Mon site a des visiteurs mais aucun client : les 6 blocages à vérifier

Article écrit par l'agence AmiSEO, relu par Maxim, fondateur d'AmiSEO

· 28 min de lecture

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La réponse courte

Ce soir, ouvrez votre site sur votre téléphone et ne faites pas défiler : si rien ne permet de vous joindre à cet endroit, vous venez de trouver le premier blocage, et c'est le cas de 32,1 % des 190 sites que j'ai mesurés. Cette semaine, faites poser trois compteurs, sur les clics de votre numéro, de votre adresse mail et de vos boutons. Tant que ce nombre n'existe pas, vous ne saurez pas si les gens n'essaient pas de vous joindre, ou s'ils essaient et n'y arrivent pas. Ce sont deux problèmes opposés.

Où fuit votre site, et par quoi commencer

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Comptez-vous les clics sur votre numéro, votre lien mail et vos boutons ?

En résumé

  • Sur 190 pages d'accueil de PME françaises ouvertes le 26 août 2026 dans un navigateur réglé au format d'un téléphone, 61 sites, soit 32,1 %, ne proposent aucun des cinq moyens de contact recherchés avant de faire défiler.
  • 41,6 % n'ont aucun numéro cliquable sur leur page d'accueil, et 4,7 % n'ont aucun moyen de contact sur toute la page.
  • Sur chacun des quatre sites d'entreprises suivis douze mois, la page de contact reçoit moins de 1 % des arrivées venues de Google, et 1 à 6 adresses font 80 % des clics.
  • Sur les 126 sites du panel qui ont un formulaire, celui du milieu demande 6 champs, c'est-à-dire que la moitié en demandent moins et l'autre moitié davantage. Le plus long en demande 18.

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« Ça ne convertit pas », ça se compte en trois nombres

Les trois nombres sont : les visites, les gestes d'intention, les demandes reçues. Le deuxième manque presque toujours, et c'est celui qui dit où ça casse.

Parce que la phrase que vous avez en tête, « j'ai du monde sur mon site et le téléphone ne sonne pas », ne se répare pas telle quelle : elle mélange les trois.

Trois nombres la remplacent, et vous pouvez les sortir aujourd'hui. Ils ne disent pas la même chose, et le mot « conversion » les mélange tous : je ne l'emploierai que pour citer ce que disent les autres.

Le premier, c'est le nombre de visites.
Vous l'avez déjà, dans votre outil de statistiques ou dans la Search Console, le tableau de bord gratuit de Google qui montre ce que les gens tapent avant d'arriver chez vous.

Le deuxième, c'est le nombre de gestes d'intention : les clics sur votre numéro, sur votre adresse mail, sur un bouton de réservation.
Celui-là, presque personne ne l'a. C'est justement le nombre qui manque, et c'est lui qui dit si le problème est avant ou après l'arrivée sur la page.

Le troisième, c'est le nombre de demandes réellement reçues, formulaires remplis, appels décrochés, messages.

Voilà ce que ces trois nombres donnent sur un cas réel. Le restaurant L'Hémicycle, à Toulouse, en juillet 2026 : 774 visites, 119 gestes d'intention, 5 demandes écrites reçues. Les 119 gestes se décomposent en 52 clics sur le numéro de téléphone et 67 clics sur le bouton Réserver.

D'où viennent ces trois nombres

  • Source : les statistiques de fréquentation du site du restaurant L'Hémicycle, mois de juillet 2026, complet.
  • Méthode : un petit compteur posé sur le site enregistre chaque clic sur le numéro de téléphone et sur le bouton de réservation. Les demandes écrites sont comptées à la réception.
  • Ce qui n'est PAS compté : les appels qui n'ont pas commencé par un clic sur le site, les personnes venues sans passer par le site, et les demandes arrivées par les réseaux sociaux.
  • Dernière révision : 26 août 2026.

Lus séparément, ces nombres racontent trois histoires différentes.

Il s'est produit 15,4 gestes pour 100 visites. Ce n'est pas un site muet, c'est même un site qui déclenche des gestes.
Et pourtant, 0,65 % des visites donnent une demande écrite, soit une pour 23,8 gestes. Les deux chiffres sont vrais en même temps, et c'est exactement pour ça qu'il faut les deux.

Attention à ce que ces 119 comptent exactement. Ce sont 119 clics enregistrés, pas 119 personnes et pas 119 conversations.
La même personne peut cliquer deux fois, un clic sur un numéro ne veut pas dire que l'appel a été passé ni décroché, et un clic sur Réserver ne veut pas dire qu'une table a été réservée. Ce que ces 119 prouvent, et c'est déjà beaucoup : la page a déclenché des gestes, ce qui n'apparaît nulle part quand on ne compte que les mails reçus.

Vous lirez partout qu'un site de services doit convertir entre 2 et 5 %. Ce chiffre circule sans périmètre et sans source, et il compare des choses qui n'ont rien à voir : une boutique en ligne compte des commandes, un artisan compte des devis, un restaurant compte des couverts. Le seul repère qui vaut quelque chose est celui de votre propre site, mesuré le mois dernier, et comparé au mois d'avant.

L'essentiel
  • Six blocages, tous observés sur des sites réels, aucun n'étant une cause prouvée de vente perdue. Ce sont des obstacles entre le visiteur et le contact, mesurés à l'écran, pas des explications de votre chiffre d'affaires.
  • Le geste d'intention est le nombre manquant. Sans lui, vous ne saurez jamais si les gens n'essaient pas de vous joindre, ou s'ils essaient et n'y arrivent pas.
  • Sur 190 pages d'accueil de PME françaises ouvertes le 26 août 2026 dans un navigateur réglé au format d'un téléphone, 61 sites, soit 32,1 %, n'offrent aucun des cinq moyens de contact recherchés avant de faire défiler.
  • 41,6 % n'ont aucun numéro cliquable sur leur page d'accueil, et parmi ceux qui en ont un, un peu plus de la moitié seulement l'affiche dans le premier écran.
  • Les six contrôles prennent une vingtaine de minutes, sans outil payant. Le récapitulatif avec les seuils est en fin d'article, avec une grille vide à recopier.
  • Ces six blocages ne couvrent que le chemin jusqu'au contact. Ils ne disent rien de votre offre, de votre prix, de votre zone, de ce que vous inspirez, ni de la façon dont vous traitez une demande une fois qu'elle arrive. Ce sont d'autres chantiers, et un site irréprochable sur ces six points peut très bien ne rien vendre.

Blocage 1. Vos visiteurs n'arrivent pas là où vous croyez

Vos visiteurs n'arrivent ni sur votre accueil ni sur votre page de contact. Sur les quatre sites que je suis, la page de contact reçoit moins de 1 % des arrivées venues de Google, et une à six adresses font 80 % des clics.

Vous imaginez pourtant le parcours ainsi : quelqu'un arrive sur la page d'accueil, lit votre offre, clique sur Contact, remplit le formulaire. Ce parcours n'existe presque pas.

J'ai relevé, sur douze mois, toutes les pages d'arrivée de quatre sites d'entreprises dont je suis les statistiques de recherche. 5 136 clics depuis les résultats de Google, répartis sur 197 adresses distinctes une fois les doublons rassemblés.

Un mot sur ce que compte ce chiffre : la Search Console compte des clics, jamais des visites. C'est le nombre de fois où quelqu'un a choisi votre lien dans les résultats de Google.

Je donne les quatre sites séparément, et pas leur moyenne : un seul d'entre eux pèse 55,8 % des clics, donc une moyenne ne décrirait que lui.

Deux avertissements avant de le lire, parce qu'ils limitent ce qu'il vaut. Le site B est le mien. Les sites C et D appartiennent à la même entreprise et publient le même contenu sur deux adresses différentes : ce sont donc trois situations réelles, pas quatre.

SiteClics sur 12 moisArrivées sur l'accueilArrivées sur la page de contactArrivées ailleurs
Site A, commerce1 32695,2 %0,00 %4,8 %
Site B, mon propre site31945,8 %0,94 %53,3 %
Site C, service local6265,9 %0,48 %93,6 %
Site D, même entreprise que C2 8653,4 %0,03 %96,5 %

La colonne « accueil » va de 3,4 % à 95,2 %. Ces sites n'ont rien en commun de ce côté-là, et aucune moyenne ne serait honnête.

La colonne « page de contact », en revanche, dit partout la même chose. Sur les quatre sites, la page de contact reçoit moins de 1 % des arrivées, et sur l'un d'eux exactement zéro. Sept clics sur 5 136 en douze mois. C'est le seul point que les quatre partagent, et c'est pour ça que je le publie : la page que vous avez soignée pour recevoir les demandes n'est pas la porte d'entrée.

Un deuxième chiffre du même relevé change la façon de travailler. Sur chacun des quatre sites, entre 1 et 6 adresses font 80 % des clics. Ces sites ont pourtant 20, 21, 28 et 36 adresses qui reçoivent au moins un clic dans l'année.

Cette poignée de pages est votre vrai site. C'est sur elles que doit se trouver le moyen de vous joindre, pas seulement dans le menu.
Et vous pouvez les nommer ce soir : le rapport Performances de la Search Console, onglet Pages, trié par clics, vous les donne en trois gestes.

Le geste, ce soir
  • Ouvrez la Search Console, rapport Performances, onglet Pages, 12 derniers mois, tri par clics. Notez les dix premières lignes.
  • Ouvrez ces dix pages sur votre téléphone, une par une, sans faire défiler. Si l'une d'elles ne propose ni numéro cliquable, ni bouton, ni formulaire, vous savez combien de clics arrivent chaque année sur une page qui ne propose rien. Ce que ça vous coûte en demandes perdues, personne ne peut le dire tant que vous ne comptez pas les gestes.
  • Ne touchez à rien d'autre tant que ces dix pages ne sont pas traitées. Sur les quatre sites relevés, tout le reste des adresses pèse 20 % des clics à lui seul.

Vous préférez que quelqu'un passe vos dix pages au téléphone à votre place ? Je filme mon écran, je vous montre où les visiteurs se perdent et ce que ça vous coûte en demandes, et vous recevez la vidéo par mail. Vous n'avez rien à préparer.

Recevoir mon autopsie vidéo

Blocage 2. Sur un téléphone, il n'y a rien à faire dans le premier écran

Sur 190 pages d'accueil, 61 sites, soit 32,1 %, n'offrent rien à faire dans le premier écran d'un téléphone, bandeau de cookies non compté. Et c'est bien là que la plupart des gens arrivent.

Six clics sur dix viennent d'un téléphone. C'est ce que donnent les quatre mêmes sites sur douze mois : 59,0 % des clics venus de Google se font depuis un mobile, avec un écart considérable d'un site à l'autre : 30,4 % sur le site B, qui vend à des entreprises, 58,1 % sur le site D, 62,9 % sur le site C, 67,0 % sur le site A, qui est un commerce.

Ce décompte porte sur 4 980 clics et non sur les 5 136 du tableau précédent : la Search Console ne rend pas exactement le même total selon qu'on lui demande les pages ou les appareils, elle écarte au passage ce qu'elle ne peut pas attribuer sans identifier quelqu'un. L'écart est de 3 %.

Sur un téléphone, un écran fait environ 844 pixels de haut. Tout ce qui est en dessous n'existe pas tant que la personne ne fait pas glisser son pouce.

Et ce n'est pas seulement l'affaire de vos visiteurs. Google écrit qu'il « utilise la version mobile du contenu d'un site, explorée avec l'agent pour smartphone, pour l'indexation et le classement ». La version téléphone de votre page est donc à la fois celle que six arrivées sur dix depuis Google voient, et celle que Google lit.

Alors j'ai ouvert 190 pages d'accueil de PME françaises dans un vrai navigateur, en format téléphone, et j'ai relevé la position réelle en pixels de chaque moyen de contact.

Cinq formats sont recherchés, et cinq seulement : un numéro cliquable, un lien mail, un lien WhatsApp, un formulaire, et un lien dont le texte ou l'adresse porte l'un des mots contact, devis, rendez-vous, rdv, réservation, nous joindre, nous écrire. Quand j'écris qu'un site n'offre rien, cela veut dire qu'aucun de ces cinq formats n'a été trouvé à cet endroit, pas qu'il n'existe aucune action possible sur la page.

Combien d'écrans faut-il faire défiler avant le premier moyen de contact

  • 129 sites, 67,9 % un moyen de contact dans le premier écran
  • 18 sites, 9,5 % il faut faire défiler de un à trois écrans
  • 34 sites, 17,9 % il faut faire défiler plus de trois écrans
  • 9 sites, 4,7 % aucun moyen de contact détecté sur toute la page d'accueil

190 pages d'accueil ouvertes le 26 août 2026 dans un navigateur en 390 x 844 pixels, format iPhone. Un moyen de contact est compté s'il est réellement affiché : un numéro cliquable, un lien mail, un lien WhatsApp, un formulaire, ou un lien dont le texte ou l'adresse porte l'un des mots contact, devis, rendez-vous, rdv, réservation, nous joindre, nous écrire. Un élément poussé hors de l'écran par une animation est compté comme non visible.

Un site sur trois ne propose donc rien à faire tant qu'on n'a pas fait glisser son pouce, 61 sites sur 190, soit 32,1 % du panel.

Deux chiffres complètent le tableau, et ils sont plus parlants que le taux.

Sur les 190 sites, 181 affichent un moyen de contact quelque part dans leur page d'accueil. Les 9 autres n'en affichent aucun, ils n'ont donc pas de position. Sur ces 181, celui du milieu place son premier moyen de contact à 429 pixels du haut, soit la moitié d'un écran.

Le site du milieu, ou site médian, c'est celui qui coupe un classement en deux : la moitié font mieux, l'autre moitié font pire. J'emploierai ce mot dans tout l'article, et il portera toujours sur le groupe que je nomme juste à côté, jamais sur les 190 par défaut.

Mais un de ces 181 sites sur dix place son premier moyen de contact au-delà de 5 927 pixels, soit sept écrans plus bas, et le pire du relevé le pose à 12 588 pixels, quinze écrans.

En ajoutant les 9 sites qui n'offrent rien du tout, 27 sites sur 190, soit 14,2 %, demandent au visiteur de descendre plus de sept écrans ou ne lui proposent jamais rien.

Et la page ne s'arrête pas là. La page d'accueil médiane de ce panel fait 8 412 pixels de haut, soit dix écrans de téléphone, et une sur dix dépasse seize écrans et demi. Le moyen de contact n'y est donc pas seulement bas : il est perdu dans une page très longue, sans rien qui indique à quelle profondeur il se trouve.

Le piège du bandeau de cookies
  • Cette mesure ne tient pas compte de ce qu'un bandeau de consentement recouvre. Sur téléphone, un bandeau peut occuper la moitié basse de l'écran. Je n'ai pas mesuré à quelle fréquence.
  • Un bandeau ne peut que cacher un moyen de contact, jamais en faire apparaître un. Sur ce point précis, et sur ce panel, mon relevé compte donc plutôt trop de sites en règle que pas assez.
  • Testez-le vous-même sur votre site, sans accepter le bandeau. C'est ce que voit un visiteur qui hésite.

Blocage 3. Votre numéro est écrit, mais il n'est pas cliquable

Un numéro écrit en texte se lit. Un numéro cliquable se compose.

La différence tient à trois lettres dans le code de la page, « tel: », un format défini par une norme publique depuis 2004. Avec, un doigt sur le numéro lance l'appel. Sans, il faut le retenir, sortir du site, ouvrir le clavier, le retaper.

Sur les 190 sites, 79 n'ont aucun numéro cliquable sur leur page d'accueil, soit 41,6 %.
Et parmi ceux qui en ont un, la moitié le pose au-delà de 646 pixels, soit les trois quarts d'un écran. Un peu plus de la moitié restent malgré tout dans le premier écran : au bout du compte, 61 sites sur 190, soit 32,1 % du panel, offrent un numéro cliquable sans qu'il faille faire défiler.

Ce 32,1 % est le même nombre que celui du blocage 2, et c'est une coïncidence du relevé. Là-bas, 61 sites n'offrent rien du tout dans le premier écran. Ici, 61 sites y affichent un numéro cliquable. Même taux, deux groupes qui ne se croisent jamais.

Autrement dit : deux sites sur trois demandent au visiteur pressé de fournir un effort pour les appeler.

Ce chiffre a été vérifié deux fois, une fois dans le code de la page et une fois dans un navigateur qui l'affiche vraiment, parce que beaucoup de sites posent leur numéro après le chargement. Dix-neuf sites changent de camp entre les deux mesures, neuf dans un sens et dix dans l'autre : le solde vaut un seul site, et c'est la mesure après affichage qui est publiée. Le détail est dans la méthode, en bas de page.

Le contrôle prend dix secondes et il n'y a rien à installer. Ouvrez votre site sur votre téléphone et posez le doigt sur votre numéro : si le clavier d'appel s'ouvre, c'est bon.
S'il ne se passe rien, votre numéro n'est pas un lien, et la correction tient en une ligne pour la personne qui gère votre site.

Refaites-le sur les dix pages qui reçoivent vos visiteurs, pas seulement sur l'accueil : c'est là qu'on arrive.

Blocage 4. Votre formulaire demande plus que ce qu'on veut donner

Sur les 190 sites, 126 ont un formulaire quelque part, sur l'accueil ou sur la page de contact, soit 66,3 %. J'ai compté les champs à remplir, sans les boutons, les cases à cocher et les champs cachés.

Nombre de champs à remplirSitesPart des 126 formulaires
1 à 3 champs1511,9 %
4 à 5 champs4737,3 %
6 à 7 champs2923,0 %
8 à 10 champs2519,8 %
11 champs et plus107,9 %

La médiane est à 6 champs, et le record du panel est à 18. Dix-huit cases pour dire « rappelez-moi ».

Le raisonnement qui produit ces formulaires est toujours le même, et il est logique du point de vue du chef d'entreprise : plus j'en sais avant l'appel, moins je perds de temps. Il oublie seulement que la personne en face n'a encore rien décidé.

Le test qui tranche, champ par champ : qu'est-ce que sa réponse change à ce que vous ferez dans l'heure ?
Si elle ne change rien, la question se pose au téléphone, en trente secondes, une fois que le contact existe. Le budget, la surface, le nombre de salariés, la façon dont on vous a connu : ces quatre-là servent presque toujours après, pas avant.

Je n'ai pas mesuré combien de personnes abandonnent un formulaire trop long, et je ne vous dirai donc pas qu'un champ de trop vous coûte une demande. Ce que je peux dire est plus étroit : chaque champ est un geste de plus demandé à quelqu'un qui n'a encore rien décidé. Pour savoir ce que ça vous coûte vraiment, il faut compter les formulaires commencés et les formulaires envoyés, ce que la plupart des outils savent faire.

Il y a une deuxième raison de raccourcir, et elle n'est pas commerciale. La CNIL écrit que vous ne devez collecter que les données « adéquates, pertinentes et nécessaires au regard des finalités » de votre traitement. Un champ dont vous ne savez pas justifier la nécessité peut donc contrevenir à ce principe. Ça ne rend pas un formulaire long illégal en soi : ça vous oblige à pouvoir expliquer, pour chaque champ, à quoi il sert.

Trois champs suffisent à démarrer une conversation : un nom, un moyen de rappel, une phrase libre.

Blocage 5. Il n'y a qu'une seule porte, et elle ne convient pas à tout le monde

Sur 190 pages d'accueil, 60 sites, soit 31,6 %, n'offrent qu'un seul de ces cinq formats, ou aucun. Et 9 sites, 4,7 %, n'en offrent aucun du tout.

Ce 31,6 % ressemble au 32,1 % du blocage 2 sans désigner les mêmes sites : 36 sites cumulent les deux défauts, et 85 en tout, soit 44,7 %, ratent au moins l'un des deux.

Or les gens ne prennent pas contact de la même façon. Certains appellent, d'autres n'appelleront jamais et préfèrent écrire. Je n'ai pas mesuré comment ces préférences se répartissent, et je ne connais aucun chiffre français fiable là-dessus. Ce que j'ai mesuré, c'est le choix qu'on laisse au visiteur.

Le relevé montre à quel point le choix est étroit.

Moyen de contact sur la page d'accueilPrésentDont dans le premier écran
Un lien vers une page de contact87,9 %54,2 %
Un numéro cliquable58,4 %32,1 %
Un lien email31,6 %5,8 %
Un formulaire posé sur l'accueil28,9 %3,7 %
Un lien WhatsApp2,1 %0,0 %

Trois lectures de ce tableau, dans l'ordre.

Un. 30,0 % des sites n'ont ni numéro cliquable ni formulaire sur leur page d'accueil. Sur ces 57 sites, 8 offrent quand même une porte directe, un lien mail ou WhatsApp ; les 49 autres n'ont qu'un lien vers une autre page, ou rien.
C'est le blocage le plus difficile à voir depuis son propre bureau, parce qu'un dirigeant connaît son site par cœur et ne le parcourt jamais comme un inconnu.

Deux. Le lien email est présent sur moins d'un site sur trois, et quasiment jamais avant de faire défiler. C'est la voie de ceux qui n'appellent pas, qui écrivent le soir, et qui ne remplissent pas de formulaire parce qu'ils ne savent pas où ça part.

Trois. WhatsApp n'est présent que sur 4 sites du panel, soit 2,1 %. Je n'en tire pas qu'il faudrait l'ajouter partout, et je n'ai mesuré ni son usage ni son effet : je relève seulement que presque personne n'ouvre cette porte-là.

Un dernier chiffre pour situer le vôtre : seuls 34,7 % des sites offrent à la fois un numéro cliquable et une voie écrite sur leur page d'accueil. Sur les 65,3 % restants, le visiteur n'a qu'une seule façon de joindre l'entreprise, ou aucune : celle qu'elle a choisie pour lui.

Votre problème est-il avant ou après l'arrivée sur la page

Vous avez des visiteurs et pas de demandes
Peu de gestes pour 100 visites
  • Première explication possible, la page. Blocages 2, 3, 4 et 5 : il n'y a rien à faire, ou c'est trop loin, ou c'est trop long. C'est celle qui se vérifie en vingt minutes, donc celle par laquelle commencer.
  • Deuxième explication, tout aussi fréquente, le trafic. Les gens qui arrivent cherchaient une information, pas un prestataire, ou ils sont hors de votre zone. Regardez dans la Search Console ce qu'ils tapaient avant d'arriver.
  • Troisième explication, l'offre. Ce que la page propose n'intéresse pas ceux qui la lisent, et aucun bouton n'y changera rien.
Écartez la première, qui est gratuite, avant de vous attaquer aux deux autres.
Beaucoup de gestes pour 100 visites, et rien n'arrive
  • Le blocage est après le geste. Le numéro affiché n'est pas le bon, le formulaire n'envoie rien, les messages tombent dans les indésirables.
  • Ou le geste n'est pas ce que vous croyez. Un clic sur un numéro n'est pas un appel décroché, un clic sur un bouton de réservation n'est pas une réservation.
Envoyez-vous un message par votre propre formulaire, et appelez votre propre numéro depuis un téléphone inconnu.

Volontairement, cet arbre ne donne pas de seuil chiffré : je n'en ai aucun de validé. Le seul repère que je peux publier est un cas isolé, le restaurant plus haut, à 15,4 gestes pour 100 visites en juillet 2026. Un site professionnel dont la décision se prend en plusieurs semaines descendra bien plus bas sans que rien ne soit cassé. Le chiffre qui compte est le vôtre, comparé au vôtre du mois précédent.

Blocage 6. Vous comptez les visites, pas les gestes

C'est le blocage qui rend les cinq autres invisibles.

Sans compteur sur les gestes, votre tableau de bord affiche deux nombres qui ne se parlent pas : des visites d'un côté, des demandes de l'autre. Entre les deux, rien.

Reprenez les trois nombres du restaurant. Un dirigeant qui ne regarderait que la dernière ligne, 774 visites pour 5 demandes écrites, conclurait que son site ne sert à rien. Il aurait tort.
Avec le compteur de gestes, la lecture s'inverse : 119 gestes de contact ont été enregistrés, soit vingt-quatre fois plus que ce que montre la boîte mail. Sans ce compteur, ces 119 tentatives n'existent nulle part.

Et ce n'est pas qu'une question de moral. Ces deux nombres commandent deux chantiers opposés : à 119 gestes, on va chercher pourquoi si peu aboutissent, on rappelle plus vite, on vérifie que le numéro affiché est le bon. À 5 gestes, on serait allé refaire la page. Sans compteur, on aurait refait la page.

Poser ces compteurs ne demande aucun outil payant.

Vous avez besoin de trois compteurs, pas de trente. Un sur les clics du numéro, un sur les clics du lien email, un sur l'envoi du formulaire.
Toutes les solutions de statistiques savent le faire, y compris les gratuites.

Comment les poser, selon votre cas
  • Si quelqu'un gère votre site, envoyez-lui cette phrase, telle quelle : « Peux-tu ajouter trois compteurs dans mes statistiques : un clic sur le numéro de téléphone, un clic sur l'adresse mail, un envoi du formulaire de contact ? Je veux pouvoir les lire mois par mois. » Comptez une petite heure de son temps.
  • Attention si on vous répond « c'est déjà branché ». Google Analytics compte tout seul les interactions avec un formulaire, mais PAS les clics sur un numéro ni sur une adresse mail : ceux-là demandent un marquage à poser. Sur WordPress, Matomo et les extensions de suivi savent le faire sans écrire une ligne.
  • Si votre site vient d'un outil grand public, regardez d'abord son onglet de statistiques. Wix compte les clics sur les boutons, il faut activer le suivi dans le rapport dédié. Squarespace le fait aussi, mais pas dans sa formule d'entrée : il faut monter d'un cran dans ses abonnements. Attention à la limite, la même que pour Google Analytics : ces rapports comptent les BOUTONS, pas les clics sur un numéro ni sur une adresse mail. Ces deux-là restent à faire poser.
  • Dans tous les cas, la seule chose à vérifier au bout d'une semaine : cliquez vous-même sur votre numéro depuis votre téléphone, et regardez si le compteur bouge le lendemain. S'il ne bouge pas, c'est que ce compteur-là n'est pas posé, même si les autres le sont.
Ce qu'un compteur ne vous dira pas
  • Un clic sur un numéro n'est pas un appel abouti. La personne peut raccrocher, tomber sur un répondeur, appeler hors horaires.
  • Les appels passés sans cliquer ne sont pas comptés, ni ceux qui viennent de votre fiche Google, qui a ses propres statistiques.
  • Le compteur ne dit ni pourquoi, ni où. Il dit seulement qu'un geste a eu lieu, ou pas. C'est déjà l'information qui manque aujourd'hui, et elle suffit à savoir par quel bout commencer.

Les six contrôles, leur seuil, et la grille à recopier

Les six contrôles portent chacun leur seuil, et la grille est en bas de cette section, vide, à recopier au stylo : vos vraies pages d'arrivée, le premier écran du téléphone, le numéro cliquable, la longueur du formulaire, le nombre de portes, les compteurs de gestes.

Comptez trois temps distincts, et ne les confondez pas : l'examen à la main prend une vingtaine de minutes, poser les compteurs de gestes prend une petite heure, et mesurer l'effet d'une correction prend le temps qu'il faut à votre site pour produire assez de demandes.

ContrôleLe geste exactLe seuil
1. Vos vraies pages d'arrivéeSearch Console, rapport Performances, onglet Pages, 12 mois, tri par clics. Notez les dix premières. Si la Search Console n'est pas branchée sur votre site, votre outil de fréquentation donne la même liste sous « pages d'entrée » ou « pages de destination ». Sans ni l'un ni l'autre, ce contrôle tombe et il vous reste les cinq suivants.Ces dix pages doivent toutes porter un moyen de contact. Une seule qui n'en a pas est un défaut. Repère du panel : sur chacun des quatre sites relevés, 1 à 6 adresses font 80 % des clics.
2. Le premier écran du téléphoneOuvrez chacune de ces dix pages sur votre téléphone et regardez sans faire défiler. Comptez DEUX FOIS, dans cet ordre : d'abord en ignorant le bandeau de cookies, comme si de rien n'était, puis en tenant compte de ce qu'il recouvre.Un des cinq moyens de contact visible, sinon c'est un défaut. Le premier comptage, bandeau ignoré, est celui qui se compare aux 67,9 % du panel. Le second, bandeau compris, est ce que voit vraiment un visiteur qui hésite : il n'a pas de repère, mais c'est celui qui compte pour vous. Réserve : mon repère porte sur des pages d'accueil, vous testez des pages internes.
3. Le numéro cliquablePosez le doigt sur votre numéro, sur ces mêmes pages.Le clavier d'appel doit s'ouvrir. Repère, mesuré sur les pages d'accueil du panel : 58,4 % l'ont quelque part, 32,1 % dans le premier écran.
4. La longueur du formulaireComptez les champs à remplir de votre formulaire de contact, hors cases à cocher et bouton d'envoi. Ne comptez ni la barre de recherche ni l'inscription à une lettre d'information : je les ai écartées aussi.Plus de 6 champs, c'est au-dessus du formulaire du milieu. 8 champs ou plus, vous êtes dans le quart le plus exigeant : 27,8 % des 126 formulaires mesurés.
5. Le nombre de portesSur votre accueil, comptez lesquels de ces cinq formats sont présents, ce sont exactement ceux que j'ai mesurés : numéro cliquable, lien mail, lien WhatsApp, formulaire, lien vers une page de contact.Un seul format, ou aucun, c'est un défaut : c'est le cas de 31,6 % du panel, deux formats ou plus étant la règle chez les 68,4 % restants. Fréquence de chaque format sur les pages d'accueil du panel : lien vers une page de contact 87,9 %, numéro cliquable 58,4 %, lien mail 31,6 %, formulaire posé sur l'accueil 28,9 %, WhatsApp 2,1 %.
6. Les compteurs de gestesOuvrez votre outil de statistiques et cherchez un compteur sur les clics du numéro. S'il n'y en a pas, la marche à suivre selon votre cas est dans l'encadré du blocage 6.S'il n'existe pas, c'est un défaut. C'est celui qui rend les cinq autres mesurables, donc celui à lancer en premier, même s'il passe par quelqu'un d'autre.

Deux règles avant de corriger quoi que ce soit, et elles ne disent pas la même chose.

Ce qui est cassé se répare tout de suite, tout ensemble.
Un numéro qui n'est pas un lien, un formulaire qui n'envoie rien, une page sans aucun moyen de contact : ce ne sont pas des hypothèses à tester, ce sont des pannes. Attendre pour les corriger une par une ne vous apprendra rien et vous coûtera des demandes.

Ce qui relève du goût se change une chose à la fois, et se juge sur un nombre de demandes, pas sur une durée.
Déplacer un bouton, raccourcir un texte, changer une couleur : là, si vous changez trois choses le même jour, vous ne saurez jamais laquelle a compté. Et un mois de calendrier ne prouve rien sur un site qui reçoit trois demandes par mois : décidez d'avance combien de demandes vous voulez avoir vues avant de conclure, et tenez-vous-y. La saison, une publicité, un article qui sort ailleurs peuvent expliquer l'écart aussi bien que votre correction.

Recopiez la grille ci-dessous sur une feuille, une colonne par page testée, et remplissez-la au stylo. Six lignes, dix pages, vingt minutes.

ContrôlePage 1Page 2Page 3
1. Page d'arrivée réelle   
2. Contact dans le premier écran   
3. Numéro cliquable   
4. Champs du formulaire   
5. Nombre de portes   
6. Compteur de gestes   

Vous avez la grille, et pas envie de la remplir ? Je le fais à votre place : je passe vos pages les plus visitées au téléphone, je filme mon écran, et vous recevez la vidéo par mail avec ce qui bloque et par quoi commencer. Sans rendez-vous.

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Ce que cette mesure ne prouve pas

Cette mesure ne prouve aucun lien entre ces six blocages et une perte de chiffre d'affaires, et elle ne décrit pas les PME françaises en général. Trois limites, en clair.

Ce sont des obstacles observés, pas des causes prouvées. Je n'ai comparé aucun site avant et après correction, ni les sites qui ont un défaut à ceux qui ne l'ont pas. Pour relier un de ces défauts à de l'argent perdu, il faudrait le chiffre d'affaires de 190 entreprises, que personne ne publie. Ce que ça vous coûte à vous, seul votre propre compteur vous le dira.

Les 190 sites ne sont pas tirés au sort. Ce sont ceux que trois moteurs renvoient sur trente-six recherches de métier et de ville. Un site bien classé peut être mieux tenu que la moyenne, comme il peut être très travaillé pour Google et négligé côté contact : je ne sais pas dans quel sens ça penche. Une seule exception, où je connais le sens : un bandeau de cookies peut cacher un moyen de contact, jamais en révéler un, donc sur le contrôle du premier écran je compte plutôt trop de sites en règle que pas assez.

Le relevé des pages d'arrivée porte sur quatre sites, dont deux appartiennent à la même entreprise et publient le même contenu, et un troisième est le mien. Ce sont donc trois situations réelles, et un seul des quatre pèse 55,8 % des clics. D'où les quatre lignes séparées et aucune moyenne. Les deux seuls points que les quatre partagent sont ceux que je publie : la page de contact reste sous 1 % des arrivées, et une poignée d'adresses fait 80 % des clics.

Enfin, cet article ne traite pas du trafic. Si personne ne vient, aucun de ces six contrôles ne changera quoi que ce soit : c'est un autre chantier, qui commence par vérifier que votre site apparaît bien dans les résultats de Google.

Et ce chantier-là se compte en mois, pas en semaines. J'ai mesuré combien de temps il faut réellement pour arriver en première page sur 8 816 requêtes suivies : ça ne se règle pas en corrigeant un formulaire.

Et si votre problème n'est finalement ni le trafic ni la page mais le site lui-même, la question devient celle du budget, de ce que ce budget achète réellement en heures de travail, et de qui va s'en charger.

Comment cet article a été fait
  1. Lecture intégrale, le 26 août 2026, des huit pages francophones que deux index publics indépendants placent en tête sur « pourquoi mon site ne convertit pas ». Longueurs relevées entre 499 et 3 341 mots. Les huit donnent la même chose : une liste de quatre à huit raisons générales, message flou, appel à l'action invisible, lenteur, manque de confiance, mauvaise expérience mobile. Une seule publie un repère chiffré, sans source. Aucune ne mesure quoi que ce soit sur des sites réels, et aucune ne donne au lecteur un moyen de savoir laquelle des raisons est la sienne.
  2. Collecte de domaines de PME et d'artisans français par trois index de recherche publics, Brave, DuckDuckGo et Mojeek, le 26 août 2026. 36 couples métier plus ville tirés au hasard parmi les 500 possibles, vingt-cinq métiers et vingt villes, avec une graine fixe pour que le tirage se rejoue à l'identique. 306 domaines collectés, 289 ont répondu.
  3. Écartés ensuite : 99 sites qui ne sont pas une entreprise locale unique. Le tri combine une détection automatique, la page d'accueil est relue et on y compte les marqueurs de place de marché puis les domaines d'entreprises sortants, et une liste nommée d'enseignes nationales, de réseaux, de comparateurs et de médias. Chaque exclusion est enregistrée avec son motif. Restent 190 sites.
  4. Ouverture des 190 pages d'accueil dans un vrai navigateur, en 390 x 844 pixels, format iPhone, avec attente de la fin du chargement. Pour chaque moyen de contact affiché, numéro cliquable, lien mail, lien WhatsApp, formulaire, lien portant les mots contact, devis, rendez-vous, rdv, réservation, nous joindre ou nous écrire, relevé de sa position réelle en pixels depuis le haut de la page, et de la hauteur totale de la page. Un élément dont la position calculée est négative a été poussé hors de l'écran par une animation : il est compté comme non visible. Deux sites du panel sont dans ce cas, et les compter aurait fait passer de 32,1 % à 31,1 % le taux de sites sans rien dans le premier écran.
  5. Double mesure, parce que beaucoup de sites n'affichent leur numéro qu'une fois la page chargée : le relevé a été fait deux fois, avant et après affichage. 78 sites n'ont pas de numéro cliquable avant affichage, 9 en font apparaître un ensuite, et 10 ont l'inverse, un numéro écrit dans la page mais jamais affiché. L'écart net entre les deux mesures est donc d'un seul site sur 190, et tous les taux publiés dans l'article sont ceux d'après affichage.
  6. Comptage des champs de formulaire sur la page d'accueil et sur la page de contact quand elle existe, hors champs cachés, boutons et cases à cocher. Les formulaires de recherche et d'inscription à une lettre d'information sont écartés.
  7. Relevé Search Console, le 26 août 2026, sur la période du 23 août 2025 au 23 août 2026, de toutes les pages d'arrivée de quatre sites d'entreprises : 5 136 clics depuis les résultats de Google. Une même page peut être écrite de plusieurs façons dans ce rapport, avec ou sans www, avec ou sans barre oblique finale, avec une ancre après un dièse ou des paramètres après un point d'interrogation : toutes ces écritures ont été ramenées à une seule avant tout calcul, ce qui fait passer le décompte de 327 lignes brutes à 197 adresses distinctes, dont 105 seulement reçoivent au moins un clic. La Search Console compte des clics, jamais des visites, des sessions ou des personnes. Répartition des arrivées par site, sans moyenne agrégée puisqu'un seul site pèse 55,8 % des clics, et part du mobile sur 4 980 clics. Une page est comptée comme page de contact quand le DERNIER segment de son adresse est contact, nous-contacter, devis, réservation, rendez-vous ou équivalent. Un premier essai par simple présence du mot dans l'adresse comptait des articles de blog comme des pages de contact, par exemple un guide intitulé « comment contacter Airbnb », et gonflait la colonne de 0,03 % à 7,7 % sur un site. Les quatre sites ne sont pas quatre entreprises : deux d'entre eux appartiennent à la même et publient le même contenu sur deux adresses, et un troisième est amiseo.fr.
  8. Aucun taux de cet article ne porte de marge d'erreur, et c'est délibéré. Une marge suppose un tirage au hasard dans une population connue. Ici les 190 sites viennent de ce que trois moteurs renvoient sur trente-six recherches : le panel se décrit, il ne s'extrapole pas aux PME françaises.

Ce que cette méthode ne dit pas. Trois limites, et elles ne sont pas mineures. D'abord, la mesure d'écran ne tient pas compte de ce qu'un bandeau de consentement recouvre. Un bandeau ne pouvant que cacher un moyen de contact et jamais en révéler un, le taux réel de sites sans contact visible est donc au moins égal à 32,1 %, jamais inférieur : c'est la seule direction de biais que je connaisse. Ensuite, le panel n'est pas un échantillon représentatif des PME françaises, ce sont des sites que trois moteurs renvoient déjà en résultat, et je ne sais pas dans quel sens ça penche : un site bien classé peut être mieux tenu que la moyenne, comme il peut être très travaillé pour Google et négligé côté contact. Enfin, le relevé des pages d'arrivée porte sur quatre sites, dont deux appartiennent à la même entreprise et un est le mien, avec des profils qui vont de 3,4 % à 95,2 % d'arrivées sur l'accueil. Je n'en tire aucune moyenne de marché, seulement les deux points que les quatre partagent.

Sources

  • RFC 3966, The tel URI for Telephone Numbers, IETF La norme publique qui définit le format rendant un numéro de téléphone cliquable sur une page web. « The 'tel' URI describes resources identified by telephone numbers. » Publiée en décembre 2004, statut Standards Track, ouverte le 26 août 2026.
  • CNIL, minimiser les données collectées « Vous ne devez collecter que les données personnelles qui sont adéquates, pertinentes et nécessaires au regard des finalités de votre traitement. » Mise à jour le 27 janvier 2020, ouverte le 26 août 2026.
  • Google Search Central, indexation orientée mobile « Google utilise la version mobile du contenu d'un site, explorée avec l'agent pour smartphone, pour l'indexation et le classement. » Mise à jour le 20 février 2026, ouverte le 26 août 2026.
  • Aide Search Console, rapport Performances La documentation du rapport utilisé pour le contrôle numéro 1 et pour le relevé des pages d'arrivée. Les données peuvent y être groupées par requête, page, pays et appareil. Ouverte le 26 août 2026.

Ressources utiles

Quiz

Avez-vous retenu l'essentiel ?

Question 1 / 6

Vous avez 800 visites par mois et 4 demandes. Que faut-il regarder en premier ?

Question 2 / 6

Sur les quatre sites suivis douze mois, quelle part des clics venus de Google arrive sur la page de contact ?

Question 3 / 6

Votre numéro est écrit en gros sur la page d'accueil. Est-ce suffisant ?

Question 4 / 6

Combien de champs demande le formulaire médian du panel mesuré ?

Question 5 / 6

Que prouve le fait que 32,1 % des sites n'offrent rien à faire dans le premier écran ?

Question 6 / 6

Vous déplacez un bouton, raccourcissez un texte et changez une couleur le même jour, puis les demandes augmentent. Qu'est-ce qui cloche ?

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Écrit par

Maxim Gheorghita

Fondateur d'AmiSEO, à Toulouse

Je crée des sites web et je les référence sur Google. J'ai commencé en août 2024, seul, et je n'ai pas arrêté d'apprendre depuis deux ans. Depuis mai 2025, je le fais pour des entreprises, à Toulouse et dans toute la France, sous le nom d'AmiSEO, ma solo agency.

Relu par Maxim le . Relecture rapide du fond et des chiffres par Maxim avant la mise en ligne.

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Une autopsie vidéo de votre site, par Maxim

Ce qui vous coûte des demandes, ce qui bloque vos positions, et quoi corriger en premier. Vous recevez le lien, vous en faites ce que vous voulez.

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