Cahier des charges d'un site internet : le document qui dit qui fournit quoi
Article écrit par l'agence AmiSEO, relu par Maxim, fondateur d'AmiSEO
· 20 min de lecture
En résumé
Un cahier des charges ne décrit pas un site, il écrit qui fournit quoi et pour quelle date. C'est ce qui décide de votre prix et de votre délai.
- La ligne la plus chère est celle des textes : un site de 60 pages ou moins représente 8 862 mots ou plus une fois sur deux.
- Un site sur sept n'a aucune page de mentions légales repérable, alors que l'obligation a changé d'article le 23 mai 2024.
- Le modèle en neuf sections est dans la page, à copier tel quel et à remplir.
Ce que votre cahier des charges doit chiffrer
Combien de pages votre site aura-t-il, page d'accueil comprise ?
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Un cahier des charges de site internet ne sert pas à décrire un site. Il sert à écrire qui fournit quoi, et pour quelle date. C'est la seule chose qu'un prestataire ne peut pas deviner, et c'est elle qui décide de votre prix, de votre délai, et du jour où votre site sera vraiment en ligne.
Les modèles que vous avez téléchargés vous font remplir douze rubriques. Aucun ne vous dit lesquelles coûtent de l'argent quand elles restent vides.
Alors j'ai mesuré. Le 6 septembre 2026, j'ai ouvert 1 250 pages sur 188 sites d'artisans et de PME françaises, et j'ai compté ce qu'un cahier des charges doit décrire : le volume de texte, le nombre de pages, les fonctions réellement présentes, et les mentions que la loi impose. Les chiffres qui suivent viennent de là, pas d'une liste de bonnes pratiques.
Ce qu'un cahier des charges décide, et ce qu'il ne décide pas
Un cahier des charges dit ce que vous voulez obtenir et ce que vous apportez. Il ne dit pas comment le prestataire s'y prend. La confusion entre les deux est la première cause de devis incomparables.
Écrire je veux que mes clients puissent demander un devis sans m'appeler est un besoin. Écrire un WordPress avec un formulaire en trois étapes, c'est déjà choisir la solution à la place de celui que vous payez pour la choisir.
La différence se voit dans les devis que vous recevrez : sur un besoin, trois prestataires proposent trois chemins et vous arbitrez. Sur une solution imposée, les trois chiffrent la même chose et vous ne savez toujours pas laquelle était la bonne.
L'essentiel
- Ce que vous écrivez : vos objectifs, vos contraintes, ce que vous fournissez, vos dates.
- Ce que vous n'écrivez pas : la technologie, le nombre d'heures, la manière de faire.
- La ligne qui manque presque toujours : qui produit les textes et les photos, et pour quand.
Un cahier des charges ne remplace ni un devis ni un contrat. Il précède les deux. Si vous en êtes déjà à comparer des propositions chiffrées, ce sont les sept lignes qui doivent figurer dans un devis de site internet qu'il vous faut, pas cette page.
La ligne que personne n'écrit : qui produit les textes
Vous, ou le prestataire, et la réponse doit être écrite page par page, avec une date. C'est le poste le plus lourd de votre projet, et celui que les modèles traitent en une case à cocher.
Voici l'ordre de grandeur, mesuré et non estimé. Sur les 1 250 pages exploitables que j'ai ouvertes, la moitié fait 647 mots ou moins. Un quart descend sous 374 mots, un quart dépasse 1 023 mots. Une page d'accueil pèse plus lourd que les autres : 827 mots au milieu de la distribution, contre 613 pour une page intérieure.
Ce que pèse une page, sur 1 250 pages d'entreprises françaises
- 338 pages moins de 400 mots
- 433 pages de 400 à 800 mots
- 221 pages de 800 à 1 200 mots
- 258 pages plus de 1 200 mots
Mesure du 6 septembre 2026, 1 250 pages de 188 sites, texte visible uniquement. Les pages de moins de 50 mots sont retirées : ce sont des pages techniques, pas des pages vides.
Maintenant le total. Pour les 103 sites de mon panel qui déclarent 60 pages ou moins, j'ai multiplié le nombre de pages de chaque site par le poids médian de ses propres pages, site par site. La moitié de ces sites représente 8 862 mots ou plus, et 46,6 % d'entre eux dépassent 10 000 mots. Le quart supérieur dépasse 21 060 mots.
Dix mille mots, c'est trente-cinq pages de livre. Écrites par quelqu'un. La question de votre cahier des charges n'est donc pas de savoir si vous voulez du contenu de qualité. Elle est de savoir qui écrit ces mots, et pour quelle date Rien d'autre.
La phrase à écrire
- Le client fournit les textes des pages suivantes, au format traitement de texte, avant le [date] : [liste].
- Le prestataire rédige les textes des pages suivantes : [liste], sur la base d'un entretien de [durée] et de [nombre] allers-retours de correction.
- À défaut de fourniture à la date prévue, le site est mis en ligne avec les pages disponibles, et les autres suivent.
La dernière ligne est celle qui sauve les projets. Sans elle, un site fini à 90 % attend six mois les textes de trois pages, et personne n'ose dire que c'est le client qui bloque.
Vous ne savez pas ce que votre projet représente en textes ? Demandez mon autopsie vidéo : je regarde votre site actuel, ou celui d'un concurrent, et je vous dis ce qu'il y a réellement à écrire.
Combien de pages, et comment compter les vôtres
Le nombre de pages est le dénominateur de tout le reste : du volume de texte, du délai et du prix. C'est aussi le chiffre que les entreprises annoncent le plus mal, parce qu'elles comptent les pages de leur menu et pas les pages de leur site.
Sur les 165 sites de mon panel dont le plan de site est lisible, la moitié déclare 32 pages ou moins. Presque un sur deux, 48,5 %, tient en trente pages. Mais 40 sites sur 165, soit 24,2 %, dépassent 120 pages, et le plus gros du panel en déclare plus de quatre-vingt-dix mille : ce sont des pages fabriquées automatiquement, une par ville ou par produit, et elles ne s'écrivent pas à la main.
| Taille du site | Nombre de sites | Part |
|---|---|---|
| 10 pages ou moins | 26 | 15,8 % |
| 11 à 20 pages | 29 | 17,6 % |
| 21 à 30 pages | 25 | 15,2 % |
| 31 à 50 pages | 20 | 12,1 % |
| 51 à 100 pages | 18 | 10,9 % |
| Plus de 100 pages | 47 | 28,5 % |
Taille des sites, 165 plans de site lus le 6 septembre 2026.
Comptez les vôtres avant d'écrire quoi que ce soit. Si vous avez déjà un site, tapez son adresse suivie de /sitemap.xml dans votre navigateur. C'est la liste que votre site donne aux moteurs de recherche, et elle est presque toujours plus longue que ce que vous croyez. Si rien ne s'affiche, essayez l'adresse sitemap_index.xml à la place. Si aucun des deux ne répond, votre site n'a pas de plan lisible, ce qui est déjà une ligne à mettre dans le cahier des charges.
Pour un site neuf, comptez autrement : une page par service que vous vendez, une par ville où vous intervenez si vous voulez y être trouvé, une pour vous présenter, une pour le contact, plus les pages légales. La méthode complète de comptage, avec ses pièges, est dans l'article sur le prix d'une refonte de site, où j'ai mesuré la taille des mêmes sites. Cette page-là publie 31 pages sur 162 sites, celle-ci 32 sur 165 : la première écarte trois sites dont le plan de site était inexploitable pour ce qu'elle mesurait, et l'écart d'une page vient de là.
Les fonctions : ce que 189 sites d'entreprises ont vraiment
Trois fonctions par site, c'est la médiane de mon panel, et un formulaire de contact est la seule que la majorité possède. C'est pourtant la rubrique où les modèles font le plus de dégâts : on vous propose quarante fonctions à cocher, vous en cochez quinze parce qu'elles semblent utiles, et vous payez le développement de douze fonctions que personne n'utilisera.
Voici ce que les sites d'entreprises comparables à la vôtre ont réellement. J'ai cherché la marque de chaque fonction dans le code de toutes les pages ouvertes, sur 189 sites.
| Fonction | Sites | Part |
|---|---|---|
| Formulaire de contact | 126 | 66,7 % |
| Boutique en ligne | 64 | 33,9 % |
| Inscription à une lettre d'information | 51 | 27,0 % |
| Blog ou actualités | 48 | 25,4 % |
| Avis clients affichés | 46 | 24,3 % |
| Carte interactive | 43 | 22,8 % |
| Prise de rendez-vous en ligne | 37 | 19,6 % |
| Moteur de recherche interne | 37 | 19,6 % |
| Documents à télécharger | 30 | 15,9 % |
| Espace client | 25 | 13,2 % |
| Plusieurs langues | 15 | 7,9 % |
| Vidéo intégrée | 14 | 7,4 % |
| Messagerie instantanée | 8 | 4,2 % |
| Paiement en ligne | 6 | 3,2 % |
Fonctions détectées sur 189 sites, 6 septembre 2026. La ligne « boutique en ligne » compte le code présent dans le thème : une vente n'a été constatée que sur 4 à 18 de ces 64 sites.
La médiane est de trois fonctions par site. Plus d'un site sur quatre, 27,5 %, en porte exactement deux. Seuls 16,4 % en portent cinq ou plus, et neuf sites sur 189 n'en portent aucune des quatorze que j'ai cherchées.
Autrement dit, le site le plus fourni de tout mon panel en porte huit, et deux sites seulement atteignent ce chiffre Rien de plus.
Je n'en ai cherché que quatorze : une liste de quinze cases cochées dépasse donc ce que j'ai su mesurer sur 189 entreprises. Ce n'est pas forcément une erreur. Mais ce doit être une décision, pas le résultat d'un formulaire qui propose tout.
Ce que j'ai trouvé en mesurant
- 64 sites portent les marques d'une boutique en ligne dans leur code. J'ai cherché deux fois où l'on peut acheter : entre 4 et 18 de ces 64 affichent des prix avec un bouton d'achat, selon le protocole employé, et mes deux mesures ne s'accordent que sur 4.
- Les autres portent des noms de domaine de photographie, d'architecture d'intérieur, de couverture. Le code de la boutique voyage avec le thème, et personne ne l'a demandé.
- Je ne peux affirmer d'aucun d'eux qu'il ne vend rien, seulement que je n'en ai pas trouvé la preuve sur les pages ouvertes. Détail dans la section des limites.
Les lignes obligatoires, dont une manque à un site sur sept
Mentions légales, information sur les données personnelles, conditions de vente : la loi impose les trois, et 27 sites sur 189 n'ont même pas la première. Elles se rédigent avec des informations que vous seul détenez, et elles doivent figurer dans le cahier des charges avec un responsable en face.
Sur mes 189 sites, 27 n'ont aucune page de mentions légales repérable, soit 14,3 %. J'ai cherché dans l'adresse et dans le texte des liens de chaque page ouverte, ce qui a fait tomber ce chiffre de 23,3 % à 14,3 % : mon premier comptage ratait les liens dont l'adresse ne portait pas le mot.
Ce qu'elles doivent contenir a changé, et c'est la partie que les générateurs de mentions légales n'ont pas suivie. L'obligation ne vit plus à l'article 6 de la loi pour la confiance dans l'économie numérique, mais à son article 1-1, créé par la loi du 21 mai 2024 et en vigueur depuis le 23 mai 2024. L'article 6, lui, ne porte plus que sur les intermédiaires techniques : accès à internet, hébergement, moteurs de recherche, plateformes en ligne, réseaux sociaux et boutiques d'applications.
Ce que le texte demande dépend de votre forme juridique, et le cas de l'entreprise individuelle est le moins connu. Si vous êtes en nom propre, il exige vos nom, prénoms, votre domicile et votre téléphone, plus votre numéro d'inscription au registre du commerce ou au registre national des entreprises. Si vous êtes en société : la dénomination ou la raison sociale, le siège social, le téléphone, le numéro d'inscription, le capital social, le nom du directeur de la publication et, s'il existe, celui du responsable de la rédaction.
Dans les deux cas, une information que vous n'avez pas encore : le nom, l'adresse et le téléphone de votre hébergeur, plus le nom et l'adresse, sans téléphone, de tout autre prestataire qui stockerait vos données. C'est une ligne de cahier des charges à part entière, parce qu'elle suppose de savoir qui héberge, sous quel contrat, et à quel nom.
Si vous proposez des biens ou des services en ligne, l'article 19 de la même loi en ajoute quatre : votre adresse de courrier électronique, votre numéro de TVA intracommunautaire si vous en avez un, le nom de l'autorité qui vous a autorisé quand votre activité y est soumise, et votre ordre professionnel si vous exercez une profession réglementée. Un vétérinaire, un expert-comptable ou un opticien sont concernés par ce dernier point.
Ce que l'on risque figure à l'article 1-2, créé le même jour : un an d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende. Le texte vise la personne physique qui édite le site, donc l'artisan en nom propre au premier chef, et le dirigeant de droit ou de fait quand c'est une société. C'est la raison pour laquelle cette ligne ne se traite pas en fin de projet.
Deuxième ligne : les données personnelles. Sur les 136 sites de mon panel qui collectent quelque chose, formulaire de contact ou inscription à une lettre d'information, 41 n'ont aucune politique de confidentialité repérable, soit 30,1 %. La règle ne vient pas d'une recommandation française mais d'un règlement européen qui s'applique directement, le RGPD, articles 12 à 14. La CNIL, elle, en publie le mode d'emploi et contrôle. Au moment où vous recueillez une donnée, la personne doit pouvoir savoir :
- qui la collecte, et comment le joindre ;
- pour quoi faire, et sur quelle base légale ;
- si la réponse est obligatoire ou facultative ;
- qui d'autre reçoit la donnée, et si elle part hors de l'Union européenne ;
- combien de temps vous la gardez ;
- quels sont ses droits, et qu'elle peut réclamer auprès de la CNIL.
À écrire noir sur blanc
- Qui rédige les mentions légales et la politique de confidentialité, moi ou le prestataire, et à partir de quelles informations que je fournis.
- Qui héberge le site, à quel nom est le contrat, et qui détient le nom de domaine. Ce sont trois questions différentes.
- Quelle durée de conservation pour les messages reçus par le formulaire, et qui les reçoit.
- Qui pose le bandeau de consentement, et sur quels traceurs, c'est-à-dire les cookies déposés par les outils que vous intégrez. Une carte interactive et une vidéo en déposent : 43 sites de mon panel affichent une carte, 14 une vidéo.
Troisième ligne, si vous vendez : les conditions générales de vente. Elles ne relèvent pas de la même loi mais du code de la consommation, articles L111-1 et L221-5, et elles portent votre prix, votre délai de livraison, le droit de rétractation de quatorze jours avec son formulaire type, et le médiateur de la consommation auquel votre client peut s'adresser.
Sur les 18 sites de mon panel où j'ai vu une vente en ligne, 5 n'ont aucune condition générale repérable. Je compte ici sur les seuls sites où une vente a été constatée, jamais sur les 64 qui portent le code d'une boutique : un site qui ne vend rien n'a pas à en publier.
Votre cahier des charges, section par section
Neuf sections suffisent, et le modèle à copier est juste en dessous. Elles tiennent en trois pages et ne demandent aucune compétence technique. Ce qui les rend utiles n'est pas leur nombre, c'est qu'aucune ne se laisse remplir par une phrase vague.
- Qui vous êtes, en cinq lignes. Votre métier, votre zone, ce qui vous distingue de trois concurrents que vous nommez. Le prestataire n'ira pas le chercher à votre place.
- Ce que le site doit produire. Pas une ambition, un compte : des appels, des demandes de devis, des commandes, des candidatures. Écrivez le nombre par mois que vous jugeriez satisfaisant. Sans lui, personne ne saura si le site a marché.
- Qui vous voulez toucher. Un particulier ou une entreprise, un client qui vous connaît déjà ou un inconnu qui cherche sur Google : ce n'est pas le même site.
- La liste de vos pages. Nommez-les une par une. C'est le dénominateur du prix, du délai et du volume de texte.
- Les fonctions, avec leur justification. Une ligne par fonction, et à côté, la phrase qui dit à quoi elle sert chez vous. Une fonction sans justification saute.
- Qui fournit quoi, et pour quand. Textes, photos, logo, accès à l'hébergement, au nom de domaine, aux comptes existants. Avec une date par ligne.
- Le cadre légal. Mentions légales, données personnelles, bandeau de consentement, accessibilité, conditions de vente si vous vendez, et qui rédige chacune.
- L'après. Qui met à jour le site, qui paie l'hébergement l'an prochain, qui possède le code et les contenus, et ce qui se passe si vous changez de prestataire.
- Comment vous validerez. La liste de ce qui doit marcher pour que le site soit considéré comme livré, et le délai dont vous disposez pour signaler ce qui ne va pas.
La huitième section est celle qu'on oublie le jour de la signature et qu'on regrette deux ans plus tard. Elle ne coûte rien à écrire aujourd'hui.
Le modèle, à copier tel quel
Recopiez ce qui suit dans un traitement de texte et remplissez les crochets. Le bouton d'impression, en bas de cette page, imprime l'article entier, modèle compris, si vous préférez le remplir sur papier.
Cahier des charges, site internet de [votre entreprise]
1. L'entreprise. [Nom, activité, zone d'intervention, effectif]. Ce qui nous distingue de [concurrent 1], [concurrent 2] et [concurrent 3] : [une phrase].
2. Ce que le site doit produire. [Nombre] demandes de devis par mois, ou [nombre] appels, ou [nombre] commandes. Mise en ligne souhaitée avant le [date], parce que [raison : ouverture, saison, salon]. Nous saurons dans [nombre] mois si c'est atteint en regardant [par exemple : le nombre de messages reçus par le formulaire, le nombre d'appels depuis le bouton téléphone, le nombre de commandes].
3. À qui il s'adresse. [Particuliers ou entreprises]. Ils nous connaissent déjà : [oui ou non]. Ils cherchent d'abord : [ce qu'ils tapent].
4. Les pages. [Liste, une par ligne]. Total : [nombre] pages. Pages à reprendre de l'ancien site : [nombre].
5. Les fonctions, avec leur raison. [Fonction] parce que [raison en une phrase]. Une fonction sans raison écrite ne figure pas dans cette liste.
6. Qui fournit quoi, et pour quand. Textes : rédigés par [nom], OU matière brute fournie par [nom] et mise en forme par [nom], avant le [date]. Entretien de cadrage de [durée], [nombre] allers-retours de correction compris, validation par [nom]. Photos : [nom], avant le [date]. Logo et couleurs : [nom]. Accès à l'hébergement : [nom]. Accès au nom de domaine : [nom]. Comptes existants à récupérer : [liste]. À défaut de fourniture à la date prévue, le site est mis en ligne avec ce qui est disponible.
7. Le cadre légal. Mentions légales rédigées par [nom], à partir des informations fournies par [nom]. Information sur les données personnelles : [nom]. Bandeau de consentement : [nom]. Accessibilité : [niveau attendu, ou sans objet]. Conditions générales de vente : [nom, ou sans objet].
8. Après la mise en ligne. Mises à jour du contenu par [nom]. Hébergement payé par [nom] : le prestataire indique son coût annuel dans sa réponse. Le code et les contenus appartiennent à [nom]. En cas de changement de prestataire, [ce qui est remis, et sous quel délai].
9. Comment nous validerons. Le site est considéré comme livré quand [liste de ce qui doit marcher : le formulaire arrive dans ma boîte mail, le site s'affiche correctement sur téléphone, les anciennes adresses renvoient vers les nouvelles pages, je peux modifier un texte seul, les mentions légales sont en ligne]. Nous disposons de [nombre] jours pour signaler ce qui ne va pas, par écrit.
Réponse attendue. Prix par poste, délai en semaines, ce qui est exclu. À renvoyer avant le [date] à [adresse].
Neuf sections. La sixième décide de votre date de mise en ligne.
La neuvième section est celle qui tranche les désaccords de fin de chantier : sans elle, personne ne sait dire à quel moment le travail est fini.
Un prestataire peut vous aider à formuler ce document, il ne peut pas le remplir à votre place. Ce que le site doit produire, qui fournit les textes et les photos, à quel nom sont l'hébergement et le nom de domaine : ces réponses n'existent que chez vous. Un cahier des charges rédigé seul par celui qui répondra ensuite vous prive de la seule pièce qui permet de comparer sa proposition à une autre.
Une mise à jour à prévoir : l'article 19 de la loi, celui qui porte les quatre mentions supplémentaires pour la vente en ligne, est en vigueur dans sa version actuelle jusqu'au 1er janvier 2027. Je relirai cette page à cette date.
Vous préférez qu'on le remplisse ensemble plutôt que de partir d'une page blanche ? C'est compris dans une création de site internet à Toulouse, et ça ne fait pas une ligne de plus sur le devis.
Ce que ma mesure ne dit pas, y compris contre moi
Ma détection des fonctions cherche des marques dans le code des pages ouvertes, et elle se trompe dans les deux sens. Elle rate ce qu'un script construit après le chargement : mon premier comptage donnait 57,7 % de formulaires, un second passage élargi en a trouvé 66,7 %, et le vrai chiffre est encore au-dessus. Mais elle compte aussi en trop : le mot lettre d'information suffit à marquer un site, un champ de recherche standard suffit pour le moteur interne, un lien vers une page de conseils suffit pour le blog. La ligne de la boutique le montre en grand : 64 marques trouvées, 4 à 18 ventes réelles.
La ligne de la boutique est celle qui m'a le plus résisté, et je la publie avec son incertitude. J'ai testé deux fois : d'abord sur des pages tirées au hasard, puis sur les pages de catalogue. Le premier test m'a rendu 13 sites qui vendent, le second 9, et les deux ne s'accordent que sur 4. C'est pour cette raison que je n'affirme rien sur les 46 autres, et que j'ai renoncé à publier une part de sites qui vendent vraiment : deux mesures qui se contredisent à ce point ne font pas un pourcentage.
Mon volume total de texte est une estimation, pas un relevé. J'ai ouvert huit pages au maximum par site, et j'ai multiplié le nombre de pages du plan par le poids médian des pages que j'ai réellement lues sur ce même site. Un site dont les pages intérieures sont beaucoup plus courtes que celles que j'ai tirées est surestimé, et l'inverse est vrai aussi.
Une page légale non repérable n'est pas une page légale absente. Un lien présent uniquement dans un menu construit par un script m'échappe. C'est la limite la plus gênante de cette mesure, parce qu'elle porte sur des obligations.
Ce sur-comptage touche aussi le dénominateur des 136 sites qui collectent quelque chose, donc les 30,1 % sans politique de confidentialité : lisez-les comme un ordre de grandeur.
Enfin, mon panel est fait d'artisans et de PME de vingt-cinq métiers et vingt villes françaises. Il ne dit rien des grandes entreprises, ni des services en ligne.
Et deux sujets ne sont pas traités ici, faute de les avoir mesurés : l'accessibilité, qui est devenue une obligation pour une partie des entreprises qui vendent en ligne, et le prix, qui a sa propre page. Le premier mérite une ligne dans votre cahier des charges même si je ne le chiffre pas.
Ce que vous pouvez faire ce soir, dans l'ordre
- Comptez vos pages. Votre adresse suivie de
/sitemap.xmlpour un site existant. Pour un site neuf : une page par service, une par ville où vous intervenez, plus À propos, Contact et les pages légales. - Ne gardez que les pages que vous écrirez à la main, et comptez environ 600 mots chacune. Chez les 103 sites de mon panel qui tiennent en 60 pages, la moitié représente 8 862 mots ou plus au total.
- Tranchez qui les écrit, page par page, avec une date. C'est la ligne qui décide de votre délai réel.
- Listez vos fonctions, et rayez celles qui n'ont pas de justification en une phrase. La médiane du marché est de trois.
- Écrivez qui détient le nom de domaine, l'hébergement et les accès. Aujourd'hui, pas le jour où vous voudrez partir.
- Envoyez le même document à trois prestataires, en PDF, avec une date limite de réponse et le format attendu : prix par poste, délai en semaines, ce qui est exclu. Au-delà de cinq réponses, vous ne les lirez plus avec la même attention, et un devis global sans détail par poste ne se compare à aucun autre.
- Copiez le modèle ci-dessus et remplissez les crochets. Et si vous êtes artisan, la façon dont ces sections se remplissent dans votre métier est détaillée sur ma page création de site internet pour artisan.
Comment cet article a été fait
- Panel repris du relevé des 190 sites d'artisans et de PME françaises constitué le 1er septembre 2026 sur 25 métiers et 20 villes, à partir de trois moteurs de recherche autres que Google. 189 sites ont répondu le 6 septembre 2026.
- Sur chaque site, huit adresses au maximum tirées de son propre plan de site, l'accueil plus sept pages réparties sur des rubriques différentes, hors pagination et hors fichiers. 1 277 pages appelées, 1 270 ont rendu un texte, 1 250 retenues après retrait des 20 pages de moins de 50 mots. Ces 1 250 pages viennent de 188 sites : le 189e n'a rendu que des pages trop courtes pour être comptées, il reste dans les mesures de fonctions et de pages légales, qui portent sur 189 sites. La détection des fonctions a porté sur 1 269 pages relues.
- Comptage des mots sur le texte visible seul, scripts et styles retirés. Poids médian par page, puis volume total du site estimé en multipliant le nombre de pages du plan par le poids médian des pages réellement lues sur ce même site. Les volumes du simulateur sont les médianes de ces estimations, par tranche de taille.
- Détection des fonctions et des pages légales par recherche de marques dans le code de toutes les pages ouvertes, puis second passage sur le texte des liens, qui a fait passer les formulaires de 57,7 % à 66,7 % et les sites sans mentions légales de 23,3 % à 14,3 %.
- Vérification à la main des 64 sites classés boutique, par deux protocoles différents : pages tirées au hasard, puis pages de catalogue. Le premier trouve 13 vendeurs, le second 9, les deux ne s'accordent que sur 4, et leur union fait 18. Aucune part de sites qui vendent vraiment n'est publiée, et les conditions générales sont comptées sur les seuls sites où une vente a été constatée.
- Textes de loi lus le 6 septembre 2026 dans leur version en vigueur sur Légifrance, articles 1-1, 1-2, 6 et 19 de la loi pour la confiance dans l'économie numérique, et page de la CNIL sur l'information des personnes.
- Lecture le 6 septembre 2026 de cinq pages françaises traitant la requête cahier des charges de site internet, trouvées par recherche web puis lues en entier. Je ne prétends pas que ce sont les cinq premiers résultats de Google, que je ne consulte pas en session pour ne pas fausser mon propre relevé de positions.
Ce que cette méthode ne dit pas. Ma détection des fonctions et des pages légales cherche des marques dans le code : elle donne un plancher, jamais un compte exact, et elle rate ce qu'un script construit après le chargement. Les volumes de texte sont des estimations par extrapolation, pas des relevés page par page.
Sources
- Légifrance, loi pour la confiance dans l'économie numérique, article 1-1 Porte la liste exacte des informations qu'une personne éditant un site à titre professionnel met à disposition du public, hébergeur et prestataires de stockage compris. Créé par la loi n° 2024-449 du 21 mai 2024, en vigueur depuis le 23 mai 2024.
- Légifrance, même loi, article 1-2 Porte la sanction reprise dans cet article : un an d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende, pour la personne physique qui édite le site comme pour le dirigeant de droit ou de fait d'une société, en cas de manquement à l'article 1-1.
- CNIL, information des personnes et transparence Rappelle que l'obligation de transparence est définie aux articles 12, 13 et 14 du RGPD, et donne la liste des informations à fournir au moment de la collecte. Page mise à jour le 26 juillet 2019.
- Google, créer et envoyer un plan de site Décrit ce qu'un plan de site contient et à quoi il sert, ce qui fonde la méthode de comptage des pages donnée dans cet article.
Ressources utiles


