Prix d'une refonte de site internet : commencez par compter vos pages

Article écrit par l'agence AmiSEO, relu par Maxim, fondateur d'AmiSEO

· 22 min de lecture

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La réponse courte

Chez les 14 agences françaises qui affichent un prix de refonte, le premier prix va de 500 à 10 000 euros hors taxes, pour des prestations qui ne couvrent pas la même chose. Avant d'en comparer deux, ouvrez votresite.fr/robots.txt et comptez les pages de votre site actuel : c'est le nombre qui manque à dix de ces quatorze grilles.

Situez le devis de refonte que vous avez en main

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Combien de pages votre site actuel déclare-t-il à son plan du site ?

En résumé

  • Premier prix affiché de 500 à 10 000 euros HT chez 14 agences relevées le 1er septembre 2026, pour des offres allant de la refonte graphique seule au site vitrine complet. Aucune moyenne n'est calculée : ces offres ne mesurent pas la même chose.
  • Sur 162 sites d'entreprises mesurés le même jour, la moitié déclare 31 pages ou moins, le premier quart tient à 15 pages ou moins, le dernier quart dépasse 119, et cinq sites dépassent 1 000.
  • Chaque ancienne adresse demande une décision : la faire suivre vers son équivalent, ou la laisser disparaître avec le code d'erreur que Google demande. Ne rien décider est la seule mauvaise réponse.
  • 13,2 % des 190 sites sondés n'exposent aucun plan du site : leur inventaire devient une prestation à part, facturée au temps passé.

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Pourquoi les prix que vous venez de lire vont de 500 à 10 000 euros

Vous avez tapé « prix refonte site internet », vous avez ouvert trois ou quatre pages, et vous êtes reparti avec des fourchettes qui n'ont rien à voir entre elles.

Ce n'est pas que ces pages mentent. C'est que le mot « refonte » ne désigne pas la même chose d'une page à l'autre, et qu'aucune ne dit pour quel volume de site elle chiffre.

J'ai relevé ce qu'affichent 14 agences web françaises, et mesuré ce que contiennent vraiment 162 sites d'entreprises. Cette page vous donne les deux, et le geste qui permet de les rapprocher de votre cas.

Une refonte, ce n'est pas un site neuf moins cher. C'est un site neuf, plus la reprise de tout ce que vous avez déjà publié. Les textes qu'il faut transférer, les adresses qu'il faut trancher une par une, les images qu'il faut retrouver.

Le nombre de pages de votre site ne donne pas votre prix, et je ne le prétendrai pas : une fiche de trois lignes et un article de deux mille mots comptent pour un dans ce comptage, et le site que vous voulez demain compte autant que celui que vous avez aujourd'hui. Ce nombre donne l'ampleur de la reprise, c'est-à-dire ce qui rend deux devis comparables entre eux.

Alors la question à poser en premier n'est pas « combien coûte une refonte ». C'est celle-ci : combien de pages mon site contient-il aujourd'hui, et le devis que je tiens en couvre-t-il autant ?

L'essentiel

  • Le premier prix affiché va de 500 à 10 000 euros hors taxes chez les 14 agences relevées, pour des prestations qui ne portent ni le même nom ni le même périmètre.
  • Sur les 162 sites mesurés, la moitié déclare 31 pages ou moins, et 39 en déclarent plus de 120. Les quatre grilles qui annoncent un volume couvert s'arrêtent à 15 pages.
  • Chaque ancienne adresse demande une décision : la faire suivre vers son équivalent, ou assumer qu'elle disparaisse. C'est ce nombre de décisions qui sépare une refonte d'une création.

Ce qu'une refonte a en plus d'une création : votre ancien site

Quand vous faites créer un site pour la première fois, il n'y a rien derrière vous. Le prestataire part d'une page blanche, et tout ce qu'il facture sert à construire.

Une refonte porte trois postes de plus, et ce sont ceux qu'on oublie de chiffrer.

Le contenu déjà écrit, qu'il faut transférer

Vos textes, vos photos, vos fiches, vos articles. Ils existent. Quelqu'un doit les sortir de l'ancien site, décider lesquels gardent leur place, les remettre en forme dans le nouveau, et vérifier qu'aucun n'est resté en route.

Ce travail se compte à la page, pas au projet. Vingt pages et deux cents pages ne demandent pas le même nombre de journées, quel que soit le prix affiché sur la plaquette.

Les adresses, qu'il faut trancher une par une

Chaque page de votre site a une adresse. Google la connaît, vos clients l'ont peut-être en favori, d'autres sites pointent peut-être dessus. Si la refonte change cette adresse et que rien n'est décidé, la page répond « introuvable » sans que personne l'ait voulu.

Il y a deux décisions possibles, et une seule est mauvaise : ne pas décider.

Quand la nouvelle version du site porte une page équivalente, l'ancienne adresse doit la désigner. Google recommande pour cela une redirection permanente côté serveur, et de la conserver « aussi longtemps que possible, généralement au moins un an ».

Quand il n'y a pas d'équivalent, la page ne se redirige pas : elle s'assume. Google écrit noir sur blanc qu'il faut alors « fournir les codes d'erreur appropriés pour les contenus supprimés ou fusionnés », et que ces adresses doivent renvoyer un code 404 ou 410. Rediriger en masse vers une page sans rapport n'est pas une prudence, c'est une erreur que Google traite comme telle.

Dans les deux cas, quelqu'un doit ouvrir la liste et trancher, ligne par ligne. C'est exactement pour ça que le nombre d'adresses de votre site est le premier chiffre à connaître : il donne le nombre de décisions à prendre.

Le temps que Google met à comprendre

Si vos adresses changent, le nouveau site ne se voit pas dans les résultats de recherche le lendemain. Google écrit qu'en règle générale, quelques semaines peuvent être nécessaires à la migration de la majorité des pages d'un site de petite à moyenne taille, et que le processus est plus long pour les sites plus grands.

Il prévient aussi que « pendant la migration, il est possible que le classement de votre site connaisse une certaine fluctuation », et que c'est normal.

Ce délai ne concerne que les refontes qui changent les adresses. Si les vôtres restent identiques, ce n'est pas une migration, et ce chapitre entier ne vous concerne pas. C'est la première question à poser à votre prestataire.

Ce que 14 agences affichent, et ce qu'elles ne disent pas

Le 1er septembre 2026, j'ai ouvert les sites de 169 agences web françaises que j'avais déjà réunies pour un relevé précédent, et j'ai cherché chez chacune une page qui annonce un prix de refonte.

Quatorze en affichent un en clair, sans formulaire à remplir. Les voici, avec le libellé exact que porte chaque offre, parce que c'est lui qui explique l'écart.

Premier prix affichéCe que l'offre dit couvrir, mot pour motPages annoncées
500 € HTsite vitrine WordPress, à partir denon dit
800 € HTrefonte, modernisation de votre site existant, à partir denon dit
800 € HTrefonte légère, redesign et mise à jour techniquenon dit
950 € HTprix d'un site vitrine neuf, donné comme ordre d'idée pour une refontenon dit
1 200 € HTune refonte de site vitrine démarre ànon dit
1 500 € HTrefonte d'un petit site, sans fonctionnalités avancées5 à 10
1 500 € HTrefonte graphique seule, sans changer d'outilnon dit
2 000 € HTrefonte design et vitesse5 à 8
2 000 € HTrefonte site vitrine, nouveau site sans récupération du référencement1 à 5
2 000 € HTrefonte simple, design moderne et optimisation de basenon dit
2 500 € HTrefonte basique, thème existant personnalisé5 à 15
2 500 € HTnos projets démarrent à, pour une refonte vitrinenon dit
3 000 € HTnos tarifs démarrent à, pour une refonte partiellenon dit
10 000 € HTun site vitrine peut démarrer autour denon dit

Je ne nomme pas ces quatorze agences, pour la même raison que je ne nomme pas les pages concurrentes sur cette requête : je ne renvoie pas mes lecteurs vers des prestataires que je n'ai pas vus travailler, et un relevé n'est pas un classement. Les libellés sont recopiés mot pour mot, vous retrouverez les mêmes formulations en cherchant « prix refonte site internet » de votre côté.

Je ne calcule pas de moyenne ni de médiane sur cette colonne, et c'est volontaire. Lisez la deuxième colonne : une refonte graphique seule, une refonte partielle, un nouveau site sans récupération du référencement et un prix de création donné comme ordre d'idée ne mesurent pas la même chose. Un chiffre du milieu calculé là-dessus aurait l'air d'une donnée sans en être une.

Ce que ce tableau montre se lit sans calcul : le premier prix affiché va de 500 à 10 000 euros hors taxes, et le mot « refonte » y recouvre au moins quatre prestations différentes.

Une précision d'honnêteté sur ce 10 000. Il tient à une seule ligne, et c'est la plus vague des quatorze : la page écrit qu'un site vitrine « peut démarrer autour de » ce montant, sans autre précision. Sans elle, l'écart du relevé n'est plus de 500 à 10 000 euros, mais de 500 à 3 000. Je la garde parce qu'elle est affichée sur une page de refonte, et je vous dis ce qu'elle vaut.

Quatre grilles sur quatorze disent pour combien de pages

Dix des quatorze grilles annoncent un prix sans jamais préciser combien de pages il couvre. Leur périmètre n'est donc pas quinze pages : il est inconnu, ce qui est différent, et ce qui vous empêche autant de comparer.

Quatre le précisent. Leurs bornes hautes sont 5, 8, 10 et 15 pages.

Sur les 162 sites que j'ai mesurés, 121 déclarent plus de 15 pages, soit 74,7 %.

Ces deux relevés portent sur des panels distincts, et je ne les additionne pas : d'un côté ce qu'affichent des agences, de l'autre ce que contiennent des sites d'entreprises. Ce qu'ils disent ensemble tient en une phrase : les seules offres qui annoncent un volume s'arrêtent où commencent les trois quarts des sites.

Ça ne veut pas dire que ces agences refusent les sites plus gros. Ça veut dire que le prix affiché sur leur page n'est pas le vôtre, et qu'il ne le sera qu'après avoir compté.

Ça change votre premier message. N'écrivez pas « combien coûte une refonte », écrivez « mon site déclare N pages, combien coûte leur reprise ». Vous obtiendrez une réponse différente, et comparable d'une agence à l'autre.
Et demandez dans la foulée si les adresses changent : deux devis identiques au montant près ne couvrent pas le même travail si l'un fait suivre les anciennes adresses et l'autre non.

Vous ne savez pas dans quel état est votre site actuel ? Je le regarde et je vous montre en vidéo ce qui coûterait le plus cher à reprendre, et ce qui ne vaut pas la peine d'être gardé.

Demander mon autopsie vidéo

Combien de pages contient vraiment le site d'une entreprise

Personne ne publie ce chiffre. Alors je l'ai mesuré.

Le 1er septembre 2026, j'ai sondé 190 sites d'entreprises françaises, artisans et petites structures de service, dans une vingtaine de villes et une vingtaine de métiers. Pour chacun, j'ai ouvert le plan du site que le site déclare lui-même, et j'ai compté les adresses qu'il contient.

Cent soixante-cinq de ces sites publient un plan lisible, soit 86,8 %. Vingt-cinq n'en publient aucun que j'aie pu trouver. Après les trois exclusions décrites plus bas, il reste 162 sites mesurés, et 25 457 adresses.

Nombre de pages déclarées, sur 162 sites d'entreprises françaises

  • 26 sites 10 pages ou moins
  • 53 sites de 11 à 30 pages
  • 44 sites de 31 à 120 pages
  • 39 sites plus de 120 pages

162 sites d'entreprises françaises dont le plan du site était lisible le 1er septembre 2026. Les segments portent des effectifs de sites, pas des adresses. Le comptage est celui des adresses déclarées au plan, hors variantes à paramètre, hors adresses techniques destinées aux machines et non aux visiteurs, et hors adresses appartenant à un autre domaine.

La moitié des sites tient sous une trentaine de pages, et c'est le dernier quart qui pèse

RepèrePages déclarées
Le plus petit du relevé1
Premier quart15
Le site du milieu31 ou 32, l'effectif étant pair
Dernier quart119
Neuf sites sur dix en dessous de278
Le plus gros du relevé5 532

Quatre-vingt-un des 162 sites mesurés, soit exactement la moitié, déclarent 31 pages ou moins. Les 81 autres en déclarent 32 ou plus. Le relevé compte un nombre pair de sites : le site du milieu n'existe pas, il tombe entre 31 et 32 pages.

Et la moitié haute part très loin. Trente-neuf sites sur 162, soit 24,1 %, déclarent plus de 120 pages, et cinq en déclarent plus de mille.
Ces trente-neuf sites, soit un quart du relevé, portent 84,1 % de toutes les adresses relevées : la charge de reprise n'est pas répartie, elle est concentrée.

C'est une des raisons pour lesquelles un même mot, « refonte », désigne un travail de quelques jours chez l'un et de plusieurs semaines chez l'autre. Ce n'est pas la seule : le site que vous voulez demain, ses fonctions, sa rédaction et son design comptent aussi. Mais c'est la seule que vous pouvez mesurer vous-même, ce soir, avant d'appeler qui que ce soit.

Le piège

  • Un site WordPress publie des adresses que son propriétaire n'a jamais créées. Les pages d'archives, de catégories, d'étiquettes et de pagination se fabriquent toutes seules et portent chacune une adresse.
  • Ces adresses n'ont pas à être refaites, et rarement à être redirigées. Sans équivalent sur le nouveau site, elles ont vocation à disparaître proprement, avec le code d'erreur que Google demande.
  • Mais chacune demande quand même une décision. C'est pour ça qu'un devis fondé sur « votre site de dix pages » chiffre un autre site que le vôtre dès que le plan en déclare trente.

Un site sur huit ne publie aucun plan

Vingt-cinq des 190 sites sondés, soit 13,2 %, n'exposent aucun plan du site lisible. Ni aux six adresses habituelles, ni déclaré dans le fichier que les moteurs lisent en premier.

Ces sites ne sont pas incomptables pour autant : leur propriétaire peut ouvrir la liste des pages dans son outil de gestion de contenu, et un prestataire peut explorer le site, lire les journaux du serveur ou la Search Console. Ce sont d'ailleurs les sources que Google recommande lui-même en complément du plan du site.

Mais aucune de ces sources ne s'ouvre en trente secondes, et aucune n'est accessible à un prestataire avant que vous lui donniez des accès. Le comptage devient une petite prestation d'inventaire, et ce temps finit dans le prix, écrit ou pas.

Cent trente-neuf des 165 plans trouvés étaient annoncés dans le fichier robots.txt. Les vingt-six autres n'existaient qu'à leur adresse par défaut, ce qui est parfaitement valide : un plan peut aussi être déclaré directement dans la Search Console, sans passer par ce fichier.

Comptez vos pages, avec la même mesure que la mienne

Le relevé ci-dessus ne vaut que si vous pouvez y situer votre propre site. Voici le geste, dans l'ordre où mon relevé l'a fait sur 190 sites.

Le geste, dans l'ordre

  • Commencez par votresite.fr/robots.txt et cherchez une ligne qui commence par Sitemap:. L'adresse du plan est écrite juste après. C'est là que 139 des 165 plans trouvés étaient annoncés, donc c'est le chemin le plus court.
  • Rien à cette ligne, ou pas de fichier ? Essayez dans cet ordre votresite.fr/sitemap.xml, /sitemap_index.xml, /wp-sitemap.xml, /sitemap-index.xml, /sitemap/sitemap.xml, puis /page-sitemap.xml. Ce sont les six adresses que mon relevé a testées sur chaque site.
  • Si la page liste d'autres plans au lieu de lister des pages, c'est un index : ouvrez chacun d'eux et additionnez. C'est le cas de 101 des 162 sites mesurés, quelle que soit leur taille, y compris des sites de moins de dix pages.
  • Si le robots.txt annonce plusieurs plans, ouvrez-les tous. Sur un site du relevé, le premier plan annoncé ne contenait aucune page et le second en contenait mille : s'arrêter au premier aurait fait rater tout le site.
  • Pour compter sans lire ligne à ligne : dans la page ouverte, faites Ctrl+F et cherchez votre nom de domaine. Votre navigateur affiche alors le nombre de résultats trouvés, et c'est votre nombre d'adresses. Beaucoup de plans affichent aussi leur total en haut de page.
  • Ne comptez pas les adresses qui contiennent un point d'interrogation, ni celles qui pointent vers un autre domaine que le vôtre. Le nombre obtenu est celui à écrire en haut de votre demande de devis.

Comptez cinq minutes si votre plan tient en un seul fichier, et une demi-heure s'il en réunit dix. Six sites sur dix sont dans le second cas, y compris de tout petits sites : additionner dix listes prend le temps que ça prend, et c'est la partie ennuyeuse du travail.

Le chiffre obtenu ne sera pas parfait, et il n'a pas besoin de l'être. Il doit être du bon ordre de grandeur, pour que votre interlocuteur ne puisse plus chiffrer un autre site que le vôtre.

Si aucune de ces adresses ne répond, vous venez de trouver votre premier chiffre. Vous faites partie des 13,2 % du relevé, et la première ligne de votre devis devrait être un inventaire, facturé au temps passé.

Ce que votre nombre veut dire, comparé aux autres

Votre nombreOù vous vous situezCe qu'il faut demander au devis
10 pages ou moinsComme 26 sites sur 162, soit 16,0 %La reprise pèse peu. Vérifiez seulement que le sort des anciennes adresses est écrit.
11 à 30 pagesComme 53 sites sur 162, soit 32,7 %C'est la zone médiane. Demandez que la reprise apparaisse comme une ligne à part, distincte de la fabrication.
31 à 120 pagesComme 44 sites sur 162, soit 27,2 %Demandez le tri par écrit : ce qui est repris tel quel, ce qui est réécrit, ce qui est abandonné et avec quel sort pour son adresse.
Plus de 120 pagesComme 39 sites sur 162, soit 24,1 %Demandez que la reprise et le traitement des anciennes adresses soient chiffrés séparément du reste, sinon vous ne saurez pas ce que vous payez.

Divisez votre devis par vos pages, et comparez-le aux quatre grilles

Les quatre grilles qui annoncent leur volume permettent quelque chose que les dix autres interdisent : calculer ce qu'elles facturent à la page. Il suffit de diviser leur prix par le nombre de pages qu'elles annoncent.

Ce que la grille afficheCe que ça fait à la page
1 500 € HT pour 5 à 10 pagesde 150 à 300 €
2 000 € HT pour 5 à 8 pagesde 250 à 400 €
2 500 € HT pour 5 à 15 pagesde 167 à 500 €
2 000 € HT pour 1 à 5 pagesde 400 à 2 000 €

Trois de ces quatre grilles tiennent entre 150 et 500 euros la page. La quatrième monte jusqu'à 2 000 euros parce qu'elle chiffre un forfait plancher sur très peu de pages : c'est le prix du minimum incompressible, pas celui d'une page.

Alors faites la division sur votre propre devis. Prenez le montant qu'on vous annonce, divisez-le par le nombre de pages que vous venez de compter, et regardez où vous tombez.
Très en dessous de 150 euros la page, demandez ce qui est réellement repris. Très au-dessus de 500, demandez ce que le prix couvre en plus de la reprise, parce qu'il y a forcément autre chose.

Trois réserves, parce que ce calcul est facile à mal utiliser. Ces quatre ratios sortent de quatre grilles, pas d'un marché : quatre prestataires ne font pas une référence, et je n'ai pas mesuré ce que coûte réellement une page reprise.
Un prix par page bas n'est pas une bonne affaire en soi, il peut vouloir dire que la reprise n'est pas dans le périmètre et que vous la ferez vous-même.
Ce calcul sert à ouvrir une conversation, pas à la conclure : c'est un ordre de grandeur qui vous donne une question précise à poser, pas un verdict sur le devis.

Pour aller plus loin et convertir un montant en temps de travail réel, la méthode est la même que pour un site neuf : elle consiste à ramener le devis en heures, et je l'ai détaillée dans la page sur le prix d'un site internet et ce que votre budget achète en heures.

Vous avez posé les sept questions et vous hésitez encore entre deux devis ? Je passe votre site au crible et je vous dis, en vidéo, lequel des deux couvre vraiment ce qui bloque chez vous.

Voir ce que je regarde

Les sept lignes à obtenir par écrit avant de signer

Un devis de refonte devient comparable dès qu'il répond à ces sept questions. Aucune ne demande de connaissance technique, et toutes se posent par écrit.

La ligne à demanderPourquoi elle change tout
Combien de pages de l'ancien site sont reprises, et lesquellesC'est le dénominateur. Sans lui, deux devis ne parlent pas du même travail.
Ce qui arrive aux pages non reprises : renvoi vers un équivalent, ou disparition assuméeLes deux sont légitimes. Ne rien décider ne l'est pas.
Si les adresses des pages changentSi elles restent identiques, ce n'est pas une migration, et le gros du risque disparaît avec le travail correspondant.
Qui écrit la liste des anciennes adresses et de leur sort, et si elle vous est livréeC'est un document. Il s'exige, il se relit, et il reste chez vous.
Qui reprend les textes, vous ou le prestataireC'est le poste le plus fréquemment rejeté sur le client, sans que ce soit dit à l'oral.
Ce qui n'est PAS dans le prix : hébergement, nom de domaine, photos, rédaction neuve, maintenanceCes lignes reviennent tous les ans, et elles ne figurent presque jamais sur la première page du devis.
Ce qui est vérifié après la mise en ligne, et pendant combien de tempsGoogle met plusieurs semaines à traiter un changement d'adresses, et prévient que le classement peut fluctuer entre-temps.

Si votre prestataire actuel ne répond pas à ces sept questions par écrit, faites regarder votre site par quelqu'un d'autre avant de signer. C'est aussi ce que couvre une création de site internet menée correctement : le sort de l'ancien site fait partie du travail, il n'en est pas le reste.

Ce que ces relevés ne disent pas, y compris contre moi

Un chiffre sans ses limites est un argument, pas une mesure. Voici les miennes.

Les limites

  • Je compte ce qu'un site déclare, pas ce qu'il contient. Un plan peut oublier des pages, ou en lister qui n'existent plus. C'est la meilleure source publique disponible, ce n'est pas un inventaire exhaustif.
  • Le panel n'est pas un échantillon représentatif des entreprises françaises. Ce sont 190 sites trouvés par des index de recherche publics, sur des recherches métier et ville : les sites riches en pages, mieux visibles dans un moteur, y sont probablement surreprésentés. Et les 25 sites sans plan lisible sortent de la distribution, ce qui peut à lui seul tirer la médiane vers le haut.
  • Une page n'est pas une unité de travail. Reprendre une fiche de trois lignes et reprendre un article de deux mille mots portent le même nom dans ce comptage. Le nombre de pages situe l'ampleur, il ne mesure pas la difficulté, et il ne dit rien du site que vous voulez demain.
  • Je n'ai mesuré aucun coût de reprise à la page. Les quatorze prix de ce relevé sont ceux que des agences affichent, relevés tels quels. Rien ici ne vous dit ce que votre projet devrait coûter, et aucun seuil de ce tableau n'est un seuil de prix.

Ce que j'ai écarté du comptage, et pourquoi

Trois décisions ont été prises avant de publier les chiffres, et chacune retire des adresses du total.

Les adresses à paramètre. J'ai relu une par une les adresses à point d'interrogation des dix sites qui en portaient : versions imprimables, pages de pièce jointe, gabarits d'en-tête, classes de livraison. Aucune n'était une page à reprendre, et je les ai toutes écartées. Ce n'est pas une règle générale : ailleurs, une adresse à paramètre peut très bien désigner une vraie page. C'est une décision prise sur ces dix sites, après lecture.

Les adresses d'un autre domaine. Deux sites déclarent au plan les pages d'un domaine différent du leur. On ne peut pas leur attribuer ces pages : les deux sont sortis du relevé.

Les plans trop grands pour être lus en entier. Un site dépassait ma limite de lecture de quarante fichiers de plan. Son compte serait un plancher, pas une mesure : il est sorti aussi. Ces trois motifs retirent trois sites, et font passer le relevé de 165 à 162.

Un défaut de mon propre outil, trouvé avant publication et corrigé. Le collecteur s'arrêtait au premier plan annoncé dans le robots.txt. Dix sites en annoncent plusieurs, et sur l'un d'eux le premier ne contenait que des adresses techniques quand le second en contenait mille. Les dix ont été relus en réunissant tous leurs plans. Sans cette relecture, le relevé aurait publié 161 sites au lieu de 162, et il aurait manqué un site de mille pages.

Les exclusions elles-mêmes déplacent peu le centre et beaucoup les extrêmes : le centre bouge d'une page, la moyenne passe de 493 à 157. C'est pour cette raison que je publie le milieu et les quarts, jamais la moyenne. Sur cette mesure, la moyenne décrit les cinq plus gros sites, pas celui du milieu.

Quand vous n'avez besoin de personne

Il y a des cas où une refonte ne se justifie pas, et je préfère l'écrire.

Si votre site tient en moins de dix pages, que ses adresses ne changent pas, et que le seul problème est son apparence, vous n'avez pas besoin d'une refonte, vous avez besoin d'un changement d'habillage. Le travail de reprise et de tri des anciennes adresses, celui qui sépare une refonte d'une création, tombe à presque rien.

Et si votre site vous amène des demandes aujourd'hui, ne le refaites pas parce qu'il a cinq ans. Une refonte qui change les adresses fait passer votre site par une migration, pendant laquelle Google prévient lui-même que le classement peut fluctuer. Ce n'est pas une remise à zéro, et une refonte qui garde ses adresses n'est même pas une migration. Mais c'est un risque qu'on prend pour une raison, pas par habitude. Mesurez d'abord ce que votre site produit : j'ai décrit comment lire ce chiffre dans la page sur la position de votre site sur Google et le moment où une baisse compte vraiment.

Ce que vous pouvez faire ce soir, dans l'ordre

Si vous ne devez retenir que la suite des gestes, la voici. Elle tient en trois quarts d'heure, et elle change ce que vous recevrez comme devis.

Les quatre gestes

  • Comptez vos pages : ouvrez votresite.fr/robots.txt, suivez l'adresse du plan, additionnez. Notez le nombre.
  • Divisez le devis que vous avez par ce nombre. Sous 150 euros la page ou au-dessus de 500, vous savez quelle question poser.
  • Demandez par écrit les sept lignes, en commençant par la seule qui commande tout : est-ce que les adresses changent.
  • Ne signez rien tant que le nombre de pages reprises n'est pas écrit sur le devis. C'est la ligne qui rend deux propositions comparables, et c'est celle que dix des quatorze grilles publiques ne donnent pas.

Vous n'avez pas besoin de moi pour ces quatre gestes, et c'est volontaire. Si après ça vous hésitez toujours entre deux devis, c'est que la différence est ailleurs que dans le prix, et c'est là que je peux regarder.

Comment cet article a été fait
  1. Lecture intégrale, le 1er septembre 2026, des cinq premières pages françaises de Google sur la requête visée, en mode Web, depuis la France. Longueurs mesurées entre 1 200 et 4 500 mots. Toutes donnent des fourchettes de prix, aucune ne dit à combien de pages ces fourchettes correspondent, et aucune ne donne au lecteur le moyen de compter les siennes. Ces pages ne sont pas nommées ici : ce sont les concurrents directs sur cette requête.
  2. Relevé des grilles publiques le même jour : 169 sites d'agences web françaises, déjà réunis pour un relevé précédent, ouverts à la recherche d'une page annonçant un prix de refonte. Quatorze en affichent un en clair. Chaque montant a été relu dans la phrase qui l'entoure, et le libellé exact de l'offre est publié à côté du prix. Cinq prestataires ont été écartés avec leur motif : abonnement plus frais de lancement, boutique en ligne uniquement, projet sur mesure sans mention de refonte vitrine, prix moyen constaté plutôt que premier prix, et montant cité comme conséquence hypothétique plutôt que comme tarif. Aucune moyenne ni médiane n'est calculée sur ces quatorze prix : les offres ne mesurent pas la même prestation.
  3. Mesure de la taille de l'existant, le même jour, sur 190 sites d'entreprises françaises, artisans et petites structures de service, réunis dans une vingtaine de villes et une vingtaine de métiers. Pour chacun : lecture du plan du site annoncé dans son robots.txt, puis à six adresses habituelles, index de plans déroulés sur deux niveaux, dans la limite de quarante fichiers par site.
  4. Correctif appliqué avant publication, après relecture externe : le collecteur s'arrêtait au premier plan annoncé dans le robots.txt. Dix sites en annoncent plusieurs, et sur l'un d'eux le premier ne portait que des adresses techniques quand le second portait mille pages. Les dix ont été relus en réunissant tous leurs plans. Le relevé passe de 161 à 162 sites mesurables, et un site de mille pages entre dans la distribution.
  5. Recomptage sur les lignes. Trois exclusions, écrites dans l'article : les adresses à paramètre, relues une par une sur les dix sites concernés ; deux sites dont le plan déclare les pages d'un autre domaine ; un site dont la lecture a atteint la limite de quarante fichiers. Le relevé passe de 165 à 162 sites, la moyenne de 493 à 157, et le centre de la distribution d'une page.
  6. Vérification des trois sources Google citées en ouvrant chacune à sa page officielle en français, le 1er septembre 2026, et relevé de leur date de dernière mise à jour.

Ce que cette méthode ne dit pas. Je compte ce qu'un site DÉCLARE à son plan, pas ce qu'il contient, et je n'ai pas vérifié adresse par adresse sur 25 457 adresses. Le panel n'est pas représentatif des entreprises françaises : ce sont 190 sites trouvés par des index de recherche publics, où les sites riches en pages sont probablement surreprésentés, et les 25 sites sans plan lisible sortent de la distribution, ce qui peut à lui seul tirer la médiane vers le haut. Enfin, je n'ai mesuré aucun coût de reprise à la page : les quatorze prix cités sont ceux que des agences affichent, pas un coût que j'aurais constaté. Les seuils de 150 et 500 euros la page sortent de la division de quatre de ces grilles par le volume qu'elles annoncent : ce sont des repères pour poser une question, pas des prix de marché.

Questions fréquentes

Une refonte coûte-t-elle moins cher qu'une création ?

Pas mécaniquement. Une refonte porte le même travail de fabrication qu'une création, plus la reprise de l'existant et le tri des anciennes adresses. Sur les grilles relevées, un prestataire écrit lui-même qu'à volume de pages égal, une refonte demande un peu plus de travail qu'une création, à cause de la reprise des contenus. Ce qui fait baisser la note, ce n'est pas le mot refonte : c'est un petit nombre de pages, des adresses qui ne changent pas, et un périmètre nouveau modeste.

Est-ce que je vais perdre mon référencement en refaisant mon site ?

Ce n'est pas automatique, et ce n'est pas garanti non plus. Si les adresses ne changent pas, ce n'est même pas une migration. Si elles changent, Google demande de faire suivre chaque ancienne adresse vers son équivalent par une redirection permanente côté serveur, gardée au moins un an, et de laisser les pages sans équivalent répondre un code 404 ou 410. Il demande aussi de mettre à jour les liens internes, les adresses canoniques et le plan du site, de retirer les blocages d'indexation de la version de test, et de surveiller la Search Console après la bascule. Il prévient enfin que le classement peut fluctuer pendant la migration. Une redirection posée ne remplace donc aucun de ces points.

Combien de temps avant que le nouveau site soit pris en compte ?

Pour une refonte qui change les adresses, Google écrit qu'en règle générale, quelques semaines peuvent être nécessaires à la migration de la majorité des pages d'un site de petite à moyenne taille, et que c'est plus long pour un site plus grand. Aucun prestataire ne peut donc vous promettre que vos positions seront tenues la semaine suivant la mise en ligne. Si les adresses restent identiques, cette question ne se pose pas.

Sources

  • Google, déplacement de site avec changement d'URL Conserver les redirections aussi longtemps que possible, généralement au moins un an, et quelques semaines pour la migration de la majorité des pages d'un site de petite à moyenne taille. Page mise à jour le 24 juin 2026, ouverte le 1er septembre 2026
  • Google, redirections et recherche La redirection permanente côté serveur, en HTTP 301 ou 308, est la méthode recommandée pour un changement d'adresse définitif. Page mise à jour le 5 mai 2026, ouverte le 1er septembre 2026
  • Google, créer et envoyer un sitemap Un plan du site se déclare dans le robots.txt par une ligne Sitemap, et un seul fichier est limité à 50 Mo ou 50 000 adresses, au-delà desquelles un index réunit plusieurs plans. Page mise à jour le 15 juillet 2026, ouverte le 1er septembre 2026

Ressources utiles

Quiz

Trois questions à emporter devant votre devis de refonte

Question 1 / 3

Sur les 162 sites d'entreprises mesurés, à combien de pages ou moins tient la moitié du relevé ?

Question 2 / 3

Votre refonte change les adresses de vos pages. Qu'exigez-vous au devis ?

Question 3 / 3

Un devis annonce un montant sans dire combien de pages sont reprises. Vous en concluez quoi ?

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Écrit par

Maxim Gheorghita

Fondateur d'AmiSEO, à Toulouse

Je crée des sites web et je les référence sur Google. J'ai commencé en août 2024, seul, et je n'ai pas arrêté d'apprendre depuis deux ans. Depuis mai 2025, je le fais pour des entreprises, à Toulouse et dans toute la France, sous le nom d'AmiSEO, ma solo agency.

Relu par Maxim le . Relecture rapide du fond et des chiffres par Maxim avant la mise en ligne.

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L'email n'est jamais affiché, il sert seulement à répondre. Données gardées 12 mois.

Une autopsie vidéo de votre site, par Maxim

Ce qui vous coûte des demandes, ce qui bloque vos positions, et quoi corriger en premier. Vous recevez le lien, vous en faites ce que vous voulez.

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