Prix d'un site vitrine : ce que 25 agences affichent, et ce qu'elles taisent

Article écrit par l'agence AmiSEO, relu par Maxim, fondateur d'AmiSEO

· 20 min de lecture

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La réponse courte

Il n'y a pas de prix d'un site vitrine, parce que le mot ne désigne pas un produit. Sur 124 agences web françaises relevées le 28 août 2026, 25 affichent un prix pour créer un site : le premier prix va de 220 à 4 500 euros, médiane 1 200 euros. Et sur ces 25 pages, 23 ne parlent pas des photos, 23 ne parlent pas de la propriété du site, 13 ne parlent pas de la rédaction des textes.

Situez le prix qu'on vous annonce dans ce relevé

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Quel prix vous annonce-t-on pour créer le site, hors abonnement mensuel ?

En résumé

  • Qui écrit les textes de vos pages. Un site de cinq à six pages demande plusieurs milliers de mots, et 13 pages de prix sur 25 n'en parlent pas.
  • Qui fournit les photos. Deux pages de prix sur 25 en parlent, et un site sans vos photos finit avec des images de banque.
  • Ce qui revient chaque mois. Deux agences du relevé vendent le site en abonnement, ce qui change complètement la comparaison à trois ans.
  • À qui appartient le site une fois payé. Sans cession de droits écrite, qui dit les usages, le lieu et la durée, vous n'avez que le droit de vous en servir.

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Vous demandez le prix d'un site vitrine. Une agence répond 690 euros, une autre 4 500, une troisième vous propose un rendez-vous sans donner de chiffre. Les trois parlent de la même chose : quelques pages qui présentent votre activité, avec un formulaire de contact.

Le mot « site vitrine » ne désigne pas la même chose d'un devis à l'autre, et la page qui affiche le prix ne dit presque jamais ce que ce prix contient.
C'est de là que vient l'essentiel de ce que vous prenez pour un écart de prix.

Alors j'ai arrêté de lire les fourchettes que tout le monde recopie, et je suis allé relever ce que les agences web françaises affichent réellement. Sur 124 agences, 25 seulement affichent un prix : le premier prix va de 220 à 4 500 euros, médiane 1 200, et la moitié d'entre elles démarrent entre 700 et 1 790 euros.
Voici comment ce chiffre est fabriqué, puis ce qu'il faut en faire devant un devis.

Ce que 124 agences web françaises affichent, relevé le 28 août 2026

J'ai collecté 169 sites francophones à partir de deux moteurs de recherche qui exploitent leur propre index, puis j'ai gardé ceux dont la page d'accueil montre une activité de création de sites. Il en reste 126 sites, soit 124 entreprises distinctes, deux réseaux étant présents avec deux villes chacun.

Sur ces 126 sites, j'ai cherché une page qui affiche un prix, par les liens de l'accueil et par treize adresses courantes. J'en ai trouvé 62, puis j'ai lu à la main le contexte de chaque montant pour ne garder que ceux qui portent bien sur la création d'un site.

Sur 124 agences web françaises, combien affichent un prix pour créer un site

  • 25 agences, 20,2 % affichent un prix de création de site, trouvable en partant de leur accueil
  • 99 agences, 79,8 % n'en affichent aucun que ce protocole ait su trouver

169 domaines collectés le 28 août 2026 sur Mojeek et Brave Search, deux moteurs qui exploitent leur propre index. 4 sites n'ont pas répondu, 39 n'avaient pas d'activité de création de sites sur leur accueil. Restent 126 sites, 124 entreprises. La recherche suit les liens de l'accueil et treize adresses courantes : un prix caché dans un document, un configurateur ou une page non liée lui échappe. Le bon énoncé est donc « aucun prix trouvé par ce protocole », pas « aucun prix public ». Le détail complet de la méthode est en bas de page.

Premier constat, avant même de parler de montants. Quatre agences sur cinq n'affichent pas de prix sur leur site. Ce n'est pas une faute, beaucoup de projets ne se chiffrent honnêtement qu'après une discussion. Mais cela veut dire que votre comparaison ne portera pas sur des prix affichés, elle portera sur des devis que vous aurez fait faire.

Le premier prix affiché va de 220 à 4 500 euros

Sur les 25 agences qui affichent un prix, voici le plus bas montant proposé pour créer un site.

Premier prix affichéNombre d'agencesPart
Moins de 500 euros28,0 %
De 500 à 999 euros832,0 %
De 1 000 à 1 999 euros936,0 %
2 000 euros et plus624,0 %
Total25100 %

Le premier prix médian est de 1 200 euros. Voici les 25 valeurs, pour que vous puissiez refaire le calcul : 220, 300, 500, 600, 689, 690, 700, 770, 790, 800, 1 000, 1 200, 1 200, 1 500, 1 500, 1 500, 1 600, 1 690, 1 790, 2 000, 2 000, 2 500, 2 500, 3 000 et 4 500 euros.

Le plus bas est à 220 euros, le plus haut à 4 500, soit un rapport de 20,5. Et si on prend le prix le plus élevé que chaque agence affiche, le haut du relevé monte à 15 000 euros. Du prix le plus bas au prix le plus haut affiché sur ce panel, le rapport est de 68. Un lecteur qui compare deux chiffres pris au hasard dans ce marché ne compare rien du tout. Si vous voulez juger un montant plutôt que le comparer, l'autre méthode consiste à convertir le prix d'un site en heures de travail.

Pourquoi ces chiffres ne sont pas des tarifs comparables
  • Ils ne désignent pas le même produit. Sous le même mot, ce relevé contient des pages uniques, des mini-sites, des sites de cinq à dix pages et des sites dessinés sur mesure. C'est précisément le sujet de cet article, et c'est aussi la limite de son tableau.
  • Les deux prix sous 500 euros sont des cas particuliers. 220 euros est un mini-site, et 300 euros une offre limitée à dix places dont la page annonce elle-même qu'elle repassera à 890 euros.
  • Les régimes de taxe ne sont pas les mêmes. Certaines pages affichent hors taxes, d'autres ne le précisent pas, et une agence relevée indique même la franchise de TVA. Les montants ne sont donc pas tous à armes égales.
  • Deux agences vendent le site en abonnement, et leurs montants ne sont pas des prix fermes. Ce sont des frais de mise en service qui s'ajoutent à 50 ou 60 euros par mois, ce qui vaut aussi pour le plus grand écart de tout ce relevé, de 500 à 5 900 euros.

D'où vient ce relevé, et ce qu'il ne contient pas

  • Source : les pages publiques des sites eux-mêmes, lues le 28 août 2026 par un programme écrit pour l'occasion, puis vérifiées une par une à la main.
  • Ce qui n'est pas compté : les montants qui ne portent pas sur la création d'un site. Onze pages ont été écartées à la vérification : quatre dossiers de blog sur les prix du marché, un sélecteur de tranches de budget, un pack d'identité visuelle, deux offres de liens entrants, un tarif d'électricien, une page d'applications sur mesure et une page de boutiques en ligne.
  • Ce qui a été corrigé pendant la vérification : une agence était comptée à 200 euros alors que ce prix était celui d'un outil de réservation, pas d'un site. Son vrai prix d'entrée est 600 euros, et c'est celui qui figure ici.
  • Ce qui n'est pas publié : les frais qui reviennent chaque mois. La mesure automatique mélangeait de la maintenance, des abonnements, des prestations de référencement et des nombres qui n'étaient que les bornes d'un tableau de prix, donc aucune moyenne n'en est tirée. Seuls deux cas relus à la main sont cités plus bas.
  • Le panel n'est pas représentatif du marché français. Les deux moteurs ont coupé l'accès après quinze requêtes servies sur les quatre-vingt-six prévues, et les villes du début de liste, Toulouse et Paris, sont donc surreprésentées.
  • Dernière vérification : 28 août 2026.

Vous allez faire faire un site et vous voulez savoir ce que votre budget achète vraiment ? Je construis des sites à Toulouse et dans toute la France, et je vous dis avant de commencer ce qui est dedans, ce qui n'y est pas, et ce que ça change pour vous.

Voir comment je construis un site

Chez la même agence, du simple au double

Quinze des 25 agences affichent plusieurs prix sur la même page. C'est intéressant parce que l'écart ne s'explique plus par le prestataire : c'est la même équipe, la même ville, le même savoir-faire.

Entre son premier et son dernier prix affiché, une même agence va au double, en médiane.
Huit de ces quinze agences affichent un écart d'au moins deux fois, et le plus large du relevé va de 500 à 5 900 euros.

Écart entre le premier et le dernier prix, chez la même agenceNombre d'agences
Moins du double7
Du double au quadruple4
De quatre à huit fois3
Plus de huit fois1
Total des agences qui affichent plusieurs prix15

À l'intérieur d'une même agence, l'écart va jusqu'à près de douze fois. Entre les premiers prix de deux agences différentes, il va jusqu'à plus de vingt fois. Les deux écarts existent, et aucun des deux ne se compare à l'autre sans savoir ce que chaque prix contient. C'est ce qui vient maintenant. Et une fois le site en ligne, la question change encore : un site qui reçoit des visites sans transformer ses visiteurs en clients n'a pas de prix juste.

Ce qui fait vraiment bouger la facture, dans l'ordre

Les pages du relevé qui affichent plusieurs prix disent, avec leurs mots, ce qui sépare leur offre la moins chère de la plus chère : le nombre de pages, la technologie retenue, le sur-mesure du dessin, et pour deux d'entre elles le passage d'un paiement unique à un abonnement. Voici ces motifs, tels qu'elles les écrivent. Ce relevé ne mesure pas ce que chacun coûte à produire, il ne peut donc pas les classer.

Où se situe votre projet, et ce que ça change au prix

Vos textes et vos photos, vous les avez déjà, ou pas ?

Je les ai déjà, écrits et cadrés
  • Vous êtes dans le cas le moins cher du relevé. Le travail restant est le dessin des pages et leur assemblage, c'est-à-dire ce que le prix affiché couvre presque toujours.
  • Le nombre de pages devient alors la variable principale. Sept des quinze agences qui affichent plusieurs prix restent sous le double entre leur premier et leur dernier prix affiché.
Demandez un prix ferme, vous avez tout ce qu'il faut pour l'obtenir.
Je n'ai ni les textes ni les photos
  • C'est le cas où le devis est le plus difficile à comparer, parce que ce qui reste à produire n'est presque jamais chiffré à part.
  • Treize pages de prix sur 25 ne parlent pas de rédaction, et 23 sur 25 ne parlent pas d'images. Une page muette ne dit pas qui s'en charge, et c'est justement la question à poser.
Faites chiffrer les contenus à part, sinon vous comparerez deux devis qui ne font pas le même travail.

Écarts relevés le 28 août 2026 sur les 15 agences du panel qui affichent plusieurs prix de création sur la même page. Entre son premier et son dernier prix, une même agence va au double en médiane.

Vient ensuite une troisième variable, plus rare et plus chère : ce que le site doit faire en plus d'afficher des pages. Une prise de rendez-vous, un espace client, une réservation, un catalogue relié à un stock. Le mot « vitrine » ne couvre plus rien de tout ça, et c'est pourtant sous ce mot que les demandes arrivent. La technologie retenue pèse elle aussi sur la facture, et c'est un choix qui se discute avant le devis : WordPress ou site codé sur mesure.

Quelle enveloppe prévoir, selon votre cas

Voici où tombent les prix du relevé, par type de projet. Ce sont des prix affichés, pas une estimation de ce que devrait coûter votre site, et ils ne remplacent pas un devis.

Votre casCe que le relevé montre
Une seule page, textes et photos fournisde 689 à 1 500 euros chez les agences du panel qui chiffrent cette offre à part
Site de plusieurs pages, contenus fournisautour du premier prix médian du relevé, 1 200 euros, et jusqu'à 2 500
Site de plusieurs pages, contenus à produirele haut des grilles, de 2 500 à 15 000 euros. Deux agences du panel montent à 10 000 et 15 000 euros pour ce qu'elles appellent du sur-mesure
Site avec une fonction en plus, rendez-vous, espace client, cataloguesort du périmètre « vitrine », et les grilles cessent de l'afficher

Les onze points que j'ai cherchés, et ce que les pages en disent

Sur ces mêmes 25 pages, j'ai cherché onze éléments qui changent la facture. La mesure cherche des formulations précises dans le texte de la page, et un mot écrit autrement lui échappe. Elle donne donc un plancher : quand rien ne correspond, l'information est très probablement absente, mais son absence ne prouve pas ce que fera le devis.

Le pointPages qui n'en parlent pasPart
Le nombre d'allers-retours compris25 sur 25100 %
Qui fournit les photos23 sur 2592 %
À qui appartient le site une fois payé23 sur 2592 %
Le délai de livraison21 sur 2584 %
Le nom de domaine15 sur 2560 %
La rédaction des textes13 sur 2552 %
Le nombre de pages9 sur 2536 %
La maintenance9 sur 2536 %
L'hébergement7 sur 2528 %
La prise en main du site3 sur 2512 %
Le référencement0 sur 250 %

La médiane est de cinq points mentionnés sur onze. Six pages sur 25 en mentionnent trois ou moins, une seule en mentionne neuf.

Le bas du tableau mérite un mot. Le référencement est le seul sujet dont les vingt-cinq pages parlent, et le nombre d'allers-retours le seul dont aucune ne parle. Le premier se vend, le second engage. C'est un bon résumé de ce qu'une page de prix est faite pour faire.

Ce que la page de prix ne dit pas, le site de l'agence le dit parfois autrement : j'ai mesuré sur un autre panel ce que le site d'une agence révèle de son travail, et c'est un contrôle que vous pouvez faire vous-même en quelques minutes.

Les textes et les photos, les deux postes que personne n'annonce

Un site vitrine de cinq à six pages demande plusieurs milliers de mots. Quand le devis ne dit pas qui les écrit, la question n'est pas tranchée, et c'est le genre de question qui se tranche à votre défaveur une fois le projet lancé.
Tant que les textes ne sont pas écrits, le site n'avance pas.

Même chose pour les images. Deux pages de prix sur 25 en parlent, et un site sans photos de votre activité réelle finit avec des images de banque, celles que vos concurrents utilisent aussi.

Les deux questions qui font bouger un devis
  • « Les textes de mes pages, c'est vous qui les écrivez, ou moi ? » Si c'est vous, demandez combien de mots et pour quelle date, parce que c'est là que le projet prendra son retard.
  • « Les photos, elles viennent d'où ? » Trois réponses possibles : vous les fournissez, on achète des images de banque, ou quelqu'un vient photographier. Les trois n'ont pas le même prix, et une seule est écrite dans le devis quand on la demande.
  • Ces deux réponses expliquent une bonne partie des écarts que les pages du relevé mettent en avant, davantage que le design ou la technologie.

Combien de temps prend un site vitrine

Quatre pages du relevé annoncent un délai, et elles se rejoignent plus qu'on ne l'imagine. Trois d'entre elles livrent un site d'une seule page en sept jours.
Pour un site de plusieurs pages, deux annoncent douze à quinze jours ouvrés, et la quatrième quatre à six semaines.

Cet écart n'est pas une contradiction, c'est la même chose que sur les prix : les quatre ne livrent pas le même objet. Retenez plutôt l'ordre de grandeur, quelques semaines, et le fait que le compte à rebours ne démarre vraiment que le jour où vos textes sont écrits.

Ce qui est offert dans un pack, et ce qui ne vous appartient pas

Deux lignes reviennent dans presque tous les packs : le nom de domaine offert la première année, et le site livré clé en main. Les deux sont vraies. Aucune des deux ne veut dire ce qu'on comprend.

Le nom de domaine ne s'achète pas, il se loue

L'organisme qui gère les adresses en .fr l'écrit noir sur blanc : un nom de domaine ne s'achète pas.
Ce que vous obtenez est un droit d'utilisation exclusif, pour une période d'un à dix ans, attaché à une personne ou à une entreprise appelée le titulaire.

La question qui compte n'est donc pas le prix de cette ligne, c'est une autre, et une seule : qui est déclaré titulaire. Si c'est l'agence, c'est elle qui détient le droit d'usage de votre adresse, et le récupérer passe par une procédure de changement de titulaire, qu'elle doit accepter.

À vérifier avant de signer
  • Demandez par écrit que le titulaire déclaré soit votre entreprise, et faites-le figurer sur le devis. C'est la seule ligne qui décide de qui contrôle votre adresse.
  • L'annuaire public du registre ne suffit pas toujours à vérifier : les coordonnées y sont masquées quand le titulaire est un particulier, et visibles quand c'est une société. Le contrôle sûr est d'avoir vous-même l'accès au compte chez l'entreprise qui a enregistré le nom de domaine, celle qui vous facture le renouvellement.
  • Les avis d'expiration partent aux coordonnées du titulaire, et le registre exige qu'il reste joignable pendant toute la vie du nom de domaine. Si ce sont celles de l'agence, vous n'apprendrez pas qu'il expire.

Le site n'est pas à vous parce que vous l'avez payé

Payer une prestation ne transmet pas les droits d'auteur sur ce qu'elle produit. Le code de la propriété intellectuelle demande que la transmission des droits d'auteur soit constatée par écrit.
Sans cet écrit, les droits restent du côté de celui qui a créé le graphisme et le code, et vous n'avez que le droit de vous en servir.

Le texte demande davantage qu'une mention de principe : la cession doit délimiter l'étendue, la destination, le lieu et la durée de l'exploitation. Une ligne qui dit seulement « le client est propriétaire du site » ne remplit pas cette condition.

Ce n'est pas un piège, c'est la règle par défaut, et 23 des 25 pages de prix de ce relevé n'abordent pas le sujet. La ligne se demande à l'entreprise avec qui vous signez, et c'est à elle de s'assurer qu'elle détient bien ce qu'elle vous cède, y compris quand elle a fait travailler quelqu'un d'autre.

Vous avez déjà un site et vous vous demandez ce qu'il vaut avant d'en repayer un ? Je le regarde, je filme mon écran, et je vous montre ce qui lui manque et ce qui va très bien. Vous recevez la vidéo par mail, vous n'avez rien à préparer.

Recevoir mon autopsie vidéo

Ce que vous paierez encore dans trois ans

Deux agences du relevé vendent le site en abonnement plutôt qu'en une fois. Je ne publie pas de moyenne sur les frais qui reviennent chaque mois : en relisant les pages, ma mesure attrapait aussi bien de la maintenance, du référencement, un paiement étalé en douze fois, et des nombres qui n'étaient que les bornes d'un tableau de prix. Elle ne mesurait rien de cohérent. Restent ces deux cas, lus ligne à ligne.

Ce que vous comparezSite A, en abonnementSite B, payé une fois
Au moment de signer600 euros1 790 euros
Puis chaque mois60 eurosrien de prévu au devis
Au bout d'un an1 320 euros1 790 euros, plus l'hébergement et le domaine
Au bout de trois ans2 760 euros1 790 euros, plus l'hébergement et le domaine
Si vous partezle site s'arrête en général avec l'abonnement, à vérifier au contratle site reste, si les droits vous ont été cédés

Comptez, pour le site B, de 10 à 50 euros par an pour le nom de domaine et de 50 à 150 euros par an pour un hébergement de site vitrine, ordres de grandeur du marché que ce relevé n'a pas mesurés. Les montants du site A sont ceux d'une page du panel, ceux du site B ceux d'une autre page du même relevé. Ce tableau ne dit pas laquelle des deux formules est la bonne. Il dit deux choses : à trois ans la question du prix ne se pose plus dans le même sens, et le site B n'est pas gratuit à entretenir pour autant, puisque son hébergement et son nom de domaine restent dus chaque année et ne figurent pas dans son prix affiché.

Lire un prix de site vitrine en dix minutes

Vous avez une page de tarifs sous les yeux, ou un devis. Voici l'ordre dans lequel je les lis, et ce qui fait basculer chaque point.

  1. Regardez si le montant est hors taxes ou toutes taxes comprises. Entre les deux, il y a 20 % d'écart, et certaines pages du relevé ne le précisent pas du tout.
  2. Cherchez un nombre de pages. S'il n'y en a aucun, vous ne savez pas ce que vous achetez. Neuf des 25 pages du relevé n'en donnent pas.
  3. Cherchez la rédaction des textes. Absente, posez la question avant toute comparaison : c'est le poste qui distingue le plus deux devis du même montant.
  4. Cherchez les photos. Le sujet est absent de 23 pages de prix sur 25.
  5. Cherchez tout montant qui revient. Ramenez-le à trois ans avant de comparer : multipliez par 36 s'il est mensuel, par 3 s'il est annuel, et ajoutez-le au prix de création.
  6. Cherchez la cession des droits, et le titulaire du nom de domaine. Deux lignes à obtenir par écrit, absentes de la grande majorité des pages relevées.
  7. Cherchez une promesse de position dans Google. Si vous en trouvez une, c'est un signal d'alerte, pas un avantage : Google écrit que personne ne peut garantir la première position dans ses résultats.
  8. Cherchez un délai et un nombre d'allers-retours. Vingt et une pages sur 25 ne donnent aucun délai. Un projet sans date de fin est un projet qui finit quand l'autre le décide.
  9. Cherchez ce qui se passe à la sortie. Accès administrateur, export du site, sauvegardes, licences des extensions payantes : ces lignes ne coûtent rien à écrire au départ et coûtent cher à obtenir après.
La question à poser en premier
  • « Qu'est-ce qu'il me reste à faire, moi, pour que le site soit en ligne ? » Elle ne remplace pas les neuf points ci-dessus, mais elle règle les quatre premiers d'un coup : les textes, les photos, les validations et les délais.
  • Une agence qui répond « rien, on s'occupe de tout » vend soit un site avec vos concurrents dedans, soit un prix qui n'est pas celui affiché. Les deux se voient dans la réponse suivante.
  • Les mentions légales et l'information sur les données du formulaire de contact sont obligatoires, et personne ne les chiffre. Demandez si elles sont comprises, ou à votre charge.

Ce que ce relevé ne prouve pas

Un chiffre affiché n'est pas un chiffre payé, et ce relevé ne mesure ni la qualité du travail, ni les résultats obtenus, ni la satisfaction des clients. Il ne peut donc pas dire d'où vient l'écart entre deux agences, seulement qu'il existe et qu'il porte sur des offres qui ne contiennent pas la même chose.

Le panel n'est pas représentatif : les moteurs ont coupé l'accès après quinze requêtes servies sur les quatre-vingt-six prévues, ce qui concentre le relevé sur les premières villes de la liste, et rien ne permet de dire ce que donnerait un panel plus large. Ce qui reste vrai, c'est qu'un même mot désigne ici des objets différents, et qu'aucun des prix relevés ne se compare à un autre sans lire ce qu'il contient.

Les trois lignes à obtenir par écrit avant de signer

Si vous ne retenez que trois choses de cette page, prenez celles-ci et demandez-les par écrit, dans le devis lui-même.

  1. Qui écrit les textes, et qui fournit les photos. Treize pages de prix sur 25 ne parlent pas des textes, 23 sur 25 ne parlent pas des images. Ce sont les deux postes qui décalent un projet et gonflent une facture après coup.
  2. Ce que vous paierez la deuxième année, et la troisième. Ramenez tout à trois ans avant de comparer deux devis : le prix de création, plus l'abonnement s'il y en a un, plus l'hébergement et le nom de domaine.
  3. Que les droits vous sont cédés, et pour quels usages. Une ligne qui dit les usages, le lieu et la durée. Sans elle, vous avez payé le droit de vous servir du site, pas de le reprendre ailleurs.

Ces trois réponses ne coûtent rien à obtenir avant la signature, et elles se paient cher après. Une agence qui répond aux trois par écrit, sans discuter, vous en dit plus long sur sa façon de travailler que n'importe quel prix affiché.

Comment cet article a été fait
  1. Lecture intégrale, le 28 août 2026, des cinq premières pages françaises de Google sur la requête visée, en navigation privée depuis la France, sur ordinateur. Longueurs estimées entre 2 500 et 4 000 mots. Les cinq donnent des fourchettes de prix par type de prestataire, aucune ne publie de relevé, et la page publique la mieux placée indique elle-même que sa grille vient des estimations de deux professionnels. Ces pages ne sont pas nommées ici : ce sont les concurrents directs sur cette requête, et je ne les cite pas.
  2. Collecte de 169 domaines francophones le 28 août 2026, par 86 requêtes lancées sur deux moteurs de recherche qui exploitent leur propre index, Mojeek et Brave Search. Les deux ont coupé l'accès après 15 requêtes servies, avec des réponses 403 et 429. Une reprise plus lente, avec des pauses de 45 à 80 secondes, n'a rien ajouté en huit minutes et a été arrêtée. Le panel est donc concentré sur les premières villes de la liste, Toulouse et Paris.
  3. Filtrage du panel : le site doit montrer une activité de création de sites sur sa page d'accueil, avec deux signes distincts ou un signe dans le titre de la page. 4 domaines n'ont pas répondu, 39 ont été écartés. Restent 126 sites, soit 124 entreprises, deux réseaux étant présents avec deux villes chacun.
  4. Recherche d'une page de prix sur chacun, par les liens de l'accueil puis par treize adresses courantes, en s'arrêtant à la première page chiffrée trouvée. 62 pages chiffrées au total. Ce protocole ne voit ni un document joint, ni un configurateur, ni une page non liée : le bon énoncé est donc « aucun prix trouvé par ce protocole », et non « aucun prix public ».
  5. Relevé de chaque montant avec les 90 signes de texte qui l'entourent, puis vérification à la main des 37 pages candidates, celles que le programme classait en grille tarifaire comme celles qu'il avait écartées sur un seuil de nombre de montants. Ce seuil s'est révélé faux dans les deux sens : il avait écarté deux vraies grilles très détaillées et retenu des dossiers de blog. C'est la lecture du contexte qui tranche, pas le comptage.
  6. Onze pages écartées à la vérification : quatre dossiers de blog sur les prix du marché, un sélecteur de tranches de budget, un pack d'identité visuelle, deux offres de liens entrants, un tarif d'électricien, une page d'applications sur mesure et une page de boutiques en ligne. Une agence était comptée à 200 euros, prix d'un outil de réservation et non d'un site : corrigée à 600 euros, son vrai prix d'entrée.
  7. Trois erreurs de mesure corrigées avant publication, et elles disent ce que vaut un chiffre non vérifié : la première version comptait comme page de tarifs une révision de voiture et un prix de batterie de téléphone ; la deuxième comptait des dossiers de blog comme des tarifs d'agence ; la troisième construisait une médiane de frais mensuels à partir d'une série qui mélangeait maintenance, référencement, paiement échelonné et bornes de tableaux. Cette troisième mesure a été abandonnée, elle n'est pas publiée.
  8. Mesure des onze points de périmètre par correspondance d'expressions dans le texte de la page. C'est un plancher assumé, et non une note : une page qui formule autrement échappe à la recherche, et une absence de correspondance ne prouve pas ce que contiendra le devis.

Ce que cette méthode ne dit pas. Un prix affiché n'est pas un prix payé, et ce relevé ne mesure ni la qualité du travail, ni les résultats obtenus, ni la satisfaction des clients : il ne peut donc pas dire d'où vient l'écart entre deux agences. Les montants ne sont pas tous au même régime de taxe, et le panel n'est pas représentatif du marché français, les deux moteurs ayant coupé l'accès après 15 requêtes servies sur 86. Les chiffres décrivent 25 pages publiques, un jour donné, et rien de plus.

Questions fréquentes

Quel est le prix mensuel d'un site web ?

Deux formules coexistent, et elles ne se comparent pas au même endroit. Dans la première, vous payez la création une fois, puis l'hébergement et le nom de domaine chaque année, quelques dizaines d'euros pour un site vitrine simple, plus la maintenance si vous en prenez une. Dans la seconde, le site est vendu en abonnement : deux agences de mon relevé fonctionnent ainsi, l'une à 600 euros de frais de création plus 60 euros par mois. Le seul calcul qui permet de comparer est de tout ramener à trois ans. Je ne publie pas de moyenne des frais mensuels du marché : en relisant les pages relevées, les montants mélangeaient maintenance, référencement et paiements échelonnés, donc ils ne mesuraient rien de cohérent.

Est-ce payant de mettre un site en ligne ?

Pour un site professionnel, oui, même quand la création est gratuite. Deux dépenses reviennent : le nom de domaine, votre adresse en .fr ou en .com, et l'hébergement, l'espace où le site est stocké. Le registre français des adresses en .fr précise d'ailleurs qu'un nom de domaine ne s'achète pas : il est loué pour une période d'un à dix ans. Il existe bien des offres entièrement gratuites, mais elles vous logent à une adresse du type nomdelaplateforme.com/votre-entreprise, qui n'est pas la vôtre et que vous ne pourrez pas emporter.

Comment puis-je créer un site internet vitrine moi-même ?

C'est possible, et pour certaines activités c'est le bon choix. Il vous faut une adresse, un hébergement et un outil de création de sites. Le vrai coût n'est pas l'abonnement, il est dans les heures : les textes de vos pages représentent plusieurs milliers de mots, et ce sont eux qui bloquent la plupart des projets, y compris ceux confiés à une agence. Si vous les avez déjà écrits, faire soi-même devient réaliste. Si vous ne les avez pas, le problème sera le même quelle que soit la solution choisie. Pensez aussi aux mentions légales et à l'information sur les données du formulaire de contact, qui sont obligatoires et que personne ne fait à votre place.

Sources

Ressources utiles

Quiz

Trois questions à emporter devant votre devis

Question 1 / 3

Un devis annonce 900 euros, un autre 2 400 euros. Que faites-vous en premier ?

Question 2 / 3

Le devis ne dit rien des photos ni de qui écrit les textes. Vous en concluez quoi ?

Question 3 / 3

Vous avez payé votre site. Que faut-il pour qu'il soit vraiment à vous ?

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Écrit par

Maxim Gheorghita

Fondateur d'AmiSEO, à Toulouse

Je crée des sites web et je les référence sur Google. J'ai commencé en août 2024, seul, et je n'ai pas arrêté d'apprendre depuis deux ans. Depuis mai 2025, je le fais pour des entreprises, à Toulouse et dans toute la France, sous le nom d'AmiSEO, ma solo agency.

Relu par Maxim le . Relecture rapide du fond et des chiffres par Maxim avant la mise en ligne.

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