur la même recherche que cette page.
| Offre | Prix affiché | Ce que la page annonce ensuite | Sur trois ans |
|---|---|---|---|
| Outil A | 1 € HT par mois pendant 12 mois | prix barré de 16 € HT par mois, nom de domaine inclus la première année seulement | 396 € HT, plus le nom de domaine des années 2 et 3 |
| Outil B | 1,99 € HT par mois la première année | 2,99 € HT par mois au renouvellement, nom de domaine offert la première année | 95,64 € HT, plus le nom de domaine |
| Outil C | 6,60 € TTC par mois, payé à l'année | même prix, nom de domaine inclus | 237,60 € TTC |
| Outil D | 72 € HT par an | nom de domaine à 30 € HT par an après 12 mois | 276 € HT |
| Site payé une fois E | 349 € TTC, 5 pages | environ 29 € TTC par an, chaque modification passe par un webmaster, sur estimation | 407 € TTC, sans aucune modification |
| Site payé une fois F | 99 €, 2 pages | rien, mais l'adresse du site est un sous-domaine du prestataire | 99 €, sans votre propre nom de domaine |
Calcul : prix de la période remisée, puis prix annoncé ensuite, jusqu'à 36 mois. HT ou TTC tels que la page les écrit ; l'offre F ne précise pas. Nom de domaine non compté quand la page ne donne pas son prix après la première année.
Des quatre outils du tableau, le moins cher la première année est le plus cher sur trois ans : 12 € HT la première année pour l'outil A, 396 € HT au bout de trois ans, plus de quatre fois l'outil B.
Vous avez déjà un site pas cher et il ne vous amène aucune demande ? Demandez mon autopsie vidéo : je regarde votre site et je vous montre, en vidéo, ce qui vous coûte des clients.
Le 1 € par mois qui devient 16 € : lire une promotion de première année
3 des 7 outils affichent un prix remisé. Le plus fort : 1 € HT par mois pendant 12 mois, face à un prix barré de 16 € HT. La première année coûte 12 € HT. La deuxième, 192 € HT : seize fois la première, pour le même site.
Rien de caché : la remise est écrite, sa durée aussi. Mais le prix qu'on retient est celui de la première ligne.
Un autre outil annonce 0,95 € HT par mois « au lieu de 3,99 € », sans écrire combien de temps dure la remise.
Le calcul à faire avant de payer un abonnement
- Prix remisé multiplié par les mois remisés, puis prix normal multiplié par les mois restants, jusqu'à 36.
- Ajoutez le nom de domaine à partir de la deuxième année s'il n'est offert que la première : 30 € HT par an sur l'une des offres relevées.
- Ne comparez jamais deux offres sur leur prix du premier mois : c'est justement le chiffre que la remise a fabriqué.
Un abonnement pas cher reste une bonne affaire dans un cas : vous avez le temps de faire le site vous-même, et le total sur trois ans tient dans votre budget.
La location avec engagement, le cas sur lequel l'État a enquêté
Le site loué au mois paraît le plus doux : pas de gros chèque au départ. Sur les 3 offres de location de mon relevé, une seule écrit un loyer, « à partir de 159 € par mois ». Aucune n'écrit de durée d'engagement chiffrée.
La DGCCRF, le service de l'État chargé de la protection économique, a publié le 16 mars 2022 une enquête sur le démarchage de professionnels en une seule visite, où la création de site internet figure parmi les prestations vendues. Le contrat signé peut être cédé à une société de location financière, qui exige d'être payée jusqu'au terme, 48 mois par exemple, même si la prestation ne vous satisfait pas.
Le prestataire n'est alors plus votre interlocuteur.
Sur 22 établissements contrôlés, l'enquête a donné 3 avertissements, 8 injonctions, 3 procès-verbaux pénaux et 1 procès-verbal d'amende administrative.
Avant de signer une location de site
- Signer le jour de la visite. Un contrat signé en une seule visite est exactement le schéma décrit par la DGCCRF.
- Demandez par écrit le loyer, la durée et le nom de celui qui encaissera : si c'est une société de location, c'est à elle que vous devrez les loyers, pas à l'agence.
- Demandez ce que devient le site à la fin : vous appartient-il, ou s'éteint-il avec le dernier loyer ?
Un professionnel qui signe ailleurs que chez le prestataire garde certains droits du Code de la consommation, s'il emploie cinq salariés ou moins et que le site n'est pas son métier : c'est l'article L221-3, que la DGCCRF cite dans son enquête. Je les ai détaillés avec les lignes à vérifier sur un devis de site internet.
Le coût que personne n'écrit : vos textes, vos photos, votre temps
Sur un outil à faire soi-même, tout est pour vous : la mise en page, les textes, les photos, les mises à jour. Sur les 8 sites faits pour vous, 4 écrivent noir sur blanc que les textes ou les contenus viennent de vous. Les 4 autres n'en disent rien.
Or ce sont les textes qui disent à Google ce que vous faites, et où. Une page ne sort que si elle répond à ce que le client tape : « plombier Balma », « couvreur urgence Toulouse ». Un modèle rempli de trois phrases de présentation ne répond à aucune de ces recherches.
Un site pas cher livré vide vous laisse donc le travail le plus long. J'ai converti en heures ce qu'un budget achète vraiment dans le prix d'un site internet.
Si vous êtes artisan, la page site internet artisan montre ce que je mets dans un site dont le but est de faire sonner le téléphone.
Vous hésitez entre le faire vous-même et le faire faire ? Demandez mon autopsie vidéo : si vous avez déjà un site, je vous montre en vidéo ce qu'il rapporte et ce qui lui manque, avant que vous ne dépensiez un euro de plus.
Quand un site pas cher suffit, et quand il vous coûte des clients
- Vos clients vous connaissent déjà et cherchent votre nom, votre téléphone, vos horaires : un outil à quelques euros par mois suffit. Votre fiche d'établissement Google, sans frais selon Google, fait déjà une partie du travail. Vous n'avez pas besoin d'une agence.
- Vous voulez qu'un inconnu vous trouve en tapant votre métier et votre ville : il faut des pages écrites pour ces recherches. Un site pas cher peut les porter, si quelqu'un les écrit. Le vrai budget, c'est ce travail-là.
- On vous propose une location : multipliez le loyer par la durée d'engagement, comparez avec un site payé une fois plus ses frais annuels, et demandez à qui appartient le site à la fin.
Pour comparer les prestataires qui font le travail pour vous, j'ai posé une grille en six questions sur la page agence web Toulouse.
Pour les prix affichés par les agences elles-mêmes, voyez ce que 25 agences affichent pour un site vitrine.
Ce que ce relevé ne dit pas
J'ai lu les pages d'offre, pas les conditions générales ni la page de commande. Un prix de renouvellement peut y être écrit : le relevé dit ce que voit un dirigeant qui compare, pas tout ce que le contrat contient.
Je n'ai mesuré ni la qualité des sites livrés, ni leur place dans Google. Le résultat classé 2e, un fil de forum, n'a pas pu être lu par mes outils. Les prix sont ceux du 19 septembre 2026 : les remises changent, refaites le calcul avec ceux du jour.
Comment cet article a été fait
- Le 19 septembre 2026, recherche « site internet pas cher » sur Google France, mode Web, deux premières pages : 20 résultats, adresse relevée sur le lien de chaque résultat.
- Classement de chaque page à sa lecture. Règle : une page compte comme offre quand elle présente sa propre formule de site ou d'outil, avec ou sans prix, même sur un blog. 15 offres (7 outils à faire soi-même par abonnement, 5 sites faits pour vous et payés une fois, 3 sites loués au mois), 4 articles, 1 fil de forum.
- Sur chaque page d'offre, relevé de ce que la page écrit elle-même : prix affiché, remise et sa durée, montant de la deuxième année, nom de domaine après un an, qui fournit les textes et les photos, propriété du site. Les prix des tableaux de prix ont été lus dans un vrai navigateur.
- Coût sur trois ans calculé quand la page donne les montants nécessaires : 6 offres sur 15, dont 2 sans le prix du nom de domaine après la première année. HT ou TTC repris tels que la page les écrit.
- Volume de recherche : Semrush, base France, lu le 19 septembre 2026.
Ce que cette méthode ne dit pas. Le relevé ne lit que la page classée, pas les conditions générales ni la page de commande, où un prix de renouvellement peut figurer. Il ne mesure ni la qualité des sites livrés ni leur position dans Google. Le fil de forum classé 2e n'a pas pu être lu. Les remises changent : ce sont les prix du 19 septembre 2026.
Sources
Ressources utiles


