Devis de refonte de site internet : la ligne qui décide de ce que vous gardez
Article écrit par l'agence AmiSEO, relu par Maxim, fondateur d'AmiSEO
· 17 min de lecture
En résumé
Un devis de refonte se compare à un autre dès qu'il dit combien de vos pages actuelles sont reprises, et ce qu'il advient des autres.
- Sur 1 133 anciennes adresses de 107 sites d'entreprises rouvertes le 5 septembre 2026, 43,7 % répondent une erreur franche.
- Sur les 99 sites les mieux couverts, 18 n'ont ni erreur ni renvoi vers l'accueil, quand 22 n'ont que des erreurs. Un petit site n'est pas à l'abri.
- Quatre phrases à envoyer par écrit rendent deux devis comparables, et un test de dix minutes vous situe.
Regardez vos anciennes adresses vous-même, c'est gratuit
L'archive publique du web garde la trace de vos anciennes pages. Le bouton ouvre directement la liste, et pas la page d'accueil de l'archive : dans la barre d'adresse, remplacez monsite.fr par votre domaine, puis revenez ici pour les six étapes du relevé.
Votre devis de refonte, en trois questions
Votre devis dit-il combien de vos pages actuelles sont reprises ?
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La question qui rend deux devis de refonte comparables
Vous avez deux devis sous les yeux. L'un demande 4 000 euros, l'autre 11 000, et j'invente ces
deux montants pour l'exemple. Les deux disent refonte de votre site internet. Les deux listent un
design, un nombre de pages, du référencement.
Et vous ne pouvez pas les comparer, parce qu'il manque la phrase qui dit quel travail chacun a
chiffré.
Pour savoir si l'un des deux montants est normal, c'est une autre question, et elle se traite
à part : j'ai compté les pages de 162 sites d'entreprises dans mon relevé sur
le prix d'une refonte de site internet.
Cette phrase tient en une question, et elle ne demande aucune connaissance technique :
La question
- Combien de mes pages actuelles sont reprises, et qu'arrive-t-il à celles qui ne le sont pas ?
- Elle se pose par écrit, en une ligne, à chaque prestataire. C'est la même formulation du début à la fin de cet article.
- Tant qu'elle n'a pas de réponse chiffrée, les deux prix ne parlent pas du même travail, et le moins cher n'est pas le moins cher.
Une création part d'une page blanche. Une refonte part de votre site actuel, qui existe
depuis des années, que Google connaît, et vers lequel pointent des liens que vous
n'avez pas mis vous-même.
Ce que le devis dit de cet existant est la différence entre les deux métiers.
Trois autres questions viennent vérifier celle-là, et je les donne plus bas. Mais j'ai d'abord voulu savoir ce qui arrive concrètement quand la première reste sans réponse. Alors je suis allé regarder, sur des sites réels, le 5 septembre 2026.
Où tombent aujourd'hui 1 133 adresses qui existaient avant 2023
495 d'entre elles, soit 43,7 %, répondent une erreur franche : la page n'existe plus, et le serveur le dit clairement. En comptant aussi les pages qui déclarent une erreur d'une autre façon, on monte à 47,7 %.
Ce ne sont pas des sites abandonnés : les 190 sites du départ répondent tous aujourd'hui, je l'ai vérifié le même jour. Ce sont des entreprises vivantes dont une partie du passé a disparu en cours de route.
Comment j'ai mesuré
Le panel vient d'un relevé que j'avais déjà constitué : 190 sites d'artisans et de petites entreprises françaises, trouvés en cherchant 25 métiers dans 20 villes sur trois moteurs autres que Google, Brave, DuckDuckGo et Mojeek, annuaires et réseaux sociaux écartés. Ce sont donc des entreprises qui ont un site à elles et qui se trouvent en cherchant leur métier.
Pour chacune, j'ai demandé à l'archive publique du web la liste des pages de ce site qu'elle avait enregistrées entre 2015 et fin 2022, en ne gardant que celles qui répondaient normalement à l'époque. J'ai gardé les 12 plus anciennes de chaque site, pour qu'un gros site ne décide pas du résultat à lui seul. Puis j'ai ouvert ces adresses aujourd'hui, une par une, en suivant les redirections.
107 sites ont au moins une ancienne adresse exploitable, et c'est sur eux que porte tout ce qui suit. 81 n'ont aucune archive antérieure à 2023, ce qui veut dire soit un site récent, soit un site que l'archive n'a jamais visité. 2 sortent du relevé parce que toutes leurs archives étaient des fichiers techniques ou des sous-domaines.
Les quatre sorts possibles d'une ancienne adresse
Où tombent 1 133 anciennes adresses de 107 sites d'entreprises, le 5 septembre 2026
- 318 adresses répondent encore à leur propre adresse, 28,1 %
- 202 adresses sont renvoyées vers une autre page du même site, 17,8 %
- 72 adresses sont renvoyées vers la page d'accueil, 6,4 %
- 541 adresses déclarent une erreur, 47,7 %
Mesure du 5 septembre 2026. Base : 1 133 adresses appartenant à 107 sites, archivées entre 2015 et fin 2022 avec une réponse normale à l'époque, rouvertes aujourd'hui en suivant les redirections. Le dernier segment contient 495 erreurs franches, 29 autres erreurs dont 21 venant du serveur et 8 de la demande elle-même, 16 pages qui répondent normalement en affichant une erreur, et 1 adresse injoignable. Ne sont PAS comptées : les adresses d'un sous-domaine, les fichiers qui ne sont pas des pages, et les pages d'accueil elles-mêmes, soit 92 adresses écartées.
Ce que ces quatre cases disent, et ce qu'elles ne disent pas
- Les deux premières ne sont pas des réussites prouvées. Je relève où tombe une adresse, pas si le contenu qu'on y trouve vaut celui d'avant. Une adresse qui répond peut servir une page vide.
- Sur les 202 adresses renvoyées vers une autre page, 162 partagent au moins un mot avec l'adresse d'origine, soit 80,2 %. C'est un indice de pertinence, ce n'est pas une preuve.
- La quatrième case, elle, ne se discute pas : le serveur déclare lui-même que la page n'est plus là.
Un quart des sites n'a aucune erreur, un autre quart n'a que des erreurs
En ne gardant que les 99 sites dont j'ai pu tester au moins cinq adresses, pour qu'un site à deux adresses ne fabrique pas un extrême à lui seul : 25 sites n'ont aucune adresse en erreur, 22 les ont toutes en erreur, et 52 sont entre les deux. La moitié des sites perd 54,5 % de ses anciennes adresses ou moins.
Attention au libellé de la première colonne, parce que je me suis fait avoir en comptant : sur ces 25 sites sans erreur, 7 renvoient quand même au moins une ancienne page vers leur accueil, ce que la section suivante montre comme un défaut. Zéro erreur n'est donc pas zéro problème. Les sites vraiment propres, sans erreur ET sans renvoi vers l'accueil, sont 18 sur 99.
Autrement dit, ce n'est pas un phénomène de tout ou rien, mais les deux extrêmes pèsent ensemble près de la moitié du panel. Et la taille du site n'explique pas ce classement, en tout cas ma mesure ne le montre pas. Sur les 92 sites dont je connais aussi le nombre de pages d'aujourd'hui, les 47 qui déclarent 52 pages ou moins perdent 54,5 % de leurs anciennes adresses en médiane, et les 45 qui en déclarent davantage en perdent 63,6 %. Ce nombre de pages ne vient pas de la mesure du jour : je l'ai repris du plan que chaque site publie, compté pour mon relevé sur le prix d'une refonte. Ces 92 sites sont plus gros que la moyenne des sites que j'ai mesurés ce jour-là, où la moitié déclarait trente et une pages ou moins : la coupure à 52 pages vaut pour ce sous-groupe, pas pour tous les sites de France. L'écart va dans le sens des gros sites, mais il est trop faible pour un panel de cette taille : je ne peux ni affirmer que la taille joue, ni affirmer qu'elle ne joue pas. Ce que je peux dire, c'est qu'un petit site n'est pas à l'abri.
Ce que j'en tire, et ce que je ne peux pas en tirer
- Je ne sais pas pourquoi telle adresse est morte. Refonte sans reprise, changement d'outil, page volontairement supprimée : de l'extérieur, tout se ressemble.
- Ce que je sais, c'est que la moitié du panel n'est à aucun des deux extrêmes, donc que la conservation se joue page par page, pas en bloc.
- Et la seule chose qui se décide avant de signer, c'est qui écrit la liste des anciennes adresses et de leur destination. C'est une ligne de devis, pas une compétence rare.
Les pages les plus récentes s'en sortent mieux, sans s'en sortir bien
Une objection légitime : une page de 2015 a eu onze ans pour disparaître, et sa disparition n'a rien à voir avec une refonte récente. J'ai donc recompté en ne gardant que les adresses archivées à partir de 2020.
| Ancienneté de l'archive | Adresses testées | Qui déclarent une erreur |
|---|---|---|
| Archivées à partir de 2020, sur 29 sites | 246 | 76, soit 30,9 % |
| Archivées avant 2020 | 887 | 52,4 % |
Le taux baisse nettement, et il reste près d'une adresse sur trois l'âge des pages explique une partie du résultat, il ne l'explique pas en entier.
Le cas que Google demande explicitement d'éviter
72 adresses, soit 6,4 %, renvoient le visiteur vers la page d'accueil du site. 15 sites du relevé le font au moins une fois, et 3 le font pour toutes les anciennes adresses que j'ai testées chez eux.
C'est confortable à installer : une seule règle, et plus aucune erreur nulle part. Sauf que la documentation de Google sur le déménagement d'un site dit exactement l'inverse, et donne la raison dans la même phrase : ne redirigez pas en masse vos anciennes adresses vers une même adresse de destination, comme la page d'accueil de votre nouveau site, parce que cela risque de dérouter les internautes et peut être traité comme une fausse page introuvable.
Pour le visiteur, l'effet se voit tout de suite. Il a cliqué sur un résultat qui promettait vos tarifs de dépannage, il arrive sur votre page d'accueil, et il repart sans vous avoir parlé.
La fausse page introuvable, celle qu'aucun contrôle automatique ne voit
C'est le second cas nommé par la phrase ci-dessus, et je l'ai aussi trouvé tel quel. 16 adresses du relevé, soit 1,4 %, répondent que tout va bien tout en affichant une page introuvable. Techniquement, le serveur dit oui. À l'écran, le visiteur lit page non trouvée.
Google appelle ça une erreur soft 404, autrement dit une fausse page introuvable, et l'affiche sous ce nom dans les rapports de la Search Console, l'outil gratuit où un site suit sa présence dans Google. Sa recommandation est écrite : renvoyer un vrai code d'erreur plutôt qu'une page d'erreur aimable. Ce cas compte double pour vous : c'est le seul que votre prestataire peut vous montrer comme un succès, puisqu'un contrôle automatique le compte comme une page qui répond.
Vous avez un devis de refonte sur le bureau et vous ne savez pas ce qu'il chiffre vraiment ? Demandez mon autopsie vidéo : je regarde votre site actuel et je vous montre, en vidéo, ce que sa reprise demande. Gratuit, sans rendez-vous.
Comptez vos propres anciennes adresses, en dix minutes
Vous pouvez refaire chez vous exactement ce que j'ai fait sur ces 107 sites. C'est gratuit, ça n'installe rien, et le résultat se pose sur la table au rendez-vous suivant.
Le relevé que vous emportez chez le prestataire
- Ouvrez cette adresse en remplaçant monsite.fr par votre domaine : web.archive.org/web/*/monsite.fr/*, en gardant bien les deux étoiles et les deux barres obliques. La page est en anglais, mais tout ce qu'elle vous demande est écrit ci-dessous, geste par geste.
- Dans la petite case de filtre en haut à droite du tableau, tapez text/html. Elle affiche Filter results by URL or MIME Type. Le tableau ne garde alors que les pages, et écarte les images, les feuilles de style et le reste.
- Cliquez sur l'en-tête de la colonne From, celle des dates : le tableau se range de la page la plus ancienne à la plus récente. Regardez la première date de la colonne : si elle est récente, recliquez une fois, le tri s'inverse. Prenez ensuite les douze premières, ou toutes si vous en avez moins. C'est ma règle de sélection, à trois différences près que je vous dois : je me suis limité aux archives d'avant 2023, j'ai écarté les sous-domaines, et j'ai retiré les pages d'accueil de mon comptage. Retirez la vôtre aussi, sinon votre chiffre sera plus bas que le mien sans raison : une page d'accueil répond presque toujours.
- Ne cliquez surtout pas sur ces liens, c'est le piège : ils affichent la vieille page telle que l'archive l'a gardée, et votre relevé sortirait à zéro erreur même sur un site qui a tout perdu. Copiez le TEXTE de l'adresse, celui qui est écrit dans la colonne, et collez-le dans un autre onglet. S'il commence par une barre oblique au lieu de votre nom de domaine, ajoutez votre domaine devant.
- Regardez la barre d'adresse une fois la page chargée, et cochez une des quatre cases : l'adresse n'a pas bougé et la page s'affiche, l'adresse a changé pour une autre page du site, l'adresse est devenue votre accueil, ou vous lisez une erreur.
- Comptez la dernière case seule, celle des erreurs : c'est le chiffre qui se compare aux 47,7 % de mon relevé, qui comptent toutes les formes d'erreur et pas seulement les 43,7 % d'erreurs franches du titre. Puis ajoutez-y la case de l'accueil : ce total se compare à mes 54,1 %, la part des visiteurs qui n'arrivent pas sur une page traitant ce qu'ils cherchaient.
Mes deux repères, à garder côte à côte : 47,7 % d'erreurs, et 54,1 % en ajoutant les renvois vers l'accueil. Confondre les deux ferait dire à votre relevé autre chose que le mien.
Deux précautions avant de brandir votre chiffre
- Une page volontairement supprimée n'est pas une erreur à reprocher. Une actualité de 2016 ou une promotion terminée ont le droit de disparaître, et Google demande justement, dans ce cas, un vrai code d'erreur plutôt qu'une redirection vers une page sans rapport.
- Ce qui se juge, c'est la décision, pas la disparition. Une page dont la disparition a été décidée et écrite est un choix. Une page disparue sans que personne ne l'ait vue partir est un oubli, et c'est lui qui se prévient dans le devis.
Les quatre phrases à obtenir par écrit
La première est la question du début, mot pour mot. Les trois autres servent à vérifier sa réponse. Elles se recopient telles quelles dans un courriel, et aucune ne demande de savoir ce qu'est une redirection.
| La phrase à envoyer | Ce qu'elle empêche |
|---|---|
| Combien de mes pages actuelles sont reprises, et qu'arrive-t-il à celles qui ne le sont pas ? | Que deux devis chiffrent l'un douze pages et l'autre cent vingt en les appelant pareil. C'est le dénominateur de tout le reste. |
| Les adresses de mes pages changent-elles ? Répondez oui ou non. | Que le travail de reprise soit facturé alors qu'il n'a pas lieu d'être, ou l'inverse : qu'il n'apparaisse nulle part alors qu'il est indispensable. |
| Qui établit la liste des anciennes adresses et de leur destination, et m'est-elle livrée ? | Que personne ne l'écrive. Sans elle, c'est page par page que se joue le résultat que je viens de mesurer, et vous n'avez rien à vérifier après. |
| Que vérifiez-vous après la mise en ligne, et pendant combien de temps ? | Que la vérification s'arrête le jour de la livraison. Google conseille de garder les redirections aussi longtemps que possible, en général au moins un an, et prévient qu'il faut quelques semaines pour traiter le déplacement d'un site de taille moyenne. |
Exigez aussi que les redirections soient permanentes et non temporaires : Google ne retient l'adresse d'arrivée comme la bonne que dans le premier cas. Et vérifiez la liste quand elle vous est remise, de la façon la plus simple : ouvrez dix de ses lignes, collez chaque ancienne adresse dans votre navigateur, et regardez si vous arrivez bien sur la page que le document annonce.
Les autres lignes qui ne sont pas comparables non plus
- À quel nom sont déposés le nom de domaine et l'hébergement. Si ce n'est pas le vôtre, le reste de cet article ne vous sert à rien.
- Qui écrit les textes et fournit les photos. C'est le poste qui explique la plus grande partie d'un écart entre deux devis, et il est presque toujours rejeté sur le client à l'oral, jamais par écrit.
- Ce que le site coûtera l'année suivante, hébergement et maintenance comprises. Le détail de ces lignes est dans mon article sur le devis de site internet.
Ce que ma mesure ne dit pas, y compris contre moi
- Je mesure des adresses, pas leur importance. Une page de tarifs et une actualité de 2016 comptent pareil. J'ai donc recompté à part les adresses dont le chemin porte un mot de page utile, contact, tarifs, prestations, réalisations, produits : sur 309 adresses de ce type, 117 déclarent une erreur, soit 37,9 %. Le résultat baisse, il ne disparaît pas.
- Ce tri par mot est une hypothèse, pas une mesure. Il se trompe dans les deux sens : une page de réalisation nommée sans mot reconnaissable m'échappe, et une adresse de catégorie peut porter le mot produit. J'ai relu un échantillon de chaque groupe ; je ne prétends pas l'avoir relu en entier.
- Une adresse morte ne prouve pas une refonte ratée, et cet article ne dit nulle part le contraire. Elle prouve qu'aujourd'hui, cette adresse ne mène nulle part.
- L'archive ne connaît pas tout. Elle enregistre ce qu'elle a visité, donc plutôt les pages liées depuis ailleurs. Un site peu visité par l'archive est sous-représenté ici, et 81 sites n'y figurent pas du tout avant 2023.
- Deux sites du relevé ont changé de nom de domaine entre l'archive et aujourd'hui. Leurs anciennes adresses sont comptées comme les autres, alors que leur cas est plus lourd qu'une refonte ordinaire.
- Une première version de ma mesure comptait des morts à tort. Les adresses archivées qui portaient un numéro de port dans leur écriture échouaient à se connecter : 29 d'entre elles répondaient en réalité normalement. Corrigé avant publication, et c'est la raison pour laquelle la case des erreurs ne contient plus qu'une seule adresse injoignable.
La limite qui me gêne le plus : je ne sais pas, pour une adresse donnée, si quelqu'un a décidé de la supprimer ou si personne ne l'a vue partir. Je mesure le résultat, pas l'intention. C'est aussi la raison pour laquelle l'article ne vous donne pas un seuil à ne pas dépasser, mais une question à poser.
Ce que j'ai trouvé chez moi en écrivant cet article
En vérifiant mes propres pages avant de publier, j'ai trouvé la faute que je viens de décrire, sur mon site. Sept anciennes adresses d'amiseo.fr renvoyaient vers ma page d'accueil, dont celle qui parlait précisément de refonte de site. Elles étaient dans cet état depuis la refonte de mon propre site, en août 2026.
Deux d'entre elles étaient même déguisées : mes anciennes adresses de contact et de présentation visaient un endroit précis de l'accueil, ce qui paraissait propre. Mais cette précision-là ne quitte jamais le navigateur du visiteur : le serveur, lui, n'a jamais vu que l'accueil, et Google non plus. Ces deux-là sont comptées dans les sept, et je ne les aurais pas vues sans rouvrir le fichier ligne par ligne.
Le fichier qui décrit ces renvois chez moi contient même, écrit de ma main, la consigne disant que chaque destination doit être la page la plus proche du sujet d'origine. Les sept lignes faisaient l'inverse. Elles pointent désormais chacune vers la page qui traite le même sujet, et c'est corrigé depuis aujourd'hui.
Je le raconte pour une raison pratique : cette faute ne se voit jamais en naviguant. Toutes les pages de mon site pointaient vers les bonnes adresses. Seuls Google et les vieux liens connaissaient les anciennes. C'est exactement pour ça que la question se pose avant signature et se vérifie après livraison, au lieu de se découvrir deux ans plus tard dans une courbe qui baisse.
Vos quatre gestes avant de répondre au prestataire
- Prenez douze de vos anciennes adresses avec la méthode plus haut, et ouvrez-les. Dix minutes.
- Envoyez les quatre phrases à chaque prestataire qui vous a remis un devis. Cinq minutes.
- Comparez les réponses avant les prix. Celui qui répond en chiffres a regardé votre site. Celui qui répond que c'est compris ne l'a pas ouvert.
- Gardez la liste des anciennes adresses quand elle vous est livrée, et vérifiez-en dix lignes après la mise en ligne. C'est le seul document du projet que vous pourrez contrôler vous-même, longtemps après.
Si vous n'êtes pas encore sûr qu'une refonte complète soit nécessaire, c'est une question à trancher avant de comparer des devis : ma page sur la refonte de site internet détaille ce qui se reprend, ce qui se garde et ce qui se jette.
Et quand rien n'est repris du tout, ce n'est plus une refonte : c'est une création de site internet. Le devis doit alors le dire, et son prix n'a plus rien à voir avec celui d'une reprise.
Envie que quelqu'un regarde votre site actuel avant que vous ne signiez ? Mon autopsie vidéo arrive par courriel, elle est gratuite, et elle ne vous engage à rien.
Comment cet article a été fait
- Lecture, le 5 septembre 2026, de cinq pages françaises qui traitent la requête devis de refonte de site internet. Elles ont été trouvées par recherche web puis lues en entier ; je ne prétends pas que ce sont les cinq premiers résultats de Google, que je ne lis pas en session pour ne pas fausser mon propre relevé de positions.
- Ce que ces cinq pages ont en commun : quatre sur cinq sont d'abord des grilles de prix. Deux d'entre elles recommandent un plan de redirections des anciennes adresses, sans jamais montrer ce qui se passe quand il manque. Les trois autres ne prononcent jamais le sujet. Aucune des cinq ne mesure de sites réels.
- Panel : 190 sites d'artisans et de petites entreprises françaises, constitués en cherchant 25 métiers dans 20 villes sur trois moteurs de recherche autres que Google, annuaires, réseaux sociaux et places de marché écartés.
- Relevé des anciennes adresses : pour chaque site, interrogation de l'archive publique du web sur les pages du domaine principal archivées entre 2015 et fin 2022 avec une réponse normale à l'époque. Règle de sélection : les 12 plus anciennes de chaque site, hors accueil, hors images et fichiers, hors sous-domaines. 92 adresses écartées à ce titre.
- Ouverture de ces 1 133 adresses le 5 septembre 2026, en suivant les redirections, avec relevé du code de réponse final, de l'adresse finale et du titre affiché. Le titre sert à repérer les pages qui répondent normalement tout en affichant une erreur.
- Contrôle que les 190 sites répondent aujourd'hui, le même jour : les 190 répondent. Une adresse morte n'est donc pas l'effet d'un site disparu.
- Deux corrections de ma propre méthode, faites avant publication. Les adresses archivées qui portaient un numéro de port dans leur écriture échouaient à se connecter et étaient comptées comme mortes à tort : 29 d'entre elles ont été rouvertes et répondaient. Et 29 sites classés sans archive par un premier passage en avaient en réalité, l'archive ayant refusé la connexion : ils ont été rouverts un par un.
Ce que cette méthode ne dit pas. Je mesure où tombe une adresse, pas si sa disparition a été décidée. Une page supprimée volontairement et une page perdue par oubli se ressemblent depuis l'extérieur. C'est pourquoi cet article ne donne aucun seuil à ne pas dépasser, seulement une question à poser avant de signer.
Questions fréquentes
Une refonte fait-elle forcément perdre des positions ?
Je n'ai mesuré aucune position : j'ai mesuré des adresses, ce qui n'est pas la même chose. Ce que je peux dire, c'est que sur les 99 sites les mieux couverts, 18 n'ont ni une seule adresse en erreur ni un seul renvoi vers leur accueil : la perte n'a donc rien d'automatique. Sur la taille du site, ma mesure ne tranche pas. Google prévient de son côté que le déplacement d'un site de taille moyenne demande quelques semaines de traitement, et que le classement peut fluctuer pendant cette période.
Et si mon prestataire garde exactement les mêmes adresses ?
C'est le cas le plus simple, et il doit se voir sur le prix : le travail de reprise des adresses n'a pas lieu d'être facturé. Faites écrire la phrase telle quelle, en précisant que les adresses restent identiques caractère pour caractère. Un changement d'outil peut déplacer une adresse sans que personne l'ait voulu, par exemple en ajoutant ou en retirant une barre oblique finale.
Faut-il rediriger toutes les anciennes pages, sans exception ?
Non. Google demande une redirection quand la page a un équivalent, et un vrai code d'erreur quand le contenu est supprimé sans équivalent. Il déconseille explicitement de renvoyer en masse les anciennes adresses vers une même page comme l'accueil, en précisant que cela peut être traité comme une fausse page introuvable. Ce qui compte dans le devis, ce n'est donc pas tout rediriger, c'est que quelqu'un ait tranché page par page et que la liste vous soit remise.
Sources
- Google, déménagement d'un site avec changement d'adresses Porte la phrase complète reprise dans cet article : ne pas rediriger en masse les anciennes adresses vers une même destination comme la page d'accueil, parce que cela déroute les internautes et peut être traité comme une erreur soft 404. Porte aussi la recommandation de conserver les redirections aussi longtemps que possible, en général au moins un an, le délai de quelques semaines pour un site de taille moyenne, et la consigne de fournir un code d'erreur approprié pour les contenus supprimés.
- Google, rapport d'indexation des pages de la Search Console Donne la définition de l'erreur soft 404 : une page qui renvoie un message de type page introuvable au lieu d'un vrai code 404, et la recommandation de renvoyer ce vrai code.
- Google, erreurs HTTP et réseau vues par l'exploration Explique que les codes 404 et 410 sont traités de la même façon, l'adresse étant retirée de l'index si elle y figurait. C'est la source de la distinction entre erreur franche et erreur de serveur employée dans le relevé.
- Google, les redirections et la recherche Source de la phrase du tableau sur les redirections permanentes : seule la redirection permanente est utilisée comme signal indiquant que l'adresse d'arrivée est la bonne, la temporaire ne l'est pas.
Ressources utiles

