Refonte de site et SEO : pourquoi tout a disparu de Google, et comment le retrouver

Article écrit par l'agence AmiSEO, relu par Maxim, fondateur d'AmiSEO

· 11 min de lecture

Partager

En résumé

Après une refonte, le nouveau site est rarement cassé : ce sont les anciennes adresses que Google connaissait qui ont disparu.

  • Sur 185 sites relevés le 14 septembre 2026, 7 seulement portent une trace grave visible en ligne.
  • Sur 1 133 anciennes adresses de 107 sites, 47,7 % déclarent aujourd'hui une erreur.
  • Google annonce quelques semaines de flottement, mais une page en erreur ne revient pas en attendant.

Attendre ou réparer : votre cas en quatre réponses

1 / 4

Depuis combien de temps le nouveau site est-il en ligne ?

Résumer cet article avec

Votre nouveau site n'est pas cassé, c'est l'ancien qui a disparu

Vous avez refait votre site. Il est plus beau, plus rapide, il marche sur téléphone. Et depuis la mise en ligne, les appels venus de Google ont fondu.

Le réflexe est de chercher la panne sur le nouveau site. C'est rarement là qu'elle est.
Google ne classait pas votre site en bloc. Il classait des pages, chacune à son adresse, parfois depuis des années. Une refonte change ces adresses : /nos-services.php devient /services/, une page disparaît, deux fusionnent.

Si l'ancienne adresse ne renvoie pas vers la nouvelle, Google tombe sur une erreur, et la page qui vous apportait des clients sort des résultats. Le nouveau site, lui, s'affiche parfaitement. C'est pour ça que personne ne voit rien.

Il existe aussi des pannes visibles sur le nouveau site : un blocage oublié qui interdit tout Google, un plan du site qui pointe vers des pages mortes. J'ai voulu savoir laquelle des deux familles pèse vraiment. Alors j'ai regardé des sites réels, le 14 septembre 2026.

7 sites sur 185 portent une trace grave visible en ligne

J'ai repris 185 sites d'artisans et de PME françaises, ceux de mon panel du 11 septembre qui répondaient ce jour-là. Pour chacun, j'ai cherché les cinq traces qu'une mise en ligne mal finie laisse sur le site lui-même.

Le résultat va dans le sens inverse de ce qu'on lit partout. 178 sites n'en portent aucune. Sept en portent au moins une, et chacune correspond à ce que Google décrit comme un problème dans sa propre documentation.

Les traces graves d'une mise en ligne, sur 185 sites

  • 178 sites aucune des cinq traces, 96,2 %
  • 7 sites au moins une trace grave, 3,8 %

Relevé du 14 septembre 2026 sur 185 sites joignables. Les traces qui portent sur le plan du site ne se mesurent que sur les 167 sites qui en ont un lisible. 20 pages par plan au plus, prises à intervalles réguliers dans la liste.

Voici les sept, anonymisés, parce que chacun illustre une panne précise.

La traceSites touchésCe que Google en fait
Le fichier qui interdit tout le site aux robots1 sur 185Il ne lit plus aucune page.
L'accueil marqué « ne pas indexer »0 sur 185Il retire la page des résultats.
Deux noms de domaine vivants, le nouveau désignant l'ancien comme page officielle1 sur 185Il choisit lui-même lequel montrer.
Un plan du site fait d'anciennes adresses, renvoyées par une redirection temporaire2 sur 167Il garde l'ancienne adresse dans ses résultats.
Des pages réelles du plan du site qui mènent à une erreur ou à l'accueil3 sur 167Il les traite comme des pages disparues.

Le blocage total est celui d'une boutique de fleurs. Son fichier robots.txt, la page que les robots lisent avant tout le reste, tient en deux lignes : tout le monde, interdit partout. Ce réglage sert à cacher un site en construction. Ici, il cache un site en ligne.

Les deux domaines vivants sont ceux d'un traiteur. Le site répond à une adresse, mais sa page d'accueil déclare que la page officielle est sur un autre nom de domaine, et son plan du site ne liste que cet autre domaine, qui répond lui aussi. Rien ne renvoie l'un vers l'autre. Google doit choisir.

Les deux plans du site d'anciennes adresses sont ceux d'un carreleur et d'un architecte d'intérieur. Le premier donne à Google 10 adresses sur 11 en .php, que le site renvoie ailleurs. Le second donne 165 adresses en http alors que le site est passé en https. Les pages que j'ai testées renvoient bien vers une page du site, mais toutes par une redirection déclarée temporaire. Google, dans ce cas, garde l'ancienne adresse dans ses résultats.

Les pages réelles qui mènent nulle part : un dépanneur dont le plan du site annonce une page /accueil en erreur alors que son accueil répond ailleurs, une boutique en ligne dont trois adresses du plan mènent à sa page d'erreur, et un second carreleur dont trois pages sur quatre, extérieur, intérieur et réalisations, renvoient vers l'accueil.

Vous ne savez pas si votre site est dans les 178 ou dans les 7 ? Demandez mon autopsie vidéo : j'ouvre votre site et je vous montre ce que Google y trouve.

Le vrai trou ne se voit pas sur le nouveau site

Sept sites sur 185, c'est peu. Si votre trafic s'est effondré après une refonte, la cause la plus probable n'est donc pas dans ce tableau. Elle est dans les adresses que votre ancien site avait et que le nouveau n'a plus.

Je l'ai mesuré le 5 septembre 2026 pour mon article sur la ligne du devis de refonte qui décide de ce que vous gardez. J'ai demandé à l'archive publique du web les anciennes pages de 107 sites d'entreprises, enregistrées entre 2015 et fin 2022, puis je les ai rouvertes une par une.

Où tombent 1 133 anciennes adresses de 107 sites

  • 318 adresses répondent encore à leur propre adresse, 28,1 %
  • 202 adresses renvoient vers une autre page du site, 17,8 %
  • 72 adresses renvoient vers la page d'accueil, 6,4 %
  • 541 adresses déclarent une erreur, 47,7 %

Mesure du 5 septembre 2026, publiée dans l'article sur le devis de refonte. Base : 1 133 adresses de 107 sites, archivées entre 2015 et fin 2022 avec une réponse normale à l'époque. Les 541 erreurs comptent 495 pages déclarées introuvables et 46 autres formes d'erreur.

47,7 % des anciennes adresses déclarent une erreur. Aucun de ces sites n'est abandonné, tous répondent. Leur passé, lui, a disparu en route.

La troisième case mérite qu'on s'y arrête, parce qu'elle ressemble à une solution. Renvoyer une page supprimée vers l'accueil n'est pas une réparation. Google l'écrit dans sa documentation sur les migrations : une page sans équivalent doit répondre une erreur 404 ou 410, le code qui dit « cette page n'existe plus ». Et elle ajoute que renvoyer en masse les anciennes adresses vers une même page, comme l'accueil, peut être considéré comme une fausse page d'erreur.

La ligne de partage

  • Une ancienne page qui a un équivalent se renvoie vers cet équivalent, par une redirection permanente, le code 301.
  • Une ancienne page sans équivalent répond une erreur 404 ou 410. Pas l'accueil.
  • Une ancienne page qui rapportait des clients et que vous avez supprimée se recrée. C'est la seule façon de retrouver ce qu'elle apportait.

Attendre ou agir : ce que Google dit vraiment du délai

La phrase qu'on vous a peut-être servie : « c'est normal, ça va revenir ». Elle est à moitié vraie.

Google écrit, dans sa documentation mise à jour le 11 septembre 2026, que quelques semaines peuvent être nécessaires pour qu'il traite la plupart des pages d'un site de petite ou moyenne taille qui change d'adresses, et plus longtemps pour les grands sites. Il prévient aussi que la visibilité peut fluctuer pendant cette période.

Cette phrase suppose une chose : que chaque ancienne adresse renvoie vers la nouvelle. Une page qui répond une erreur ne revient pas en attendant. Google n'a rien à transférer, il n'y a plus rien au bout.

Ce que le délai de Google ne couvre pas

  • Vos anciennes adresses mènent aux bonnes pages : attendre quelques semaines est raisonnable, c'est le délai que Google annonce.
  • Vos anciennes adresses mènent à une erreur ou à l'accueil : chaque jour d'attente est un jour perdu. Il faut réparer d'abord.
  • Votre site est bloqué aux robots : Google ne peut même pas voir les redirections. Aucun délai ne s'applique.

Je n'ai pas mesuré moi-même combien de temps met un site pour retrouver ses positions après réparation. Je n'ai pas assez de refontes suivies jour par jour pour vous donner un chiffre honnête. Le seul délai de cette page est celui de Google, et c'est lui qui l'écrit.

Le diagnostic en vingt minutes, dans votre Search Console

La Search Console est l'outil gratuit de Google qui montre, page par page, combien de fois votre site est apparu dans les résultats et combien de clics il a reçus. Si votre prestataire l'avait branchée avant la refonte, elle garde l'historique de vos anciennes pages sur seize mois, et c'est elle qui va vous dire lesquelles ont disparu.

  1. Ouvrez Performances, puis le bouton Plus, puis l'onglet Comparer. Choisissez Personnalisée et posez deux périodes de même longueur : les quatre semaines avant la mise en ligne, et les quatre dernières.
  2. Sous le graphique, cliquez l'onglet Pages. Le tableau affiche une colonne « Clics Différence ». Triez-la pour faire remonter les pertes les plus fortes.
  3. Copiez les dix adresses qui ont le plus perdu, et collez-les une par une dans votre navigateur.
  4. Ouvrez ensuite Indexation, puis Pages. Dans « Pourquoi des pages ne sont pas indexées », cherchez trois lignes : « Introuvable (404) », « URL marquée "noindex" » et « URL bloquée par le fichier robots.txt ».
  5. Tapez enfin votre adresse suivie de /robots.txt, par exemple monsite.fr/robots.txt. Si vous lisez Disallow: / seul sous User-agent: *, tout votre site est fermé aux robots.

Ce que donne une ancienne adresse collée dans le navigateur

  • La bonne page s'ouvre, à sa nouvelle adresse : la redirection est en place, cette page n'est pas votre problème.
  • Une page d'erreur s'affiche : la redirection manque. C'est une ligne à ajouter par page.
  • Vous arrivez sur l'accueil : la page est renvoyée vers l'accueil. Google peut la traiter comme disparue.

Si vos dix adresses s'ouvrent toutes et que le fichier robots.txt est propre, la cause est ailleurs : des textes retirés, des pages fusionnées, ou une chute qui n'a rien à voir avec la refonte. Pour lire correctement une baisse de position, j'ai écrit un guide sur la position de votre site sur Google.

Et si la Search Console n'était pas branchée avant la refonte, elle ne vous montrera rien d'avant. Il reste l'archive publique du web, qui garde une partie des anciennes adresses : c'est la méthode que j'ai suivie pour les 1 133.

Vous avez trouvé des adresses en erreur et vous ne savez pas par où commencer ? Demandez mon autopsie vidéo : je reprends vos pages perdues et je vous montre lesquelles réparer d'abord.

Ce qui se répare, et ce qu'il faut demander par écrit

Chaque trace de ce relevé a un geste précis. Aucun ne demande de refaire le site une seconde fois.

Ce que vous avez trouvéLe gesteUrgence
Tout le site interdit aux robotsRetirer la ligne Disallow: / du fichier robots.txtLe jour même
Anciennes adresses en erreur, avec un équivalentUne redirection 301 par adresse, vers la page équivalenteCette semaine
Anciennes pages renvoyées vers l'accueilRediriger vers l'équivalent, ou répondre 404 s'il n'y en a pasCette semaine
Redirections temporaires, codes 302 ou 307Les passer en 301, redirection permanenteCette semaine
Ancien nom de domaine qui répond encoreRediriger chaque page de l'ancien domaine vers le nouveau, en 301Cette semaine
Plan du site plein d'anciennes adressesNe lister que les adresses définitives, puis le renvoyer dans la Search ConsoleAprès les redirections

Google demande de garder ces redirections aussi longtemps que possible, généralement au moins un an, dans sa documentation sur les migrations. Un prestataire qui les retire au bout de trois mois pour « nettoyer » refait la panne.

Si c'est votre prestataire qui a fait la refonte, demandez-lui par écrit, en une ligne : la liste des anciennes adresses et, pour chacune, l'adresse vers laquelle elle renvoie. S'il n'a pas cette liste, c'est qu'elle n'a jamais été faite. C'est exactement ce que doit contenir une refonte de site internet qui ne fait pas perdre ce que l'ancien avait gagné, et si vous êtes près de chez moi, ma page sur la refonte de site internet à Toulouse détaille comment je m'y prends.

Ce que ce relevé ne dit pas, y compris contre moi

Je ne sais pas lesquels des 185 sites ont été refaits. J'ai cherché les traces qu'une mise en ligne mal finie laisse, pas les refontes elles-mêmes. Un site jamais refait peut porter une de ces traces, et un site refait hier peut n'en porter aucune.

J'ai regardé le site de l'extérieur, sans son trafic. Je ne sais pas si les sept sites ont perdu des clics. Je sais seulement que Google trouve chez eux ce que sa documentation décrit comme un problème.

J'ai testé 20 pages par plan du site au plus. Un plan de mille pages peut cacher une erreur que mon échantillon a sautée. 18 sites n'ont aucun plan lisible, leurs pages n'ont pas été testées du tout.

Quatre sites du panel n'ont pas répondu le jour du relevé. Ils sont sortis de tous les calculs.

Comment cet article a été fait
  1. J'ai repris le panel de 190 adresses de sites d'artisans et de PME françaises constitué le 11 septembre 2026. Une adresse y figure deux fois, avec et sans les trois w, et 4 sites n'ont pas répondu le 14 septembre : il reste 185 sites.
  2. Pour chacun, j'ai lu la page d'accueil, son fichier robots.txt, la page qu'elle désigne comme officielle, et la consigne de ne pas indexer, dans la page comme dans la réponse du serveur.
  3. J'ai lu le plan du site annoncé par le fichier robots.txt, ou à défaut aux trois adresses habituelles, en suivant tous les sous-plans jusqu'à 50. 167 sites en ont un lisible. J'y ai pris 20 pages au plus, à intervalles réguliers dans la liste.
  4. Chaque page a été ouverte deux fois : une fois sans suivre les redirections, pour lire le code renvoyé, une fois en les suivant, pour savoir où elle arrive.
  5. J'ai relu à la main chacun des 35 sites signalés par le relevé automatique. Trois signalements étaient faux et sont sortis du compte, les autres sont classés en traces graves ou mineures d'après la page réellement servie.

Ce que cette méthode ne dit pas. Je ne sais pas lesquels de ces sites ont été refaits, ni s'ils ont perdu des clics : je relève ce que Google trouve sur le site en ligne, pas son trafic. Et 20 pages par plan du site ne voient pas une erreur isolée sur un plan de mille pages.

Sources

Ressources utiles

Quiz

Ce que vous avez retenu du relevé

Question 1 / 4

Sur 185 sites relevés le 14 septembre 2026, combien portent une trace grave visible en ligne ?

Question 2 / 4

Sur 1 133 anciennes adresses de 107 sites, quelle part déclare aujourd'hui une erreur ?

Question 3 / 4

Une page supprimée qui n'a aucun équivalent sur le nouveau site doit :

Question 4 / 4

Pour un site de petite ou moyenne taille qui change d'adresses, Google annonce :

Partager

Écrit par

Maxim Gheorghita

Fondateur d'AmiSEO, à Toulouse

Je crée des sites web et je les référence sur Google. J'ai commencé en août 2024, seul, et je n'ai pas arrêté d'apprendre depuis deux ans. Depuis mai 2025, je le fais pour des entreprises, à Toulouse et dans toute la France, sous le nom d'AmiSEO, ma solo agency.

Relu par Maxim le . Relecture rapide du fond et des chiffres par Maxim avant la mise en ligne.

Commentaires

Une question, un désaccord, un retour d'expérience ? Tout est lu. Les commentaires utiles sont publiés ici avec leur réponse, les autres ne le sont pas.

L'email n'est jamais affiché, il sert seulement à répondre. Données gardées 12 mois.

Une autopsie vidéo de votre site, par Maxim

Ce qui vous coûte des demandes, ce qui bloque vos positions, et quoi corriger en premier. Vous recevez le lien, vous en faites ce que vous voulez.

Recevoir mon audit