Analyse de la concurrence SEO : qui occupe vraiment vos dix places
Article écrit par l'agence AmiSEO, relu par Maxim, fondateur d'AmiSEO
· 22 min de lecture
En résumé
Avant de chercher pourquoi un concurrent est devant vous, regardez qui est devant vous. Sur 300 places lues, deux sur trois ne sont pas le site d'une entreprise.
- Sur les 300 places relevées le 9 septembre 2026, 100 sont le site d'une entreprise. 157 sont des annuaires ou des plateformes.
- La première place revient 26 fois sur 30 à une page qui liste. La première entreprise arrive en médiane à la place 3.
- Chez les entreprises classées, aucun des sept critères mesurés ne sépare celles du haut de celles du bas.
Qui est vraiment devant vous, et ce que ça commande
Sur les dix résultats de la partie Web, la vue qui ne rend que dix liens sans carte, combien sont le site d'une entreprise qui fait votre métier ? Le relevé qui donne ce chiffre est expliqué plus bas, section « Faites le relevé sur votre requête ».
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Sur 300 places lues, deux sur trois ne sont pas le site d'un concurrent
Vous tapez votre métier suivi de votre ville. Vous n'êtes pas là, et
quelqu'un d'autre y est.
La question qui vient tout de suite est : pourquoi lui ?
Elle arrive trop tôt. Avant de savoir pourquoi, il faut savoir qui. Et la réponse n'est pas celle qu'on croit.
Le 9 septembre 2026, j'ai relevé les dix premiers résultats de la partie Web de Google France sur 30 requêtes du type métier plus ville : dix métiers du bâtiment et du jardin, chacun cherché dans une grande ville, une ville moyenne et une petite ville. Ça fait 300 places. J'ai récupéré les 300 pages et lu ce que chacune vend.
100 places sur 300 sont le site d'une entreprise qui fait le métier. Les 200 autres, non.
Qui tient les 300 places relevées le 9 septembre 2026
- 100 places le site d'une entreprise qui fait le métier, 98 entreprises
- 157 places une page qui met plusieurs entreprises devant vous
- 25 places 15 fiches tierces et 10 pages d'enseignes nationales, 8,3 %
- 18 places hors sujet, 6,0 %
Relevé du 9 septembre 2026 dans la partie Web de Google France, 30 requêtes métier plus ville, dix résultats chacune. Le bloc de carte et les liens sponsorisés ne sont pas comptés. Le troisième segment réunit deux familles voisines, détaillées dans sa clé.
Les 157 pages qui listent, ce sont des annuaires et des plateformes de mise en relation. Elles ne vendent pas de la plomberie ni de la couverture : elles vendent votre demande, ou l'attention qu'elle attire.
Quatre noms à eux seuls tiennent 86 places sur 300 : travaux.com 29 fois, pagesjaunes.fr 24, mappy 19 et allovoisins 14. Les 71 places restantes de cette famille se partagent entre 32 autres adresses.
36 de ces 157 pages annoncent un classement dans leur titre, du type « top 10 des plombiers » ou « les meilleurs serruriers ». Personne ne vous a classé : c'est une page qui range des inscrits.
Les cinq choses qu'on trouve à ces places
- Le site d'une entreprise du coin : un nom, un téléphone, elle fait le travail et elle en répond. 100 places, 98 entreprises différentes.
- Une page qui liste ou qui redistribue : annuaire, comparateur, plateforme, carte. Vous ne prenez pas sa place avec un site, vous pouvez y être inscrit. 157 places.
- Une enseigne nationale qui vend la même prestation sous son propre nom, avec une page par ville. 10 places, 6 enseignes. C'est un concurrent, mais pas un voisin.
- Une page qui parle d'une entreprise sans être son site : fiche d'annuaire, fiche Google, page Facebook, page d'un réseau. 15 places.
- Du hors sujet : 15 offres d'emploi, 2 pages sur l'électricité du réseau, et une demande postée dans un groupe Facebook par un habitant qui cherchait un carreleur à Lourdes.
Cette dernière ligne n'est pas une curiosité. Une place de la première page de Google, sur une requête commerciale, était tenue par un message de groupe Facebook. Elle vous est prise par quelqu'un qui ne vend rien.
La première place ne se joue presque jamais contre un artisan
Si vous ne devez retenir qu'un chiffre de cet article, prenez celui-ci.
Sur les 30 requêtes, la première place revient 26 fois à une page qui liste, et 4 fois seulement au site d'une entreprise.
| Ce qui tient la place 1 | Requêtes |
|---|---|
| travaux.com | 9 |
| pagesjaunes.fr | 5 |
| allovoisins.com | 4 |
| Le site d'une entreprise qui fait le métier | 4 |
| depanneo.com | 2 |
| meilleur-artisan.com | 2 |
| lesentreprisesdupaysage.fr | 2 |
| bilik.fr | 1 |
| hellowatt.fr | 1 |
30 requêtes, une ligne par adresse qui tient une place 1. Les quatre entreprises sont un plombier à Toulouse, un couvreur à Bordeaux, un serrurier à Nantes et un plombier chauffagiste à Rennes. Quatre villes de plus de 200 000 habitants : Toulouse et Nantes sont les deux plus grandes du panel après Lyon, mais ni Lyon, ni Montpellier, ni Strasbourg n'en font partie.
Descendez d'un cran et la scène change. La place 3 est tenue par une entreprise 17 fois sur 30, contre 4 fois à la place 1 et 7 fois à la place 2.
Autrement dit, le haut de la page appartient aux annuaires, et la première entreprise arrive en médiane à la place 3. Sur une requête du panel, un serrurier dans une petite ville de Haute-Garonne, elle n'apparaît qu'en place 9 : les huit premières sont tenues par des annuaires, des plateformes et une fiche.
Encore faut-il lire sa propre place au bon endroit, et une position lue un seul jour ne veut pas dire grand-chose : c'est le sujet de l'article sur la position de mon site sur Google, qui explique de combien elle bouge quand rien ne se passe.
Ce que ça change pour vous
- Votre vraie première place n'est pas la première place. Sur ce type de requête, la première entreprise arrive en place 3 dans 14 relevés sur 30, et en place 1 ou 2 dans 10 autres.
- Se comparer au résultat numéro un est une erreur de mesure quand ce numéro un est un annuaire national : vous ne jouez pas le même match.
- La bonne comparaison tient en une question : à quelle place arrive la première entreprise comme la mienne, et à quelle place j'arrive ?
Vous voulez savoir qui vous prend vos places, sans passer la soirée à ouvrir dix pages ? Demandez mon autopsie vidéo et je regarde votre requête et votre site, gratuitement, pour vous montrer en vidéo ce qui se joue vraiment.
En petite ville, vos concurrents disparaissent de la liste
Le panel a été construit pour répondre à cette question. Chaque métier a été cherché dans trois tailles de ville, dix requêtes par taille, cent places par taille.
| Taille de la ville | Sites d'entreprise | Pages qui listent | Fiches et enseignes | Hors sujet |
|---|---|---|---|---|
| Grande ville | 39 | 45 | 7 | 9 |
| Ville moyenne | 38 | 52 | 6 | 4 |
| Petite ville | 23 | 60 | 12 | 5 |
100 places par ligne. Grandes villes, plus de 140 000 habitants : Toulouse, Lyon, Nantes, Bordeaux, Montpellier, Strasbourg, Rennes, Reims, Nîmes, Angers. Villes moyennes : Albi, Castres, Montauban, Narbonne, Carcassonne, Rodez, Auch, Tarbes, Agen, Colomiers. Petites villes : Gaillac, Lavaur, Saint-Gaudens, Millau, Foix, Mazamet, Moissac, Condom, Lourdes, Figeac.
Ce n'est pas un dégradé, c'est une marche. Entre grande ville et ville moyenne, il ne se passe rien : 39 places contre 38, et le test exact de Fisher rend p = 1,000, c'est-à-dire aucune différence. C'est en petite ville que ça bascule, à 23 places sur 100, avec p = 0,021 face aux grandes villes et p = 0,031 face aux moyennes.
Deux choses se produisent en même temps quand la ville rétrécit. Les annuaires prennent plus de place, 60 contre 45. Et surtout, les fiches tierces passent de 3 à 10 : dans une petite ville, ce qui représente une entreprise dans Google est de plus en plus une page que cette entreprise ne possède pas.
Le cas de la petite ville, et pourquoi c'est une bonne nouvelle
- Trois places sur quatre y sont tenues par autre chose qu'un site d'entreprise. Il y a donc moins de sites à dépasser, pas plus.
- Dix des quinze fiches tierces du relevé sont en petite ville : fiche d'annuaire, fiche Google, page Facebook, page d'un réseau. Ce sont des concurrents qui n'ont pas de site, ou dont le site ne sort pas.
- Sur les dix requêtes de petite ville, cinq comptent deux sites d'entreprise ou moins dans les dix places, et trois n'en comptent qu'un seul.
Chez les entreprises classées, rien de mesurable ne sépare le haut du bas
Reste la vraie question : parmi les 100 entreprises qui sont là, qu'est-ce qui sépare celles du haut de celles du bas ?
J'ai comparé les 28 pages d'entreprise classées dans les trois premières places aux 72 classées de la 4e à la 10e, sur tout ce qui se vérifie depuis l'extérieur. Le résultat est désagréable pour ceux qui vendent des recettes, moi compris.
| Ce qu'on regarde | Places 1 à 3 28 pages | Places 4 à 10 72 pages | Test de Fisher |
|---|---|---|---|
| La page classée est l'accueil du site | 82,1 % | 59,7 % | p = 0,037 |
| La ville est dans le titre d'onglet | 92,9 % | 88,9 % | p = 0,721 |
| Le métier est dans le titre d'onglet | 78,6 % | 73,6 % | p = 0,798 |
| Un numéro de téléphone est sur la page | 92,9 % | 95,8 % | p = 0,617 |
| La page porte un seul titre principal | 82,1 % | 84,7 % | p = 0,766 |
| Le métier est dans le nom de domaine | 46,4 % | 41,7 % | p = 0,822 |
| La ville est dans le nom de domaine | 17,9 % | 15,3 % | p = 0,766 |
100 pages d'entreprise, toutes récupérées et lues le 9 septembre 2026. Le test exact de Fisher répond à une seule question : quelle est la probabilité de voir un écart au moins aussi grand si les deux groupes se comportaient pareil. Plus le nombre est proche de 1, moins l'écart veut dire quelque chose.
Six lignes sur sept ne disent rien du tout. La septième, la page d'accueil, passe sous 0,05, et elle ne survit pas au comptage honnête : quand on fait sept comparaisons, il y a déjà près d'une chance sur trois d'en voir une passer sous 0,05 par pur hasard. Pour que celle-ci compte vraiment, il faudrait qu'elle descende sous 0,007. Elle est à 0,037.
Aucun des sept critères que tout le monde vous vend ne sépare les entreprises du haut de celles du bas.
La page d'accueil, la seule piste, et sa fourchette
- Les entreprises du haut sont classées avec leur accueil 82 % du temps, celles du bas 60 %. L'écart vaut 22 points, avec une fourchette honnête qui va de 4 à 41 points. C'est une piste, pas un résultat.
- Ce n'est pas un effet des sites d'une seule page. En écartant les sites de cinq pages ou moins, l'écart tient encore, 81 % contre 57 %, mais il remonte à p = 0,054 sur les 94 sites restants.
- Ce que ça ne veut pas dire : rien ici ne dit de supprimer vos pages de prestations. 43 des 72 pages du bas sont aussi des accueils.
La longueur ne tranche pas non plus, et je ne l'ai pas testée : la moitié des pages du haut compte 968 mots ou moins, celle du bas 795 ou moins, mais ce comptage inclut les menus et les pieds de page, donc il mesure autant le gabarit que le contenu. Même réserve pour la taille du site, 36 pages annoncées dans le plan en haut contre 26 en bas, sans test.
Ce que tout ça dit au lecteur pressé est simple. Le mot-clé dans le titre, le numéro de téléphone visible, le nom de domaine exact, le nombre de pages, tout ça est déjà fait par presque tout le monde : neuf entreprises sur dix ont déjà la ville dans leur titre, en haut comme en bas. Payer pour qu'on vous les refasse, c'est payer pour rejoindre la moyenne, pas pour la dépasser.
Faites le relevé sur votre requête, en un quart d'heure
Mon relevé porte sur dix métiers et trente villes. Le vôtre porte sur la seule requête qui vous fait vivre. Voici les gestes, sans rien installer et sans aucun outil payant.
Comptez un quart d'heure. Faites-le sur un ordinateur plutôt que sur votre téléphone : les dix résultats y sont plus faciles à compter. Sachez seulement que la page téléphone est différente, et que c'est celle que voient la plupart de vos clients.
- Notez la date. Ces résultats bougent, et un relevé sans date ne se compare à rien, pas même au vôtre du mois prochain.
- Ouvrez une fenêtre de navigation privée et allez sur google.fr. Google affichera son écran de cookies, c'est normal en fenêtre privée : cliquez « Tout refuser », c'est le choix que j'ai fait pour mon relevé. La navigation privée retire votre historique et votre compte du calcul. Elle ne retire pas votre ville : Google la déduit de votre connexion.
- Tapez votre métier suivi de votre ville, exactement comme un client le taperait. Pas le nom de votre entreprise.
- Passez en partie Web, c'est-à-dire la vue qui ne rend que dix liens, sans carte et
sans blocs. Cliquez l'onglet « Web » au-dessus des résultats. S'il n'y
est pas, regardez sous « Plus ». S'il n'y est toujours pas, c'est
normal : l'aide de Google précise que les outils proposés varient selon la
recherche. Dans ce cas, cliquez dans la barre d'adresse, allez tout à la fin, ajoutez
&udm=14et validez. Si l'adresse se termine par un signe dièse, effacez-le d'abord. - Vérifiez que vous y êtes vraiment, c'est l'erreur la plus fréquente. Si vous voyez encore une carte, des étoiles d'avis ou un bloc « Autres questions posées », vous n'y êtes pas. En partie Web, il ne reste qu'une liste de liens, et parfois un bloc sponsorisé tout en haut.
- Comptez les dix premiers résultats, en sautant ce qui est marqué « Sponsorisé ». Les liens en retrait sous un résultat font partie de ce résultat, ils ne comptent pas pour un de plus.
- Ouvrez-les un par un, et rangez chacun dans une des cinq cases, les mêmes que les miennes : le site d'une entreprise du coin qui fait le métier, une page qui met plusieurs entreprises devant vous, une enseigne nationale qui vend la même prestation sous son nom avec une page par ville, une page qui parle d'une seule entreprise sans être son site, ou du hors sujet. Une même adresse qui apparaît deux fois compte pour deux places, mais pour un seul concurrent.
- Notez vos quatre repères : combien de sites d'entreprise du coin sur dix, à quelle place arrive le premier, à quelle place vous êtes exactement, et le nom des annuaires qui sortent chez vous. Ce dernier point sert au geste suivant.
Le doute revient toujours aux mêmes endroits, et voici comment je tranche les trois.
Une page qui affiche « top 10 des plombiers à X » avec des noms
d'entreprises est une page qui liste, même si elle est jolie et même si votre
concurrent y figure.
Une page qui ne parle que d'une entreprise mais qui est hébergée ailleurs, sur un
annuaire, sur Facebook ou sur la fiche Google, est une fiche tierce, pas un site.
Et pour séparer l'entreprise du coin de l'enseigne nationale, cherchez une adresse
postale dans votre département, en bas de page ou sur la page contact : une
enseigne nationale affiche un siège ailleurs, ou une liste d'agences, et sa page porte
le nom de votre ville dans une adresse du type nomdelenseigne.fr suivi de votre ville.
Si vous ne vous trouvez nulle part dans les dix, ne concluez pas tout de suite que vos concurrents sont meilleurs. Commencez par vérifier que votre site est bien dans Google, avec le diagnostic de l'article pourquoi mon site n'apparaît pas sur Google.
Vos chiffres ne se comparent pas aux miens, et voici pourquoi
- Je cherchais de loin, vous cherchez de chez vous. Mon relevé est fait sans position précise, le vôtre porte votre ville. Sur une requête métier plus ville, c'est ce qui déplace le plus les résultats.
- Mes chiffres servent d'ordre de grandeur, pas de note. Médiane de 3 sites d'entreprise sur dix, minimum 1, maximum 6, et la première entreprise en médiane à la place 3.
- Et votre place n'est pas la même d'un endroit à l'autre. Google déplace ces résultats selon l'endroit d'où part la recherche. Je n'ai pas mesuré dans quel sens il les déplace, seulement qu'ils bougent, puisque mon relevé est fait sans position précise. Pour voir l'écart chez vous, refaites exactement la même recherche sur un ordinateur connecté ailleurs, chez un client ou chez un proche, et comparez les deux listes.
- Le seul relevé qui vous juge est le vôtre, comparé au vôtre. Refaites-le dans un mois, avec la même date notée, et regardez ce qui a bougé.
Voici mes trente relevés, ligne par ligne, pour que vous puissiez situer le vôtre. Ils sont datés du 9 septembre 2026 et ils auront bougé quand vous les lirez.
| Requête | Ville | Sites d'entreprise sur 10 | Place de la 1re entreprise | Qui tient la place 1 |
|---|---|---|---|---|
| carreleur nimes | Grande | 2 | 3 | Une page qui liste |
| carreleur agen | Moyenne | 3 | 3 | Une page qui liste |
| carreleur lourdes | Petite | 3 | 4 | Une page qui liste |
| chauffagiste rennes | Grande | 5 | 1 | Une entreprise |
| chauffagiste auch | Moyenne | 2 | 3 | Une page qui liste |
| chauffagiste moissac | Petite | 2 | 3 | Une page qui liste |
| couvreur bordeaux | Grande | 5 | 1 | Une entreprise |
| couvreur narbonne | Moyenne | 5 | 4 | Une page qui liste |
| couvreur millau | Petite | 4 | 3 | Une page qui liste |
| electricien lyon | Grande | 4 | 4 | Une page qui liste |
| electricien castres | Moyenne | 5 | 2 | Une page qui liste |
| electricien lavaur | Petite | 1 | 3 | Une page qui liste |
| macon reims | Grande | 4 | 2 | Une page qui liste |
| macon tarbes | Moyenne | 5 | 2 | Une page qui liste |
| macon condom | Petite | 3 | 3 | Une page qui liste |
| menuisier montpellier | Grande | 2 | 3 | Une page qui liste |
| menuisier carcassonne | Moyenne | 5 | 3 | Une page qui liste |
| menuisier foix | Petite | 3 | 2 | Une page qui liste |
| paysagiste angers | Grande | 6 | 2 | Une page qui liste |
| paysagiste colomiers | Moyenne | 4 | 2 | Une page qui liste |
| paysagiste figeac | Petite | 3 | 4 | Une page qui liste |
| peintre en batiment strasbourg | Grande | 3 | 3 | Une page qui liste |
| peintre en batiment rodez | Moyenne | 3 | 3 | Une page qui liste |
| peintre en batiment mazamet | Petite | 2 | 5 | Une page qui liste |
| plombier toulouse | Grande | 3 | 1 | Une entreprise |
| plombier albi | Moyenne | 2 | 3 | Une page qui liste |
| plombier gaillac | Petite | 1 | 3 | Une page qui liste |
| serrurier nantes | Grande | 5 | 1 | Une entreprise |
| serrurier montauban | Moyenne | 4 | 3 | Une page qui liste |
| serrurier saint-gaudens | Petite | 1 | 9 | Une page qui liste |
Partie Web de Google France, relevé le 9 septembre 2026, sans position précise, hors carte et hors liens sponsorisés.
Ce que vous faites dépend de qui est devant vous
Une fois ces quatre repères notés, il y a quatre situations et quatre réponses différentes. La plus fréquente n'est pas celle qu'on raconte d'habitude.
Qui tient les places devant vous, et ce que ça commande
- Ce sont surtout des annuaires et des plateformes le cas de 26 requêtes sur 30 pour la place 1 Vous ne prenez pas leur place avec un site. Vous vous faites inscrire sur celles qui reviennent chez vous, et vous jouez votre match à partir de la place 3.
- C'est le site d'une entreprise comme la vôtre le cas de 100 places sur 300 Là, la comparaison a un sens. Ouvrez sa page et regardez ce qu'elle dit que la vôtre ne dit pas, en commençant par ce qu'elle promet et par ce qu'elle montre du travail fait.
- C'est une fiche qui parle d'un concurrent sans être son site 15 places, dont 10 en petite ville Ce concurrent n'a pas gagné avec un site, il a gagné avec une fiche. La vôtre existe-t-elle, et est-elle remplie ?
- C'est du hors sujet 18 places, dont 15 offres d'emploi Personne ne défend cette place. C'est la plus facile à prendre, et c'est celle que tout le monde ignore.
Effectifs du relevé du 9 septembre 2026, 300 places sur 30 requêtes.
Le premier cas mérite une phrase de plus, parce que c'est le plus courant et le plus mal compris. Une plateforme qui tient la place 1 sur trente villes n'est pas battable à la loyale par le site d'un artisan : elle a des milliers de pages, une par ville et par métier, et des années d'ancienneté. En revanche, elle ne vous prend pas votre client : elle le revend, parfois à plusieurs. Y être inscrit et travailler sa propre place plus bas ne sont pas contradictoires.
Les quatre noms qui reviennent le plus dans mon relevé sont travaux.com, pagesjaunes.fr, mappy et allovoisins. Je ne vous dis pas de vous inscrire partout : regardez lesquels sortent sur votre requête à vous, et demandez le prix avant de signer, parce que l'inscription est gratuite chez certains et payée au contact chez d'autres.
Le deuxième cas est celui pour lequel vous êtes venu. Quand la page devant vous est vraiment le site d'un concurrent, voici ce qu'on regarde, dans cet ordre, et rien d'autre. Quatre de ces cinq points ne sont pas techniques, parce que mon relevé vient de montrer que les critères techniques ne trient rien. Le cinquième l'est, et c'est le seul du tableau qui montrait un écart.
- Ce qu'il promet en haut de sa page, en une phrase. Délai d'intervention, devis gratuit, zone couverte, urgence la nuit. Comparez avec la première phrase de votre accueil.
- Ce qu'il montre du travail fait : photos de chantiers, avant et après, noms de communes où il est intervenu. C'est ce qu'un visiteur regarde avant d'appeler.
- Ses avis : combien, quelle note, et surtout si le dernier date de cette année.
- Ce qu'il couvre que vous ne couvrez pas : une prestation, une commune, une marque. Un client qui cherche cette chose-là le trouve, lui, et pas vous.
- La page qui est classée : son accueil, ou une page intérieure. C'est la seule ligne de mon tableau qui montrait un écart, même s'il ne résiste pas au nombre de comparaisons. Si c'est son accueil et que c'est une page intérieure chez vous, regardez ce que dit votre propre accueil de ce métier dans cette ville : la plupart du temps, rien.
Le troisième cas est celui qui rapporte le plus vite. Quand la page devant vous est une fiche Google ou une fiche d'annuaire, votre concurrent n'a pas fait un meilleur site que vous. Il a rempli quelque chose que vous n'avez pas rempli. C'est exactement le terrain d'un audit SEO local, qui regarde la fiche, les avis et la cohérence des coordonnées avant de toucher au site.
Une seule des quinze fiches de mon relevé est une fiche Google. Pour celle-là, Google décrit trois choses : la pertinence, la distance et la proéminence, cette dernière étant définie comme le fait que votre établissement « est connu du grand public ». Les quatorze autres sont des pages d'annuaires, de réseaux ou de réseaux sociaux, qui se classent comme n'importe quelle page web.
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Ce que ce relevé ne dit pas, y compris contre moi
Un relevé d'un jour sur trente requêtes n'est pas une loi. Voici ce qu'il ne prouve pas, et je préfère l'écrire moi-même.
- Il ne compte pas la carte. Sur une requête métier plus ville, Google affiche d'abord des liens sponsorisés et un bloc d'établissements avec une carte. C'est là que se joue une partie des appels. Mon relevé ne porte que sur les dix liens de la partie Web. Une exception : deux des 300 places sont des liens vers une recherche Google Maps, servis dans la partie Web, et je les ai comptés parmi les pages qui listent.
- Il est fait sans position précise. Le mien montre ce que voit quelqu'un qui n'est pas dans la ville. Le vôtre, fait chez vous, sera différent, et c'est le vôtre qui compte.
- Il est fait sur ordinateur, en partie Web. La page téléphone, celle que voient la plupart de vos clients, donne plus de place à la carte et moins aux dix liens.
- Le rangement en cases est une lecture, pas une machine. J'ai lu le texte des 300 pages et jugé ce que chacune vend. 281 ont répondu, 15 ont refusé l'ouverture et 4 ont mal répondu : ces 19 ont été rangées sur leur titre et leur adresse. Un autre lecteur en classerait quelques-unes autrement.
- Mon panel mélange taille de ville et région. Les dix grandes villes sont réparties dans toute la France, les vingt autres sont presque toutes en Occitanie. Et deux cases se touchent : Millau, classée en petite ville, compte 22 044 habitants, et Auch, classée en ville moyenne, 22 428, soit 384 de plus. La frontière entre mes deux dernières cases se joue donc sur presque rien.
- Un seul jour. Ces résultats bougent. Un relevé refait dans un mois ne donnera pas les mêmes noms, même si je m'attends à y retrouver les mêmes familles.
- Dix métiers, tous manuels. Bâtiment et jardin. Rien ici ne dit ce qui se passe pour un avocat, un restaurant ou une boutique en ligne, où les annuaires n'ont pas le même poids.
- Aucun de ces chiffres ne prouve une cause. Je mesure qui occupe les places, pas pourquoi. Et aucun des sept critères comparés ne résiste au nombre de comparaisons que j'ai faites.
Vos quatre gestes, dans l'ordre
- Faites le relevé sur votre requête, un quart d'heure, en navigation privée, partie Web, avec la date notée. Notez vos quatre repères.
- Rangez les places au-dessus de vous dans les cinq cases. Vous saurez alors si vous avez un concurrent devant vous, ou seulement des annuaires.
- Traitez d'abord ce qui ne se défend pas : votre fiche d'établissement, votre inscription sur les annuaires qui sortent chez vous, et les places hors sujet.
- Ensuite seulement, comparez votre site à celui de la première entreprise classée. Pas au numéro un, qui n'est probablement pas une entreprise. Et arrêtez de payer pour les sept critères du tableau, puisqu'aucun ne trie. Si vous voulez que quelqu'un fasse ce travail avec vous, c'est ce que décrit ma page agence SEO à Toulouse, et ça commence toujours par ce relevé.
Tout tient en une phrase : on ne se bat pas contre dix sites de concurrents du coin, on se bat contre trois, et les sept autres places se prennent autrement.
Comment cet article a été fait
- 30 requêtes construites le 9 septembre 2026 : dix métiers du bâtiment et du jardin (plombier, électricien, serrurier, couvreur, menuisier, peintre en bâtiment, chauffagiste, maçon, carreleur, paysagiste), chacun cherché dans une grande ville, une ville moyenne et une petite ville.
- Relevé automatisé dans un vrai Chrome piloté, France, langue française, sans compte et sans historique au départ, sans position précise. L'adresse de chaque recherche est forcée en partie Web, le mode qui rend dix liens sans carte, sans bloc vidéo et sans aperçu par intelligence artificielle. Une seule session pour les 30 requêtes : le refus des cookies y est donc conservé d'une requête à l'autre.
- Les dix premiers résultats de chaque requête relevés avec leur titre et leur adresse, soit 300 places. Les blocs marqués « Sponsorisé » et le bloc de carte ne sont pas comptés. Contrôle fait : aucun résultat sponsorisé n'est entré dans le relevé, et chaque requête rend exactement dix places.
- Les 300 pages téléchargées ensuite une par une, le même jour, sans exécution du code JavaScript de la page : c'est leur texte servi qui a été lu. 281 ont répondu, 15 ont refusé l'ouverture et 4 ont mal répondu ; ces 19 ont été classées sur leur titre et leur adresse.
- Chaque page rangée dans une des cinq cases d'après ce qu'elle vend : site d'une entreprise qui fait le métier, page qui met plusieurs entreprises devant le visiteur ou redistribue la demande, enseigne nationale vendant sous son nom avec une page par ville, page tierce consacrée à une seule entreprise, ou hors sujet. Le rangement s'est fait sur le contenu lu, jamais sur un motif dans l'adresse, et page par page quand un même annuaire sert à la fois des listes et des fiches.
- Comparaison des pages d'entreprise classées en places 1 à 3 et en places 4 à 10, sur sept critères vérifiables de l'extérieur. Chaque écart passé au test exact de Fisher, dont la valeur est publiée dans le tableau, et le seul écart sous 0,05 rapporté au nombre de comparaisons faites.
Ce que cette méthode ne dit pas. Ce relevé décrit dix liens bleus, un jour donné, sur ordinateur, sans position précise. Il ne compte ni la carte ni les liens sponsorisés, alors qu'une partie des appels s'y joue. Le rangement en cinq cases est une lecture humaine du texte des pages, pas une machine : un autre lecteur classerait quelques pages autrement. Le panel mélange taille de ville et région, les vingt villes moyennes et petites étant presque toutes en Occitanie. Et rien ici ne prouve une cause : je mesure qui occupe les places, pas pourquoi.
Sources
- Aide Google Business Profile, améliorer le classement local Porte les trois facteurs cités dans l'article, pertinence, distance et proéminence, et la définition de la proéminence reprise entre guillemets. Page ouverte le 9 septembre 2026.
- Aide Recherche Google, affiner les résultats avec des filtres Porte la phrase citée dans le protocole : les outils de recherche disponibles varient selon la recherche, le type de résultats et le navigateur. Page ouverte le 9 septembre 2026.
Ressources utiles


